Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

PAYS BALTES / URSS

Le casse-tête de Gorbatchev

· Inprecor n° 309, 18 mai 1990 · p. 14-16, 16-17 · 3 034 mots

URSS et Russie Pologne

ALORS QUE la crise lituanienne s'approfondissait et que les gouvernements occidentaux montraient de plus en plus clairement qu'ils n'appuieraient pas la cause nationale, les mouvements démocratiques de Russie et ceux des nationalités opprimées de l'Union soviétique affichaient un soutien décidé aux irréductibles de Vilnius. Le Mouvement ukrainien pour la restructuration (Roukh), l'équivalent ukrainien des fronts populaires baltes (2), a fait parvenir un message de solidarité à l'occasion du congrès extraordinaire de Sajudis, le 23 avril 1990 ; on y notait également la présence d'Edgar Savisaar, dirigeant du Front populaire estonien, et actuel Premier ministre de la République d'Estonie. Camarades, qu'est-ce que je peux faire

Le 15 avril der- avec la Lituanie? nier, le Front populaire estonien a publié une longue déclaration de soutien à la Lituanie: « Le Front populaire estonien appelle toutes les entreprises, institutions, organisations, mouvements, syndicats ainsi que tous les individus estoniens à se préparer moralement et matériellement à appuyer le peuple lituanien. Le destin de l'Estonie et de tous les Pays baltes se joue maintenant en Lituanie. Notre lutte pour la liberté est une lutte commune. Voici le moment décisif de tester notre détermination et notre confiance en nous-mêmes ».

Coopération économique

Le 12 avril, des représentants des gouvernements des trois républiques baltes ont signé un accord de coopération économique, qui exprimait également une solidarité politique. En commentant ce document, Vilnis Bresis, président du Conseil des ministres de la république lituanienne, a dérlaré: « Les républiques baltes ont une histoire commune, une vie commune et un futur commun. Nos buts sont communs. Nous n'avons qu'une route, la route balte. Je pense qu'aucune force ne pourra nous diviser. (...) Bien que nos gouvernements n'aient pas parlé officiellement du statut de l'Etat lituanien, la simple signature de ce document atteste qu'ils l'ont reconnu. »

Le dirigeant estonien Savisaar a, lui, évoqué ainsi ce document : « J'ai toujours été convaincu qu'il était nécessaire de construire une union économique solide des Pays baltes. Je pense que la collaboration dans les sphères politique et économique sera bien plus efficace aujourd'hui que durant la première moitié de ce siècle. A cette époque, nos pays étaient, au sens propre du terme, isolés les uns des autres, chacun ne se préoccupant que de ses problèmes particuliers. Cela a permis que nous soyons traités comme nous l'avons été en 1939-40. » Ce rapprochement s'est soldé, le 12 mai, par la remise sur pied d'un Conseil de la Baltique chargé de coordonner l'action des trois républiques face à Moscou tout en resserrant les liens économiques.

La solidarité actuelle des Etats baltes contraste profondément avec leur division des années 30 et 40 ; c'est significatif. La socialisation de leurs économies a rendu possible ce changement. Au début du siècle, quand ces pays étaient à la merci du marché mondial capitaliste, ils sont tombés sous la coupe de diverses grandes puissances, la Grande-Bretagne pour les Lettons et l'Allemagne pour les Estoniens. Paradoxalement, les Lituaniens étaient alliés à l'URSS à cause du conflit qui les opposait à la Pologne à propos de la région de Vilnius (3).

Le document sur la coopération économique, signé le 12 avril 1990, place le marché commun des Pays baltes dans le contexte de la décentralisation des entreprises : « Les parties engagées considèrent qu'il existe une réelle possibilité de création de véritables relations de marché entre les entreprises indépendantes, les organisations et les autres personnes

Le blocus économique de la Lituanie par le Kremlin réfute, de fait, ses prétentions démocratiques et également ses déclarations sur la mise en place d'un système économique décentralisé, dirigé par les critères du marché. La direction lituanienne cherche à contourner cette difficulté en proposant directement des contrats aux autorités locales et aux entreprises. Economiquement, cette tactique ne sera sans doute pas viable pour résoudre les problèmes engendrés par les pressions de Moscou, mais cela peut devenir une arme politique très importante.

