Tout comme d'autres corps dépendants du Comité pour la sécurité de l'Etat (plus connu par ses initiales KGB), les gardes-frontières soviétiques, troupes d'élites très entraînées, ont été réorganisés courant 1989. Vladimir Kryuchkov, le président du KGB, a révélé que les zones d'accès limité, dont celles le long des frontières, ont été réduites. Leur surface a été ramenée de 3,6 millions à 360 000 kilomètres carrés, soit une diminution de 90 %. Cette mesure a été prise pour des raisons économiques : les immenses espaces où l'accès était interdit rendaient impossible le développement du commerce frontalier avec les pays voisins. Cependant, cette diminution n'a pas entraîné de réduction des troupes de gardes-frontières. Au contraire, Kryuchkov a déclaré au Soviet suprême que les troupes frontalières étaient insuffisantes et qu'un nouveau recrutement s'avérait nécessaire. Il a également demandé qu'on leur attribue 50 millions de roubles supplémentaires.
Vu l'actuelle situation explosive le long des frontières du Caucase, ces demandes seront certainement exaucées rapidement.