Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

LA GLASNOST ET SES LIMITES

Fin de la grève au Nagorno-Karabakh

Inprecor n° 292, 4 septembre 1989 · p. 27 · 305 mots

Syndicalisme URSS et Russie

LA DERNIÈRE SEMAINE d'août a été marquée, au Nagorno-Karabakh, dans la République de l'Azerbaidjan, par la fin de la grève générale qui se poursuivait depuis le 3 mai dernier. Cette décision du Congrès des députés de la population du Nagorno-Karabakh est la conséquence de la création d'un Comité spécial pour l'administration de la région (Oblast) autonome du Nagorno-Karabakh (NKAO), à laquelle devraient se subordonner les anciens organes administratifs (le Parti et les Soviets). Cependant, la crise est loin d'être surmontée et la région continue d'être paralysée cause des grèves fréquentes et de la tension persistante entre les deux communautés nationales, les Arméniens et les Azeris. Réuni dans de telles conditions, le Congrès des députés du Nagor-

One représente, en effet, que la majorité arménienne de la population. Le Conseil national élu lors du Congrès reconnait "les programmes et les statuts du PCUS et agit dans le cadre des lois soviétiques". En même temps, le Conseil national devrait être Congrès", une décision qui devrait être appliquée "dans l'ensemble du territoire du Nagorno-Karabakh".

Au sujet de la population azeri, le Congrès déclare : "La population arménienne du Nagorno-Karabakh, sur la base du droit inaliénable de chaque peuple à déterminer son propre statut politique, a clairement opté, à travers (Oblast Soviet), de quitter la République socialiste soviétique d'Azerbaidjan et de rejoindre celle d'Arménie. Cette décision n'est pas préjudiciable aux intérêts du peuple d'Azerbaidjan, puisqu'un peuple qui domine sur un autre ne peut pas être libre" (Tass, 23 août 1989). prononcer sur la validité des décisions prises par le Congrès et sur la légalité de l'administration spéciale agissant actuellement dans la région. Mais il est évident qu'avec cette démarche, les leaders de la population arménienne du Nagorno-Karabakh cherchent à exercer des pressions très fortes sur les autorités centrales et sur l'opinion publique. •

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