Les représentants de Moscou en Lituanie ont commencé à se plaindre de l'appui de certaines organisations indépendantes russes vis-à-vis des "séparatistes" ; la presse officielle se fait largement écho de ces reproches. Ainsi, la

PAYS BAL

Le cas de Gor

Le 12 mai 1990, les présidents des trois r créant le Conseil de la Baltique. Deux jours | en annonçant deux décrets présidentiels qui ‹ par l'Estonie et la Lettonie vers l'indépen prétexte de la « défense des droits et des inté les parlements estonien et letton étaient pris russe de ces républiques. A Tallin, capitale lancé un appel à la population d'origine e repousser les agresseurs dans

Ces affrontements mettent à nu la situ

Le député louri Afanassiev, membre d communiste d'Union soviétique (PCUS) (1)

un interview accordée à la revue lituanienne et plus largement de l'empire

Gerry

Pravda du 6 avril 1990, reprenait une dépêche de

Un blocus l'agence officielle TASS économique reproduisant une déclaration du Comité des citoyens de l'URSS en Lituanie. Cette organisation néo-stalinienne condamnait les organisations de l'opposition russe qui soutiendraient un gouvernement utilisant des méthodes « non-démocratiques » et même

« staliniennes » — il ne s'agissait pas de

Moscou mais bien du gouvernement lituanien ! TASS résumait ainsi : « Selon la déclaration [du Comité des citoyens de l'URSS en Lituanie], les actions arbitraires irresponsables du Soviet su-

Mettez-les prême de la République à genoux

(lituanienne] ont mis en danger le destin de millions de gens, ainsi que l'intégrité de l'URSS

Cela est-il le fait des

"démocratiémissaires ques" et "radicaux" de toute l'Union et des membres russes du Parlement, ou des députés des soviets de Léningrad et de Moscou [contrôlés par l'opposition] qui ont aussitôt appuyé les décisions du nouveau gouvernement Lituanien ? Leurs électeurs le savent-ils ? »

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TES / URSS se-tête batchev épubliques baltes ont resserré leurs liens en plus tard, le gouvernement soviétique ripostait léclaraient illégales les démarches entreprises

Jance. Pour ce faire, Gorbatchev avait pris rêts des citoyens soviétiques ». Mardi 16 mai, d'assaut par des milliers d'habitants d'origine de l'Estonie, le président de la République a stonienne et 15 000 Estoniens sont venus

; une véritable bataille de rue.

ation explosive des républiques baltes.

e la Plate-forme démocratique du Parti a bien résumé les enjeux de la situation dans

Reede : « Selon moi, le futur des pays Baltes, russe, dépend de la Lituanie. »

FOLEY des attaques lituanien nellement favorable à l'indépendance lituanienne, « celui-ci considère que c'est possible de faire éclater qu'ensuite toutes les nationalités se fédèrent à nouveau.

Je ne peux pas faire ça les fiers nous veau ». Il reaucratique.

lement un test de l'habilité de Gorbatchev à utiliser ses nouveaux pouvoirs "monarchiques" (4). Les organisations "prounion" de l'URSS exigent que les pleins

L'URSS ».

tel message ».

cratiques est largement dépendant de la victoire des Litua-

Dans Kurier Wilenski niens ; en outre, les du 14 avril, l'organe en républiques polonais du Conseil des représentent depuis ministres lituanien, Vlale début le fer de dislav Shved, second selance des mouvecrétaire du Comité cenments des nationalitral du Parti communiste tés opprimées.

favorable à

Même le programme du Front

Moscou, déclarait que bien que l'on ne puisse populaire azéri (5)

pas dire que le Groupe est modélé sur ceux inter-régional au sein du

Congrès des députés du peuple soit inconditionvers l'Union et

(...)

