1. Depuis la fin d'octobre 1989, la Résolution adoptée par République démocratique allemande le Secrétariat unifié de la IVe Internationale (RDA) avait connu un début de révolution politique. Le mouvement de masse a le 5 mars 1989. été d'une ampleur exceptionnelle et a remporté un grand nombre de succès. Par le rejet du régime répressif du Parti socialiste unifié (SED) et de prise de conscience croissante de la gabegie provoquée par la gestion bureaucratique de l'économie et des privilèges intolérables qu'elle impliquait, les masses se sont mobilisées pour renverser la dictature bureaucratique. Elles l'ont profondément ébranlée. des masses, il y a eu un retard non moins prononcé quant à l'auto-organisation et aux objectifs précis de pouvoir qui en découlaient ainsi que l'absence d'une avant-garde révolutionnaire, pour ne pas dire d'une direction révolutionnaire. Il y a eu un désarroi politique croissant des travailleurs, produit du désenchantement vis-à-vis du régime despotique du SED et de l'absence d'une alternative crédible, ainsi qu'un retard prononcé dans la réalisation de réformes économiques et sociales. Les masses identifient dans une large mesure socialisme et stalinisme, dont la faillite est visible et qui est universellement rejeté.
Dans ces conditions, une victoire de la révolution politique à court terme était exclue et un tournant dans l'attitude des masses s'est produit.
2. Comme toute révolution, le début de révolution politique en RDA avait posé la question du pouvoir, en ébranlant jusque dans ses fondements le pouvoir d'Etat existant. Théoriquement, il y a trois issues possibles à la question du pouvoir en RDA :
• le rétablissement d'un pouvoir consolidé de la nomenklatura. Cela devrait passer par une répression, au moins partielle - par exemple du type de celle résultant du coup d'Etat de Jaruzelsky Pologne — même si la bureaucratie n'est plus en mesure d'étouffer complètement, pour ne pas dire d'écraser, le mouvement de masse. Dans les rapports de force nationaux et internationaux donnés, cette première éventualité est fort improbable ;
• la victoire de la révolution politique par l'exercice démocratique du pouvoir politique et économique par les masses laborieuses auto-organisées elles-mêmes. Comme déjà indiqué, cela paraît exclu à brève échéance ;
• la restauration du capitalisme sous un pouvoir d'Etat bourgeois et par la soumission de l'économie au grand capital, c'est-à-dire une contre-révolution sociale. Vu la faiblesse de la bourgeoisie petite et moyenne en RDA, et l'absence d'une grande bourgeoisie dans ce pays, la seule possibilité réelle d'une telle restauration est celle d'une absorption de la RDA par la RFA et l'établissement sur la population de ce pays du pouvoir d'Etat de la bourgeoisie ouest-allemande, ainsi que la main-mise du capital ouest-allemand sur l'économie de la
En pratique, dans les conditions actuelles, les deux éventualités les plus probables sont :
• soit une restauration rapide du capitalisme par la voie indiquée ;
• soit un processus de convergence par étapes entre la RFA et la RDA, aboutissant seulement après plusieurs années à une unification capitaliste de l'Allemagne. Quelle que soit la définition qu'on donne à cette situation intermédiaire — confédération, unification sectorielle, unification partielle, union monétaire, douanière et commerciale — elle se caractériserait par l'absence d'un véritable pouvoir d'Etat unifié, c'es-à-dire par une seule armée, une seule police, un seul système judiciaire, une seule structure économique, une seule Constitution, un seul Code légal.
Pareille "confédération" pourrait combiner une union monétaire sous contrôle de la Bundesbank, un large secteur privé dans les petites et moyennes entreprises et un début d'établissement de grands
RDA trusts privés sur le territoire de la RDA, d'une part ; le maintien d'un secteur public majoritaire dans les grandes entreprises, le maintien de forces armées et de police indépendantes de celles de la RFA, le maintien d'une Constitution et d'un système judiciaire séparés, et le maintien d'un appareil d'Etat séparé, d'autre part. Cela n'exclut pas que pendant cette période intermédiaire, une partie de la nomenklatura s'efforce de s'intégrer à la bourgeoisie, qu'une autre partie se réoriente plutôt vers une absorption dans l'appareil d'Etat d'une Allemagne unifiée, en maintenant dans la mesure du possible des position fortes au plan local, régional, économique, culturel, etc.
