Dans une interview accordée à l'hebdomadaire américain The Guardian du 27 décembre 1989, l'un des principaux commentateurs politiques soviétiques, Vladimir Posner, défend le principe du pluripartisme et donne l'explication suivante de l'intensification des conflits inter-ethniques en URSS.
«Je pense que des sécessions seront inévitables. Mais il serait très négatif que cela se produise aujourd'hui, car cela renforcerait les rangs de ceux qui sont opposés à la perestroika et leur donnerait l'occasion de ressortir la carte du chauvinisme russe. Des groupes comme Pamiat font déjà appel à de tels sentiments, en disant que toutes les minorités nationales ont été nourries, habillées, sauvées par le peuple russe qui s'est sacrifié sans ren recevoir en retour. mique et politique conduit, dans une certaine mesure, à la russification des républiques. En Ukraine, les gens envoient leurs enfants dans des écoles de langue russe. Ils ne sont pas forcés à le faire. Mais ils savent que pour que leurs enfants réussissent dans la vie, ils doivent aller dans une école de langue russe.
« En Ouzbékistan, l'autorité centralisée a imposé une économie uniquement centrée sur la monoculture du coton. Ce qui a eu des effets écologiques et humains dévastateurs ; des enfants travaillent dans les champs d'une façon très dure. Cela a également conduit à un taux de criminalité extrêmement élevé et à la création d'une mafia locale, parce que le coton permet de gagner beaucoup d'argent et de profiter de toutes sortes de primes gouvernementales.
« Dans les Pays baltes, le centralisme a conduit à la création de grandes industries beaucoup trop importantes pour la population locale, et a donc engendré un afflux de travailleurs russes, biélorusses et ukrainiens. Ces gens sont venus par centaines de milliers, voire par millions. Ils avaient besoin de logements; leurs enfants ches... Leurs besoins étaient les même que ceux des autochtones. Mais, vu qu'ils avaient été amenés là pour des raisons économiques, ils ont été privilégiés