Nous pouvons faire éclater l'Union mais finir par avoir des problèmes tels qu'ensuite nous n'aurons plus rien autour de quoi unir de nouévident est qu'un éclatement de l'Union représenterait un éclatement de l'Etat bu-

La confrontation en

Lituanie représente égapouvoirs présidentiels soient mis en pratique. De plus, deux lois clés ont été votées en avril : l'une sur l'Etat d'urgence ; l'autre sur « la responsabilité maximale devant la justice pour les violations de l'égalité nationale entre citoyens et la violation forcée de l'unité territoriale de

Enjeu national

Cette dernière loi prévoit des peines draconiennes à l'encontre des « appels publics au renversement violent ou au changement du gouvernement et du sys- titutions. tème social soviétique ou à la violation par la force de l'unité du territoire de l'URSS, garantie constitutionnellement - républiques, républiques autonomes, régions autonomes et districts — et aussi la propagation de matériel porteur d'un

Cette loi prouve que ce qui se joue dans la confrontation avec la Lituanie, c'est bien davantage que le simple destin du peuple lituanien : l'avenir des mouvements démocratiques et nationaux démo-

Pourquoi Ça a marché pour les pas ? Américains au Nicaragua! baltes des Pays baltes, alors que certains de ses dirigeants ont exprimé leur hostilité en-

"tous" les Européens. Les fronts baltes se sont rendus compte de ce qui était en jeu lors de l'intervention soviétique en Azerbaïdjan et ont été les premiers à défendre le Front azéri. Ce sont eux qui ont réussi à persuader les fronts arménien et azéri d'engager des négociations et à leur faire se prendre conscience de leurs intérêts communs face à Moscou. Au congrès du Parti communiste lituanien unioniste (PCL-PCUS qui se déclare « sur la ral ». plate-forme du Parti communiste d'Union soviétique »), qui a débuté le 22 avril 1990, les partisans du Kremlin ont, selon la Pravda, mêlé appels à la destitution du gouvernement élu et plaintes sur les viola- mai 1990. tions de leurs droits démocratiques : « De la tribune, on a demandé la démission du président du Soviet suprême de Lituanie, V. Landsbergis, et du président du Conseil des ministres, K. Prunskiene. De nombreux députés ont revendiqué l'appli- tale Vilnius. cation des pleins pouvoirs présidentiels pour sortir de la crise. Le congrès a protesté contre la chasse aux sorcières qui frappe les communistes, contre l'organisation d'une terreur morale et physique et dénoncé les intentions d'interdire le Parti communiste.»

Le gouvernement lituanien a menacé d'entamer des actions légales contre le PC "pro-Moscou" qui a proclamé que les instituts de recherche, les bibliothèques et les imprimeries lui appartenaient car il se considère comme l'héritier programmatique du PC lituanien et le représentant local du PCUS, qui aurait financé ces ins-

Démagogie

Toujours selon la Pravda, le secrétaire du Comité central du PCUS, A. N. Girenko, aurait déclaré lors du congrès du PCL-PCUS qu'il « comprenait dans quelles conditions les communistes de Lituanie devaient agir pour continuer à développer les idéaux et les principes du PCUS. Il a tout particulièrement mis l'accent sur la question de la souveraineté et l'indépendance jourd'hui, c'est la question fondamental. (...) Fermement de l'Union et de division du PCUS en sous-sections nationales, il a exprimé son appui au droit des nations à l'autodétermination. »

Lors d'une conférence de presse, Girenko a déclaré : « La Lituanie a le droit de quitter l'URSS, mais elle doit le faire par la voie légale. » Lors du congrès lui-même, il a cependant affirmé que la priorité était de subvenir aux besoins quotidiens des habitants de la république et que, dans ce sens, il était indispensable de « préserver et de renforcer le pouvoir soviétique dans la république, le caractère socialiste de la Lituanie et de toute l'Union soviétique en tant qu'Etat fédé

Le 10 avril, la Pravda a présenté une

1) Voir Inprecorn° 307 du 20 avril 1990.