La durée de ce processus intermédiaire pourrait favoriser la conquête, fût-ce par étapes, d'une autonomie politique et organisationnelle de la classe ouvrière de la RDA. Elle impliquerait en tout cas des tâches particulières pour les marxistes révolutionnaires et l'ensemble de la gauche socialiste en RDA, tâches non encore à l'ordre du jour. La situation se caractériserait en effet par un degré de liberté d'action très large des masses combiné à la faiblesse extrême
3. La dynamique politique en RDA se distingue de celle des autres pays d'Europe orientale :
• par l'aspiration à l'unité allemande dans la conscience des masses, fonction avant tout de l'attrait du niveau de vie plus élevé en RFA et du scepticisme à l'égard de la possibilité de réaliser rapidement des réformes sociales et économiques progressistes radicales en RDA. Mais aussi par la force du sentiment national nourri par une propagande effrénée des médias ouest-allemands ;
• par le poids de la tradition socialiste au sein de la classe ouvrière et de l'intelligentsia, bien que médiatisée par la socialdémocratie avant tout, dont la spécificité par rapport au SPD n'est pas encore clarifiée.
La contradiction entre ces deux particularités marquera vraisemblablement l'évolution des confrontations politiques, économiques et sociales en RDA dans les mois, voire les années à venir. Pour le moment, la tendance la plus probable est celle d'une unification rapide de l'Allemagne par l'absorption de la RDA par la RFA. Les masses tendent ainsi à donner la priorité à cette unification indépendamment de son contenu économique et social concret, en fonction avant tout de leur situation matérielle présente.
Plus s'aggrave la crise économique, plus le scepticisme par rapport aux transformations en cours se renforce, plus s'amplifie le flux des réfugiés de l'exode vers la RFA, et plus se précise le risque d'un effondrement de toute l'économie de la RDA, nourri par ailleurs par le refus cynique du gouvernement Kohl d'étendre l'aide économique immédiat à la RDA.
Une unification capitaliste de l'Allemagne représenterait une grave défaite pour la classe ouvrière de la RDA, de la RFA et de toute l'Europe, par le renforcement de l'impérialisme allemand qu'elle impliquerait, au moins à court terme. En outre, la question de l'exercice du pouvoir politique par les travailleurs se pose en RDA ; elle ne se pose pas encore à court ou à moyen terme en RFA. Elle ne se poserait pas non plus dans une Allemagne unifiée capitaliste.
Les masses populaires de tout pays ont le droit démocratique de décider elles-mêmes de l'appartenance à l'Etat qu'elles préfèrent. Les marxistes révolutionnaires reconnaissent pareil droit. Mais ils ont en même temps le droit et le devoir de dire la vérité aux masses : l'unification de l'Allemagne, non pas fondée sur la démocratie socialiste mais sur l'absorption de la RDA par la RFA, impliquant la restauration du capitalisme en RDA, même si elle était appuyée par un vote majoritaire des masses, représenterait une régression sociale sensible pour ces masses, du fait du renforcement de l'impérialisme et du patronat allemand qui en découlerait. Elle devrait donc être rejetée par tout ouvrier ou socialiste conscient. La suite des événe-
RDA ments ne tardera pas à confirmer ce jugement. Cela élargira l'audience des marxistes révolutionnaires, même si ceux-ci demeurent à contre-courant pendant une période.
