Avec une population de 42 millions d'habitants, un taux d'urbanisation de 70% une structure du produit national brut (PNB) qui donne une place centrale à l'industrie services (41,4%), laissant la dernière place à l'agriculture (11, 5%), un niveau d'instruction parmi les plus élevés du monde (l'analphabétisme n'atteint pas 1% et un nombre de livres publiés qui frôle celul de la France (35 850 contre 37 860), la Corée du Sud se rapproche davantage des principaux pays Industrialises occidentaux que du tiers monde. Le PIB par habitant était, en 1988, de 3 315 dollars, moins qu'au Japon (20 908 dollars) et que dans l'Etat espagnol (7 803 dollars), mais beaucoup plus qu'en Turquie (1 380 dollars) ou que dans les plus développés des pays lars) et Mexique (1 909 dollars).
Entre 1986 et 1988, le taux moyen de croissance du PNB sud-coréen a été parmi les plus élevés du monde, dépassant 12 %. En 1989, le premier symptôme de crise s'esl manifesté avec une chute du taux de croissance du PNB de 13 a 6,7 %. Les exportations, qui augmentaient au rythme de 25% par an (avec des pointes de 35 %) et sur lesquelles se
"miracle économique" sud-coréen, ont chuté à leur tour à
En 1988, la production industrielle avait augmenté de 13% par rapport à 1987 mais, en 1989, le taux de croissance est tombé à 4%, Entre 1986 et 1988, le taux moyen d'augmentation des salaires a été de 20% par an. Cela a entraîné un boom de la consommation. Ainsi, en 1989, la vente de voitures Hyundal sur le marche intérieur a augmente de 63% et, pour la première fois, le nombre de voitures achetées en Corée du Sud a dépassé celui des voltures exportées.
En général, le marché intérieur sud-coréen connait une forte expansion. En 1989, on a assisté à une flambée des importations, avec une croissance de 18,6% par rapport à 1988. Le niveau moyen de consommation des foyers a augmenté de 10 % en 1989. Pendant les deux dernières années, les prix ont grimpé d'un tiers environ. Durant les quatre premiers mois de 1990, les loyers ont fait un bond de 30 % à Séoul. *