MEXIQUE La lutte à l'usine Ford
MARCO ANTONIO JIMENEZ et Juan Ramon Ramirez, militants du PRT (section mexicaine de la IVe Internationale) et anciens dirigeants locaux du Syndicat national des travailleurs de Ford Motor Company (SNT -Ford Motor Company), ont été licenciés par la direction de l'usine avec la complicité de la direction nationale du syndicat. Ils ont commencé, le 11 et le 18 août 1989, une greve de la faim devant les bâtiments de l'usine Ford de Cuautitlan (Etat de Mexico). Nos deux camarades, ainsi que tous les travailleurs de Ford actuellement en lutte, demandent la réintégration de tous les travailleurs licenciés depuis le mois de juillet 1987, et la convocation d'un congrès national démocratique du SNT-Ford Motor Co.
En juillet 1987, la direction de l'usine de Cuautitlan ferma l'usine et licencia tous les travailleurs pour la réouvrir quelques semaines plus tard, en embauchant de nouveaux travailleurs avec des salaires inférieurs, alignés sur ceux pratiqués dans les deux autres usines Ford installées au Mexique (à Hermosillo et Chihuahua, au nord du Mexique). Cette manœuvre n'a pu être possible qu'avec l'accord du secrétaire général du syndicat, Lorenzo Vera, qui fut contraint par la Confédération des travailleurs du Mexique (CTM) de démissionner. La direction de la CTM nomma, à sa place, Hector Uriarte comme intérimaire. transition devait prendre fin au mois de mai dernier, date à laquelle devait se tenir un congrès national du syndicat.
Or, Hector Uriarte, comme son prédécesseur, mène une politique de collaboration avec la direction de l'usine. En contrepartie, la direction du syndicat s'appuie sur la direction de l'usine pour éliminer toute opposition syndicale.
Au mois de juin, alors que le congrès national n'était toujours pas annoncé, près de 3 000 travailleurs, sur les 3 600 qui travaillent à l'usine de Cuautitlan, ont réalisé une assemblée générale au cours de laquelle ils décidèrent, à l'unanimité, la non-réélection de Hector Uriarte et élurent des délégués démocratiques pour le congrès. Quelques jours plus tard, l'entreprise a commencé à licencier, les principaux dirigeants des démocratiquement (dont nos deux camarades), prouvant d'une part, l'ingérence de la direction de l'usine dans la vie du syndicat et, d'autre part, la corruption par la direction de Ford de la direction syndicale.
Face à cette situation, les travailleurs de Ford ont décidé un mouvement de protestation, aussi bien contre la direction de Ford que contre la corruption de leur propre syndicat, pour une véritable
Après plus d'un mois de grève de la faim, aucune de leurs revendications n'a abouti, malgré le soutien des travailleurs d'autres secteurs, et des appels des travailleurs de la Ford au ministère du Travail et au président de le République mexicaine. L'entreprise a continué à licencier et se trouve actuellement fermée pour des raisons techniques, tandis que la CTM, et son secrétaire général, Fidel Velasquez, appuient Hector Uriarte
C'est pour cela que les travailleurs de Ford au Mexique lancent un appel à la solidarité du mouvement ouvrier inter-
Envoyez les télégrammes de solldarlté à : Xola 181, colonia Alamos, Mexico DF et des télégrammes de protestation au président de la Républlque : Carlos Sallnas de Gortarl (résidence officiel los Pinos) et au ministre du Travall, Arsenio Farrel Cublllas : Perlférico Sur 2134, MexIco DF.