4. En effet, au fur et à mesure que les transformations qui ont commencé en RDA se préciseront et se développeront, des questions économiques et sociales concrètes passeront au premier plan des préoccupations courantes des masses. Elles tendront à se combiner progressivement avec la question de l'unification, réduisant la priorité unilatérale qui semble être accordée aujourd'hui à celle-là indépendamment de son contenu concret. Cette évolution sera d'autant plus importante si la période intermédiaire de "confédération", c'est-àdire d'unification par étapes se prolonge un tant soit peu.
Ces préoccupations concerneront notamment :
• la garantie du plein emploi ;
• le maintien de bas loyers et de services sociaux ;
• le maintien ou l'inscription dans la Constitution du droit au travail, du droit à l'enseignement, à la médecine, au logement, à l'aide judiciaire pour tou(te)s ;
• le statut de propriété effective des grandes entreprises indépendamment du débat abstrait "économie sociale du marché" (c'est-àdire capitalisme légèrement réformé) contre "économie planifiée" ;
• l'extension des droits et pouvoirs démocratiques aux larges
• le refus d'une restauration de la propriété du sol des proprié-
De ce fait, les choix sur la forme et le contenu concrets de l'unification pourra petit-à-petit se substituer à la question abstraite (c'est-à-dire sans contenu concret) de l'unification en général, comme ligne
L'essentiel est donc de gagner du temps pour que les masses puissent faire cette expérience, avant que la nature de classe de l'Etat de l'Allemagne unifiée ne soit tranchée pour une période prolongée.
Pendant cette période intermédiaire, ce combat autour des thèmes déjà mentionnés stimulerait d'ailleurs les différenciations politiques, voire la radicalisation, en RFA également. La perspective d'une Allemagne unifiée socialiste prendrait corps petit à petit.
Dans ces conditions, la lutte pour la défense du droit des travailleurs de la RDA de décider souverainement de leur sort dans tous les domaines, sans ingérence étrangère quelle qu'elle soit, est l'objectif immédiat prioritaire que la IVe International se fixe concernant l'Allemagne. Cela laisserait ainsi ouverte la possibilité d'une victoire de la révolution politique, même si les marxistes révolutionnaires ne se font guère d'illusion sur les chances - fort réduites à court
— de voir aboutir cette possibilité.
5. L'absorption très rapide de la RDA par la RFA se heurte à des obstacles sérieux en RFA même, obstacles masquées seulement temporairement par la vague nationaliste qui déferle sur ce pays :
• elle confronte la bourgeoisie à un choix difficile entre une priorité à accorder à la consolidation de la Communauté économique européenne (CEE), et la celle de l'absorption de la RDA. Ce dilemme s'exerce surtout dans le domaine monétaire: le capital ouest-allemand ne peut pas simultanément supporter les frais de la création d'un monnaie européenne commune (pour laquelle les réserves de change de la Bundesbank seraient le fond de garantie principal) et les frais d'une absorption de la RDA financée en Deutsche Marks (DM). Les deux opérations coûteraient chacune des dizaines de milliards de DM, et ne peuvent être menées conjointement. Elles stimuleraient en outre un processus d'inflation accélérée se répandant sur toute l'Europe capitaliste risquant d'étrangler l'expansion économique par une hausse des taux d'intérêt, même si à terme l'absorption de la RDA et la pénétration du capital ouest-allemand en Europe orientale stimulait la conjoncture ;
• elle attise au sein des masses laborieuses la peur d'une pression sur les salaires et sur l'emploi par transfert des centres de production vers le territoire de la RDA fonctionnant comme zone à bas salaires, ainsi que la crainte d'une crise aggravée des finances de la sécurité sociale et des logements sociaux.
