Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ETAT ESPAGNOL

Gauche syndicale

· Inprecor n° 309, 18 mai 1990 · p. 11-13 · 3 073 mots

Syndicalisme État espagnol Euskadi

Inprecor n° 279 du 9 janvier 1989), la prochaine phase de négociations entre le gouvernement socialiste et les deux principales centrales syndicales — l'Union générale des travailleurs (UCT), et les Commissions ouvrières (CCOO) — doit commencer, l'Etat espagnol connaît une série de mobilisations, comme la grève de trois jours lancée le 10 mai 1990 par les syndicats du secteur bancaire privé animateurs du courant de la Cauche syndicale des CCOO, pour faire le point sur sur l'évolution de la direction de cette confédération et sur les réponses avancées

Gauche syndicale

Tandis que plus d'un an après la grève générale du 14 décembre 1988 (voir pour réclamer des augmentations de salaires.

Inprecor a rencontré Joaquin Nieto, membre de la Commission exécutive confédérale des Commissions Ouvrières (CCOO) et l'un des principaux par la Cauche syndicale à la situation.

INPRECOR: Qu'est-ce que la

Cauche syndicale ?

Joaquin NIETO : Nous avons choisi ce nom car c'est celui qui correspond le mieux à ce que nous sommes : la gauche du syndicalisme. Par gauche syndicale, on entend un syndicalisme alternatif à celui des directions syndicales traditionnelles et réformistes, plus combatif et démocratique. Déjà, lors de la recomposition du mouvement ouvrier dans les années 60-70 a surgi un secteur critique au réformisme (1). Une aile gauche a toujours existé dans les Commissions ouvrières, qui sont pluralistes depuis leur formation comme grand mouvement socio-politique anti-franquiste ;notre courant représente la continuité de cette gauche. Notre courant est apparu clairement lors du Ille Congrès des CCOO, en

1984 quand, pour la première fois, l'opposition de gauche a présenté une liste alternative pour l'élection de la Commission exécutive. Trois ans après, au IVe

Congrès, ce courant avait avancé, obtenant 8 % des voix et quatre postes à la

Commission exécutive confédérale.

• Tout au long de cette période, quelle a été l'expression de ce syndicalisme plus combatif et démocratique dont tu parles ?

A la fin de la dictature, en 1975, il existait clairement une ligne de partage, sur le terrain politique, au sein de la gauche entre les forces réformistes qui défendaient un processus graduel de ré-

ETAT ESPAGNOL forme et les révolutionnaires favorables à une rupture totale. Ce processus graduel de réforme a déterminé la transition, caractérisée par le consensus entre la droite et le réformisme, et son pendant syndical : les pactes sociaux dans la ligne du Pacte de la Moncloa (2).

Il faut savoir qu'à la fin de la dictature, il existait un mouvement de masse en pleine croissance qui a dû être désamorcé pour permettre la stabilisation du régime de la réforme. Cette époque coincide avec la période la plus grave de la crise économique ; le gouvernement devait tout faire pour que les travailleurs acceptent les sacrifices et participent à sa politique d'austérité ; les pactes sociaux ont donc eu cette double fonction. Le syndicalisme fut alors traversé par un clivage entre partisans et opposants du Pacte. Durant ces dix années, la Gauche syndicale —- de la fin des années 70 à la fin des années 80 — s'est caractérisée par son opposition aux pactes et à l'austérité, proposant une résistance aux politiques agressives des gouvernements et du patronat ; tout un secteur de cadres et de militants syndicaux s'est formé sur ces positions.

Les pactes furent un des motifs de rupture entre le Parti communiste espagnol (PCE) et le courant majoritaire des CCOO, au début des années 80. La direction des Commissions proposa au IVe Congrès (1987) l'abandon de la politique des pactes pour améliorer le climat interne et dépasser les contradictions de cette politique dite de "solidarité nationale". Nous tirons un bilan positif de cette période car elle nous a permis d'accumuler des forces et d'exercer une pression réelle sur l'ensemble du mouvement syndical. Maintenant, les temps ont changé. fort heureusement, il n'existe plus de pactes sociaux et la Gauche syndicale à d'autres batailles à mener.

