Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

LA GLASNOST ET SES LIMITES

Des "groupes illégaux" en Tchécoslovaquie...

Inprecor n° 295, 16 octobre 1989 · p. 27 · 389 mots

Europe de l'Est URSS et Russie

LE PRESIDIUM du Comité central du Parti communiste tchécoslovaque (PCT) a approuvé, lors de sa réunion du 27 janvier 1989, un document qui analyse l'activité des "groupes illégaux" lors des événements à Prague, du 15 au 20 janvier 1989. Ce Document interne qui

La glasnost

et

ses limites

devait être discuté par les organisations de base du PCT, au printemps 1989, ap parait, en fait, comme une mise en garde adressée à l'ensemble du Parti contre les activités croissantes de ces goupes et tend à justifier la repression dont ils la direction, "l'activité forces dont l'origine, les l'orientation politique se situent en dehors de la sphère délimitée par le pluralisme socialiste" a connu"d'importants changements dans la structure et l'orientation, à la fin de l'année 1987 et pendant l'année 1988". Outre le fait, qu'elle reconnait que depuis deux ans, le nombre de ces groupes a augmenté et "représente aujourd'hui un total de vingt formations", elle estime que "celles-ci comptent environ 500 militants importants [qui] peuvent compter sur l'appui de près de 5 000 sympathisants" et dénonce les "responsables les plus actifs qui ont pour base la Charte 17. C'est d'ailleurs sous leurs impulsion que "les structures illégales sont entrées dans une nouvelle phase, caractérisée par une confrontation ouverte avec le système politique et un effort accentué pour que soit reconnue la fonction d'une opposition politique légale".

Après cette analyse historique, s'en suit une étude de ceux qui les composent : "Dans ces actions, le nombre des éléments criminels, asociaux augmente. Un autre groupe est formé de jeunes gens désorientés (...) qui ne sont pas politiquement mûrs et que l'on peut aisé ment manipuler". Passons sur toyens indifférents, plus âgés" dont "l'acsensationnel [d'une] confrontation avec le pouvoir de l'Etat (....), pour elle, plus dangereux sont les provocateurs aux orientations antisocialistes qui (...) trouvent une bonne occasion de manifester activement et publiquement contre

Le document s'inquiète aussi de "l'influence des mesures de légalisation du mouvement d'opposition en Pologne et en Hongrie, sur les récents événements provocateurs". Il souligne que la relative clémence à l'égard de ces activités n'a fait que "mener au discrédit de la légalité". lÍ invite donc le Parti à réagir et considère que "les sanctions consécutives aux activités dirigées contre les intérêts de l'Etat et de la société socialiste" sont inéluctables. A bon entendeur...

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