Ces risques seront en effet aggravés par les tentatives de la bourgeoisie d'imposer aux salariés les charges de l'unification. 32 =
6. L'absorption de la RDA par la RFA à court terme se heurte également à de sérieux problèmes internationaux.
Les autres puissances impérialistes restent divisées à ce sujet. Pour l'impérialisme américain, la priorité est au maintien de la "détente" avec l'URSS. Il veut éviter tout ce qui provoquerait des réactions hostiles du Kremlin. Ce dernier ne peut accepter une Allemagne unifiée membre de l'OTAN qui impliquerait la possibilité de voir les militaires des pays impérialistes ou la Bundeswehr s'établir sur le territoire actuel de la RDA, fût-ce à terme. Il ne peut pas non plus accepter une remise en question, par un revanchisme nationaliste allemand, des frontières de l'Europe de l'Est surgies de la Seconde Guerre mondiale, notamment la frontière polonaise et l'inclusion de l'ancienne Prusse orientale en URSS.
Sans doute, l'impérialisme américain ne verrait pas d'un mauvais œil un ralentissement du processus de consolidation de la CEE par le biais de l'unification allemande. La grande majorité de la bourgeoisie européenne continue au contraire à donner la priorité à cette consolidation et peut considérer une unification précipitée de l'Allemagne comme un obstacle sur cette voie.
Mais en même temps, pour une bonne partie de cette bourgeoisie européenne, l'inclusion de l'Allemagne unifiée dans l'OTAN est considérée comme un moyen pour à la fois réduire le risque d'une prépondérance militaire de l'impérialisme allemand en Europe, et assurer le maintien de la présence militaire américaine en Europe.
Ce contexte international de la "question allemande" donne une importance particulière à toutes les revendications liées à la lutte pour la démilitarisation de l'Allemagne :
• retrait de toutes les troupes étrangères des deux Allemagne ;
• démantèlement des deux armées existantes et de tous les appareils de répression dans les deux Allemagne ;
• opposition à la possession d'armes nucléaires par une Allemagne unifiée, signature du traité de non-prolifération d'armes nucléaires par l'Allemagne unifiée, élimination de toutes les armes nucléaires du territoire allemand, de la France, de la Grande-Bretagne et de tous les pays d'Europe de l'Ouest et de l'Europe de l'Est.
Un large mouvement de masse est d'ores et déjà possible sur ces trois thèmes en RFA comme en RDA, avec relais dans le reste de l'Europe, voire en Amérique du Nord et en URSS. De tels mouvements de masse créeraient des obstacles additionnels sur la voie d'une réunification capitaliste de l'Allemagne.
7. En plus de cette tâche politique commune des forces anticapitalistes et anti-bureaucratiques en RDA et en RFA, les marxistes révolutionnaires chercheront à faire adopter par ces forces une série de revendications transitoires allant dans le sens de la défense des intérêts et des acquis des masses laborieuses, de l'élargissement des libertés démocratiques, contre les processus en cours qui tendent à les soumettre graduellement à l'exploitation et au contrôle de la classe dirigeante ouest-allemande. Ces revendications comportent notam-
• l'établissement d'un droit de veto syndical sur la gestion des entreprises, à commencer par les joint ventures en voie d'établisse. ment, droit exercé par des représentants de tous les travailleurs de chaque entreprise démocratiquement élus par ceux-ci ;
• l'établissement d'un fonds d'égalisation des salaires qui permettrait de rapprocher aussi vite que possible les salaires de la RDA de ceux de la RFA, en éliminant toute discrimination à l'égard des femmes ou des travailleurs immigrés employés ;
• des mesures tendant à éviter le bradage des richesses nationales, et notamment du sol, au profit de la bourgeoisie ou de couches de la nomenklatura se transformant en propriétaires privés.
Sur ces questions, les syndicats et les travailleurs de la RFA ont d'ailleurs un intérêt manifeste à appuyer et à reprendre à leur propre compte les revendications de l'avant-garde de la classe ouvrière de RDA. Constituer un front unique large à ce propos, immédiatement et par-delà les frontières des deux Etats, doit être un objectif des socialistes et des syndicalistes de combat dans les deux Etats. Ils ont également un intérêt commun à s'opposer à toute tentative du patronat et de certaines ailes de la bureaucratie syndicale et de la socialdémocratie à mettre en sourdine la lutte pour les 35 heures, sous prétexte d'une prétendue priorité à accorder à l'unification immédiate de l'Allemagne.