• En abandonnant cette politique, les CCOO sont devenues plus actives et plus mobilisatrices, appelant notamment (seules) à une grève générale en 1985, puis à celle du 14 décembre 1988, avec l'Union générale des travailleurs (UCT). Un an après, les négociations ont repris. Pourquoi ? Ne s'agit-il pas de nouveaux pactes?

La grève générale de décembre 1988 a entraîné une perte de légitimité du gouvernement et augmenté la combativité des travailleurs. Le gouvernement a vu qu'il fallait qu'il change quelque chose pour avoir une relative paix sociale. Auparavant, il était seulement disposé à concéder quelques miettes, exigeant en contrepartie que les syndicats l'aident dans sa politique économique et sociale, mais cela n'a pas pu freiner le mécontentement et les mobilisations. Aujourd'hui, le gouvernement veut acheter un climat de paix sociale et, ne pouvant plus faire assumer aux syndicats sa politique socioéconomique, il cherche au moins à éviter la confrontation. Les accords syndicatsgouvernement ont effectivement repré senté, quelques conquêtes importantes pour les travailleurs. La plus importante est le droit à la négociation collective dans la Fonction publique, qui concerne 1 300 000 salariés, avec une clause de révision salariale qui est une espèce d'échelle mobile annuelle. Ces conquêtes ont été obtenues sans contreparties, c'est-à-dire sans sacrifices en échange; voilà ce qui différencie qualitativement ces accords des pactes sociaux.

• Cette nouvelle situation est complexe pour la gauche syndicale qui, ou bien refuse ces accords et se coupe des travailleurs pour qui il s'agit de conquêtes, ou approuve totalement la ligne des directions syndicales majoritaires...

Je crois que la Gauche syndicale a été capable de voir ce qui était positif dans les accords sans cacher leurs carences et 1) Les Commissions ouvrières ont été crées à la fin des années 60 ; ce n'était pas alors un syndicat au sens propre du terme mais plutôt un mouvement social et politique. 2) Le Pacte de la Moncloa a été signé le 30 juillet 1977 entre le gouvernement et les syndicats, destiné à assurer "la paix sociale" de l'Espagne post-franquiste.

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ETAT ESPAGNOL leurs problèmes. Ces accords sont limités car que ce qui est concédé ne représente qu'une partie des revendications syndicales, et que l'essentiel de la politique socio-économique du gouvernement n'est pas remise en cause. Et pourtant celui-ci a réussi à désamorcer la confrontation grâce à l'attitude des directions syndicales qui, depuis la grève générale du 14 décembre 1988, ont maintenu une trêve sociale qu'elles espèrent maintenant prolonger indéfiniment. Mais les conquêtes arrachées sont le fruit de la grève générale et la trêve sociale nous a empêché de gagner sur le reste. Si nous voulons obtenir toutes les revendications, de nouvelles mobilisations seront nécessaires et nous devrons remettre en cause la politique gouvernementale. C'est, en tout cas, ce que nous défendons. Dans ces conditions, tandis que s'ouvre une seconde phase de négociations, les choses vont être beaucoup plus difficiles pour les syndicats. Notre appel à retourner sur le terrain de la mobilisation peut ouvrir plus de perspectives.

• Quel est le profil actuel de la

Cauche syndicale dans les CCOO ?

D'abord, nous nous battons pour la mobilisation et la grève que le réformisme veut toujours éviter. Nous sommes conscients qu'elles sont nécessaires, non seulement pour obtenir des revendications immédiates, mais aussi comme forme d'apprentissage pour les travailleurs ; c'est le seul moyen de modifier le rapport de forces en leur faveur. Quand une grève démarre, les réformistes veulent toujours qu'elle soit la plus courte et la mieux contrôlée possible ; au contraire, nous cherchons à ce qu'elle soit aussi dure et longue que possible.