2) Voir Inprecor n°296 du 30 octobre 1989 et n° 308 du 4

3) A l'époque de la guerre impérialiste contre la Russie révolutionnaire, les bolcheviques envahirent la Lituanie, récupérée par la suite par les troupes britanniques, puis partiellement par la Pologne. En 1920, le gouvernement bolchevique reconnut l'indépendance du pays, et signa un pacte de non-agression avec cette république. Mais, la carte litunienne connut des modifications : la Pologne garda une partie du pays dont la capi-

4) Voir Inprecorn° 306 du 6 avril 1990.

5) Voir Inprecorn° 302 du 8 février 1990.

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PAYS BALTES / URSS interview de Shved, dirigeant du PCL-PCUS, où il dit qu'en revendiquant le droit de disposer d'institutions appartenant au PC, le « Soviet suprême de Lituanie nous conduit vers une société néostalinienne, où règne l'arbitraire le plus total ». Quand il lui a été dit que « les dirigeants de la république déclarent que votre parti, avec l'aide des forces militaires, est en train de prendre le contrôle de ces bâtiments », Shved a répondu : « Il n'y a rien de tel. Nous défendons les propriétés et les immeubles du Parti, c'est tout. En principe, cela devrait être défendu par les lois, par le procureur et les organismes chargés des affaires internes. Mais quand ceux-ci n'effectuent pas leur travail, il faut demander de l'aide ailleurs.»

Indépendance oui, mais...

Shved a également affirmé que son parti était en danger à cause de son propre program-me : « Il n'est pas surprenant qu'une loi pénalisant les appels opposés au gouvernement soit en préparation ; grâce à cela, notre parti pourra être mis hors-la-loi. Cela lui arrive parce qu'il ap puie des idées aussi insensées, selon le Parlement actuel, que la place de la Lituanie dans une fédération rénovée. »

Cette plainte douce amère a été entendue au moment même où le Parlement soviétique votait une loi criminalisant les revendications nationales avec des peines très fortes, sans que cela ne suscite, bien sûr, des critiques de la part de Shved.

Shved ne s'est même pas prononcé contre l'indépendance, si elle avait lieu "de façon adéquate" : «J'ai déclaré que les communistes voulaient que la Lituanie Union égalitaire. toute façon, je considère que chaque peuple a le droit à l'autodétermination ; en fait, c'est stupide dessus. Mais le problème ne devrait pas être résolu avec de telles méthodes. Ce processus est par nature difficile et long et, ici, on le traite à coups de hache. »

Dans Kurier Wilenski du 14 avril, Shved a précisé : « En ce qui concerne dance de la Lituanie, nous y sommes favorables si elle ne s'accompagne pas de diktats, d'oppression, d'unité bureaucratique et si elle a lieu dans le cadre de la fédération soviétique. Vous ne pouvez pas nous demander si nous sommes ou non favorables à ce que la Lituanie quitte l'URSS. La situation mondiale est telle que personne ne peut être formes de la dépendance. Certains pensent qu'il serait préférable de dépendre normes démocratiques. précédent qui pourrait conduire au fiasco participe à une

Mais, de

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STOCKHOLM polémiquer là-

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Vilnius indépen-dant.

