Voici les principaux extraits des accords de San Isidro signés le 12 décembre dernier par les cing présidents centraméricains. Les autres points concernent les
= AMERIQUE CENTRALE
Les accords de San Isidro questions techniques pour la démobilisation de la Contra.
DOCUMENT
A LES PRÉSIDENTS du
Costa Rica, du Salvador, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua, réunis de façon extraordinaire à San Isidro de
Coronado (Costa Rica)
les 10, 11 et 12 décembre
1989, dans le but d'examiner la délicate situation centraméricaine qui affecte sérieusement le processus de paix (...) se sont mis d'accord sur les points suivants :
1. Ils réaffirment leur très énergique condamnation des actions armées et terroristes que réalisent les forces irrégulières dans la région et répètent leur profonde conviction qu'il est impératif de faire prendre conscience aux peuples que l'on doit écarter l'usage de la force et de la terreur pour atteindre des objectifs politiques.
2. Les présidents du Costa Rica, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua ont exprimé leur ferme appui au président du Salvador, M. Alfredo Cristiani, et à son gouvernement, à titre de fidèle démonstration de leur politique invariable consistant à soutenir les gouvernements qui sont l'émanation de processus démocratiques, pluralistes et participatifs.
3. Les présidents du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua et du Costa Rica soutiennent le gouvernement salvadorien dans son objectif répété de trouver une solution au conflit salvadorien par des moyens pacifiques et démocratiques ; dans ce sens, ils réitèrent leur appel véhément au FMLN pour qu'il cesse les hostilités de façon immédiate et qu'il se réintègre au processus de dialogue déjà commencé. De même, ils demandent de façon énergique au FMLN qu'il renonce publiquement à tout type d'action violente qui affecte directement ou indirectement la population civile. Les cinq présidents ont décidé de solliciter le secrétaire général des Nations unies pour que, faisant tous les efforts possibles, il entreprenne toutes les actions nécessaires afin que soit renoué le dialogue entre le gouvernement du Salvador et le FMLN et contribue ainsi à son succès. (...)
5. Les présidents apportent leur soutien au gouvernement nicaraguayen et au président Daniel Ortega afin que les fonds approuvés pour la Résistance nicaraguayenne soient remis à la Commission internationale d'appui et vérification (CIAV) à partir de la signature du présent accord, dans le but de mener à bien le processus de démobilisation, rapatriement ou réinstallation volontaire, au Nicaragua et dans des pays tiers, des membres de la Résistance nicaraguayenne et de leurs familles
Les présidents lancent un appel à la Résistance nicaraguayenne pour qu'elle cesse tout type d'action contre le processus électoral et la population civile, afin que ce processus se déroule dans un climat de normalité, conformément aux accords d'Esquipulas II.
6. La mise en marche des processus de démobilisation de la Résistance nicaraguayenne et du FMLN constitue un facteur fondamental pour dépasser la crise que traverse le processus de paix, c'est pourquoi l'ONUCA [force de paix de l'ONU, ou casques bleus, ndlr] doit accé lérer ses activités pour éviter la livraison d'armes au FMLN et à la Résistance nica-