Dans le domaine des revendications, nous avons notre propre profil, plus radical, tant sur les transformations économiques en profo: deur, que sur les exigences les plus élémentaires : les 35 heures, la suppression des contrats de travail précaire, etc.

La participation de la base et la démocratie syndicale sont d'autres éléments clé pour nous. Les réformistes, quand ils parlent de participation, se référent à une attitude passive des travailleurs, nous voulons, quant à nous, qu'elle soit active. La direction des CCOO organise des assemblées d'information où seuls les chefs parlent; nous voulons que tout le monde puisse s'exprimer et que l'on respecte les décisions prises. Nous avons connu des expériences comme celle du secteur bancaire — qui compte 150 000 salariés — où les travailleurs ont suivi l'appel lancé par la gauche syndicale et refusé par référendum la signature d'une convention qui a cependant été signée par les directions confédérales.

Enfin, ce qui nous distingue des réformistes c'est que nous avons une autre conception socio-politique du syndicalisme.

Face à un syndicalisme réformiste institutionnalisé et fidèle au système, la gauche syndicale se bat pour un syndicalisme qui veut changer les choses : nous pensons que les syndicats doivent être actifs sur toutes les questions d'émancipation qui remettent en cause la société Ils doivent prendre position vis-à-vis de la lutte féministe et pacifiste. Sur ces terrains, nous avons constitué une réelle avant-garde dans les CCOO pour qu'elles s'ouvrent à la question féministe, à la critique antinucléaire et à la défense du milieu naturel, au pacifisme anti-OTAN et à l'antimilitarisme des objecteurs et des insoumis, à la solidarité active et pas seulement diplomatique avec le Nicaragua ou le Salvador... Dans l'Etat espagnol, un aspect particulier nous caractérise : la Gauche syndicale ne se compromet pas avec le régime réformateur ni avec la Constitution espagnole — que la direction du syndicat accepte et couvre — parce qu'un syndicalisme de gauche doit être intransigeant dans la défense de toutes les libertés démocratiques, y compris sur la question du droit à l'autodétermination, que nous défendons activement.

• Quand tu parles du syndicalisme de gauche, parfois il semble que tu te réferes à la Cauche syndicale des

CCOO et d'autres fois à quelque chose de plus large.

Le syndicalisme de gauche va au-delà de la Gauche syndicale des CCOO, particulièrement dans des nations opprimées comme l'Euskadi, la Galice ou les Canaries, où la majorité des syndicalistes combatifs sont sur des positions syndicales liées au nationalisme radical. Il existe aussi certains groupes isolés, d'entreprise ou de branche, qui ne voient pas la nécessité de s'organiser dans les syndicats majoritaires, comme dans beaucoup d'autres pays. Il existe en outre une petite organisation qui est issue de l'histoire de la

Confédération nationale du travail (CNT, de tendance anarcho-syndicaliste)... Cela suppose, une grande dispersion de forces. Le grand avantage de la Gauche syndicale des CCOO dans ce panorama éclaté, c'est qu'elle rassemble un secteur très significatif de syndicalistes de gauche qui travaillent dans une grande confédération qui, à son tour, réunit la majorité des salariés combatifs et bénéficie d'un prestige important dans la classe ouvrière.

• Quel est le poids de la Gauche syndicale dans les CCOO ?

Notre représentation au IVe Congrès confédéral a obtenu 8% des mandats. Dans les principales zones industrielles et dans les bastions les plus importants du syndicalisme, notre implantation est solide : Madrid, Catalogne, Euskadi, la métallurgie, les transports... Nous sommes présents dans presque toutes les directions des organisations régionales et dans les fédérations de branches de la confédération. Nous présentons des listes alternatives dans les congrès locaux qui doivent compter avec l'aval de 10 % des participants. Récemment, lors d'une conférence de la Fonction publique (qui coordonne les fédérations de l'enseignement, de la santé, de l'administration publique et des postes), notre score approchait de 15 %. Cela montre qu'il s'agit d'une implanta tion étendue à l'ensemble du syndicat.