L'indépendance ne peut être comprise que comme la liberté de déterminer les de la Communauté économique européenne (CEE). Je pense, pour ma part, que nous pourrons peut-être reconstruire notre fédération de façon à trouver des

« La Lituanie a le droit de quitter l'Union soviétique mais, dans la situation actuelle, cela ne constituerait-il pas un

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DE BIEL RUSSIE de la perestroïka en Union soviétique ? Je pense que si la Lituanie exprime le désir de se séparer à travers un référendum, elle devra pouvoir le faire. Mais nos camarades pensent qu'il faut expliquer aux gens que tout ce qui nous conduit hors de l'Union soviétique est désastreux. »

Gorbatchev a exprimé à peu près la même position, et elle a été appuyée par de nombreux commentateurs occidentaux, prêts à croire qu'il est disposé à laisser la Lituanie faire sécession, peut-être pas dans l'immédiat, mais seulement quand il contrôlera mieux la situation dans le pays. Pour les gouvernements occidentaux, c'est un prétexte pour occulter le fait que le droit des nations ne les inté-

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resse absolument pas, mais que, par contre, leurs accords avec Moscou les concernent beaucoup plus.

Il faut, si l'on veut appuyer les droits démocratiques du mouvement national lituanien, lutter contre ces confusions. La démocratie n'est pas quelque chose qui peut être remis à plus tard, pour des raisons d'opportunité politique, et le pouvoir oppresseur n'a absolument pas le droit de déterminer les conditions dans lesquelles l'autodétermination nationale s'exprime, ni de changer les règles du jeu à sa guise. La Constitution soviétique prévoit que les républiques ont le droit de quitter l'URSS ; c'est un legs essentiel du léninisme. On peut être choqué d'entendre les porte-parole des autorités soviétiques s'appuyer sur le fait, qu'à l'Ouest, aucun gouvernement n'autoriserait « une partie de son pays à faire sécession ».

Aujourd'hui, rien n'indique que Gor-

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batchev se dirige vers une démocratisation plus importante; c'est le contraire qu'on peut craindre au vu des nouvelles lois mentionnées plus haut, des appels lancés en faveur des pleins pouvoirs présidentiels, de l'utilisation des menaces économiques et militaires, et même de l'usage des forces du KGB pour essayer de bloquer le commerce parallèle que ferait la Lituanie.

Dans le contexte actuel, si les Lituaniens modèrent leur revendication d'indépendance, qui pourrait alors être perçue de façon confuse, ils perdraient le contrôle de la situation et affaibliraient leur capacité de mobilisation. Il existe, bien sûr, divers degrés d'indépendance dans un monde où l'homme est un loup pour l'homme, mais il y a aussi une différence qualitative entre l'indépendance politique et son contraire.

La Lituanie est une locomotive pour les autres républiques baltes, où les populations allogènes sont très importantes. Dans le cas de l'Estonie, par exemple, le PC "pro-indépendantiste" est arrivé à occuper une place privilégiée. L'appel de Mitterrand et Kohl aux dirigeants lituaniens pour qu'ils "reportent" l'indépendance représente une alliance de facto des gouvernement occidentaux avec Gorbatchev.

« Pour notre liberté et la vôtre »

Les Lituaniens ne peuvent attendre que des trahisons des gouvernements occidentaux. Par contre, il peuvent recevoir un soutien politique concret des démocrates et de ceux qui se battent pour la libération nationale partout dans le monde. Le slogan des combattants pour l'indétations lituaniennes.

Dans l'éditorial du 5 avril de Zutik, nos camarades de la LKI (organisation en Euskadi de la section de la IVe Internationale dans Etat espagnol) soulignent l'importance de l'exemple lituanien pour l'Europe occidentale : « En fait, la prétendue neutralité et le manque d'appui concret à l'indépendance lituanienne des Etats d'Europe occidentale ne sont pas tant motivés par le désir de ne pas compliquer les choses pour Gorbatchev (...) que par la prise en compte de ce que signifierait un changement des frontières car sur leurs propres territoires existent aussi des mouvements nationaux qui pourraient s'inspirer de l'exemple et de la victoire de la Lituanie. »

15 mai 1990

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