Ces revendications doivent s'étendre sur le terrain politique, par l'exigence d'un élargissement radical de la démocratie :
• pluripartisme sans restriction et proportionnelle intégrale aux élections législatives, régionales et municipales ;
• liberté de manifestation sans restriction, et notamment sans les limites importantes actuellement en vigueur en RFA ;
• accès de tou(te)s les citoyen(ne)s aux médias d'après des critères numériques déterminés, et indépendance totale de ces médias par rapport aux organes étatiques, aux propriétaires privés et aux associations professionnelles ;
• extension de l'aire de la démocratie directe, notamment par la révocabilité des élus au gré des électeurs ; par l'élection des juges et des hauts fonctionnaires ; par la généralisation des tribunaux de jury ; par l'égalité de tou(te)s devant la justice grâce à la gratuité des services d'avocats ; par l'instauration du référendum d'initiative populaire sur les grands choix de politique économique et sociale ; par le droit de veto de conseils locaux sur les investissements et travaux pouvant menacer l'environnement ; par le droit de veto de conseils de femmes dans les entreprises sur toutes les décisions de gestion qui concernent la condition féminine ; large décentralisation administra-
• démantèlement total de la police politique et de la police d'Etat;
• extension radicale de la démocratie dans le domaine des entreprises ; élection des conseils d'administration par l'ensemble du personnel ; généralisation du contrôle ouvrier; liberté syndicale sans restriction ; droit de grève sans restriction aucune.
Elles doivent avoir pour support l'esquisse d'une orientation économique de rechange, orientation qui comporte notamment : une intégration économique maintenue avec le COMECON pour sauvegarder le maintien du plein emploi dans des entreprises incapables de soutenir une concurrence dans le cadres de la CEE, en attendant leur modernisation ; l'extension de larges accords avec des pays du Tiers monde en vue d'assurer notamment la reconversion énergétique de la RDA indispensable pour des raisons de défense de l'environnement ; la limitation d'une orientation vers le marché de la CEE aux secteurs les plus modernes de l'économie de la RDA, capable de soutenir la concurrence sans menaces pour l'emploi ; l'élaboration d'un plan économique d'ensemble, après large débat public pluraliste tranché de manière pluraliste et démocratique, en vue de garantir les objectives socio-économiques et politiques indiqués ; une priorité accordée dans le cadre de ce plan aux investissement orientés vers un redressement de la situation écologique désastreuse en RDA.
De telles revendications ont d'ailleurs l'avantage de conserver leur potentiel de mobilisation, même en cas d'une unification rapide. Elles auront dans ce cas la fonction de protéger les travailleurs de la RDA contre l'impact négatif à court terme de cette unification.
Dans l'état actuel des choses, le gros du mouvement ouvrier organisé en RFA, chapeauté par la social-démocratie tout-à-fait acquise à la politique du consensus avec la bourgeoisie, n'appuyera pas ces revendications. Mais celles-ci auront un écho croissant parmi une aile plus avancée de la classe ouvrière et parmi les "nouveaux mou-
Elles ont également comme fonction de donner un contenu concret au "troisième modèle de société", celui du socialisme démocratique et autogestionnaire, opposé à la fois au despotisme bureaucratique et au despotisme du marché, et fondé sur l'autodétermination et la souveraineté démocratique des masses dans tous les domaines. Cela doit fournir une contribution importante au combat pour la victoire de la révolution politique.
Notre propagande politique s'axe autour des thèmes suivants :
• défense du mouvement de masse en RDA, contre toute répression bureaucratique ou impérialiste ;
• contre toute ingérence étrangère en RDA, pour la libre détermination souveraine des masses de la RDA de leur sort politique, économique et social ;
• contre la restauration du capitalisme par l'absorption de la RDA par la RFA.
• Pour la victoire de la révolution politique en RDA, tremplin vers une Allemagne socialiste unifiée !
• Pour la réunification socialiste de l'Allemagne !