Le Manifeste que nous avons publié autour du ler Mai 1989, a été signé par 2 000 cadres des CCOO. Il exigeait que la direction du syndicat mette fin à la trêve concédée au gouvernement et qu'elle convoque de nouvelles mobilisations, y compris une autre grève générale. Les 2 000 cadres - des militants avec des responsabilités de direction dans le syndicat qui se reconnaissent dans nos propositions - représentent une petite implantation par rapport à l'ensemble du mouvement syndical, mais elle est significative. De plus, ces cadres ont participé à beaucoup de luttes et sont reconnus comme des dirigeants par les travailleurs.

• Le Ve Congrès des CCOO aura lieu en 1991, crois-tu que votre courant maintiendra la représentativité qu'il a obtenue en 1987 ?

La Gauche syndicale maintiendra son implantation, ses militants et sa reconnaissance parmi les travailleurs. En outre, sensibles comme nous sommes à la situation spécifique de la jeunesse travailleuse, nous avons dirigé certaines des luttes des jeunes qui arrivent dans le monde du travail. Mais notre poids au Congrès dépendra sans doute en partie des normes de

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fonctionnement, celles-ci étant d'habitude préjudiciables aux minorités ; il faudra voir aussi si l'attitude de la majorité est plus tolérante ou, au contraire, plus bureaucratique. Si elle agit bureaucratiquement, nous pouvons avoir des difficultés pour maintenir notre représentativité et nous voir pénalisés parce que nous apparaissons aujourd'hui comme l'unique courant d'opposition réel dans les Commissions.

Il reste un secteur de ce qu'on a appelé les "pro-soviétiques" (liés à la fraction qui avaient quitté le PCE) qui continue à avoir des positions combatives; nous voudrions nous regrouper avec ce courant pour forger une alternative de gauche pour les prochains congrès. Nous verrons si c'est possible.

• Quelles forces composent actuellement la Gauche syndicale?

Elle a d'abord une composante politique, la gauche révolutionnaire ; ensuite il faut savoir que ce courant n'est pas une force politique qui agirait dans les CCOO, mais qu'il se définit comme une alternative syndicale. Le courant majoritaire est appuyé par le PCE et l'immense majorité des cadres du syndicat appartient à ce parti ; ensuite, il y deux partis révolutionnaires dont les militants interviennent dans les CCOO et appuient la Gauche syndicale, la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, section de l'Etat espagnol de la IVe Internationale) et le Mouvement communiste (MC). Mais cette Gauche syndicale s'est aussi construite dans toutes les batailles qui ont eu lieu au long de ces vingt dernières années dans les Commissions. Il y a beaucoup d'hommes et de femmes, de dirigeants syndicaux hors pair, qui, sans militer dans la LCR ou dans le MC, partagent les positions de la Gauche syndicale et se battent dans ce cadre.

• La Cauche syndicale se présente comme un courant et dans les Commissions ouvrières on reconnaît le droit de tendance. Cependant, la

Gauche syndicale n'a toujours pas ce droit. Pourquoi ?

Effectivement, le Gauche syndicale est une tendance de facto mais pas de jure. Tout le monde nous reconnaît comme un courant de fait: dans les média, parmi les travailleurs, et aussi au sein du syndicat. Mais la direction se refuse à reconnaître nos droits. En fait, le courant majoritaire considère que le syndicat lui appartient et décide seul de ce qu'il considère bon d'y faire. Aujourd'hui, il existe un minuscule courant reconnu officiellement dans les CCOO, le courant Socialiste autogestionnaire (CSA). Pourquoi le CSA et pas nous ? La réponse est simple : le CSA se situe à la droite de la direction et permet de faire croire qu'il y a une composante socialiste dans les CCOO ; la direction juge que ce n'est pas dangereux et que cela favorise l'image des Commissions. Avec la Gauche syndicale, c'est le contraire : d'un côté, ce courant est plus radical, image du syndicat que la direction veut éviter de donner ; d'un autre côté, nous représentons un danger puisque nous aspirons à disputer l'hégémonie au courant majoritaire.

Mais, ce qui est important, c'est que nous existons. Dans les congrès, nous pouvons présenter des listes alternatives lors de l'élection de la direction et les organes sont formés proportionnellement au nombre de votes obtenus par chacune des listes. Si un courant participe et obtient des postes dans la majorité des 300 ou 400 congrès qui se réalisent périodiquement dans le cadre de la préparation du congrès confédéral, sa reconnaissance est un fait indéniable. C'est notre cas.

• D'après ce que tu dis, il semble que les limites sont imprécises entre les activités de tendance qui sont acceptables et celles qui ne le sont pas?

Comment faites-vous pour que vos opinions soient connues à l'intérieur comme l'extérieur du syndicat ?

A l'intérieur, nous participons aux débats de toutes les instances du syndicat, depuis les assemblées de délégués et de syndiqués jusqu'à l'exécutif confédéral. Notre courant est un véritable animateur de ces débats et nous avons obtenu une grande liberté d'expression interne. Les problèmes surgissent avec le droit d'ex-

ETAT ESPAGNOL pression publique; ce droit est concédé dans les statuts, mais seulement à titre individuel. Moi, par exemple, je peux m'adresser à la presse et exposer mon opinion sur n'importe quelle action ou décision de l'exécutif des CCOO ; je peux critiquer publiquement la direction sans que cela comporte, en principe, des problèmes mais nous ne pouvons pas le faire en tant que courant. Alors nous nous arrangeons pour que le courant apparaisse en tant que tel : ainsi, par exemple, quand nous nous adressons individuellement aux média nous le faisons, de fait, comme porte-parole de la Gauche syndicale. Nous organisons aussi des initiatives qui ont des répercussions publiques, comme le Manifeste des 2 000 évoqué plus haut. En Euskadi, la Gauche syndicale édite un bulletin qui est diffusé parmi les membres des Commissions. Nous ne voulons pas que nos opinions soient connues seulement à l'intérieur de nos rangs et encore moins qu'elles restent enfermées entre les quatre murs des salles où se réunit la direction. Nous voulons toucher chaque fois plus de travailleurs ; et nous continuerons à le faire.

• Vous devez donc apparaître en tant que courant tout en évitant le choc avec la bureaucratie.

Oui, mais ce n'est pas toujours possible. Dans les Commissions, comme dans la Confédération générale italienne des travailleurs (CGIL), il existe quelques droits démocratiques qu'il est difficile de rencontrer dans d'autres syndicats européens, mais nous nous heurtons à un problème capital : l'accaparement par le courant majoritaire qui ne tolère pas que la Gauche syndicale prenne la majorité dans aucune des organisations importantes du syndicat. Les expériences sur ce terrain sont très négatives : quand la gauche dirigeait l'Union provinciale de Navarre, en Euskadi, sa direction fut destituée bureaucratiquement ; la même chose s'est passée quand elle dirigeait le syndicat de Giron, la plus importante ville industrielle des Asturies. L'exécutif des CCOO a aussi dissout le syndicat d'une des entreprises de SEAT-VW, la principale entreprise industrielle de l'Etat espagnol, dirigée par la Gauche syndicale. Nous pourrons difficilement aspirer à conquérir la majorité de la direction des CCOO si nous sommes victimes de la répression bureaucratique dans les endroits où nous l'avons déjà gagnée. *

Propos recueillis par José Lopez Avril 1990

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