Le 28e Congrès du Parti communiste d'Union soviétique (PCUS) a débuté le 2 soviétique. Le congrès était initialement prévu pour l'automne, mais la réunion du plénum du comité central (CC) des 5 et 6 février 1990 — qui avait également
Depuis le congrès, les difficultés économiques et les tensions à propos de la mise
Le congrès de tous les dangers juillet 1990, à une époque de changements tumultueux au sein de la société voté l'abolition historique de l'article 6 de la Constitution, abandonnant le monopole politique du PCUS — l'avait avancé de quelques mois.
en place des réformes de marché n'ont fait qu'accentuer la tendance à l'éclatement du Parti.
Poul Funder LARSEN
LES ELECTIONS des niveaux soviets aux local, régional et des républiques durant l'hiver et le printemps 1990 ont donné un coup de fouet à
'"'opposition démocratique" — symbolisée par les nouvelles majorités à Moscou et Léningrad et par l'élection de Boris Eltsine comme président de la République de
Russie, le 29 mai 1990.
Au sein du PCUS, ce courant s'est exprimé sous la forme de plates-formes publiques s'opposant à la politique de la direction centrale — pour la première fois depuis 60 ans. La plus importante d'entre elles était la Plate-forme démocratique
(publiée le 3 mars dans la Pravda) qui regroupait de nombreux intellectuels du parti reconnus, mais n'a pas reçu un soutien significatif de la part des secteurs ouvriers du Parti. Ce regroupement plaidait pour une démocratisation du PCUS et de la société, mais ne formulait pas un projet social et économique unifié, bien que la plupart de ses dirigeants se soient prononcés en faveur de mesures libérales de marché.
Dès son apparition, les défenseurs de la Plate-forme démocratique ont montré une forte impatience quant au régime interne du PCUS et, en mai 1990, certains de ses membres "radicaux" l'ont quittée
— Nikolaï Travkin, entre autres — pour aller fonder le Parti démocratique de Russie.
= Inprecor numéro 314 du 14 au 27 septembre 1990
UNION SOVIETIQUE
Ensuite, la Plate-forme marxiste, issue des Clubs du Parti de Moscou, s'est déclarée (1) ; elle reprenait la plupart des revendications démocratiques présentées par la Plate-forme démocratique, mais critiquait les réformes libérales de marché et mettait l'accent sur l'autogestion dans toutes les sphères de la vie sociale. Ce regroupement était encore plus petit, ne jouissant que de l'appui d'intellectuels et de fonctionnaires de bas niveau du PCUS.
Aucune de ces plates-formes n'a réussi à représenter une proportion importante des délégués au 28e Congrès. Malgré la popularité de certains de leurs dirigeants, sur 4 683 délégués au congrès, la Plateforme démocratique en avait un peu plus de 100, et la Plate-forme marxiste une poignée.
Prédominance des apparatchiks
Malgré une démocratisation prudente des procédures d'élection des délégués — qui donnait un peu plus de poids aux sections locales du Parti, mais continuait à empêcher l'élection des délégués sur des plates-formes —, la majorité des sièges a été conquise par des apparatchiks des secteurs moyens et élevés de l'appareil du Parti, parfois avec des méthodes loin
Début janvier 1990, le PCUS déclarait avoir environ 19 millions de membres — 34,4 % d'employés de l'Etat et du Parti, 20,2 % d'ouvriers, 15 % de paysans, 12,5 % d'intellectuels, les 17,9 % restant n'ayant pas d'activité professionnelle (retraités, etc.) (2). Cependant, lors du congrès, ce tableau était considérablement moins contrasté : les employés du PCUS représentaient 50 % des participants, les fonctionnaires 20% et les ouvriers et les paysans, moins de 10 %.
Cette composition a donné une certaine marge de manœuvre au courant conservateur du Parti. A la mi-juin 1990, la conférence des communistes russes s'est transformée en congrès de fondation du Parti communiste russe (PCR). Ce projet a été mis sur pied par les conservateurs (surtout ceux de Léningrad) qui voulaient se doter d'une nouvelle tribune en utilisant le "réveil national" de la Russie. Le Congrès du PCR, dominé par une rhétorique brejnévienne et des attaques populistes contre la réforme de marché, a élu le conservateur Ivan Polozkov comme président.
Gorbatchev garde le contrôle Pourtant, lors du 28e Congrès, l'équipe Gorbatchev a gardé le contrôle de la situation, imposant son programme pragmatique de libéralisation économique et politique — dont un des ingrédients centraux est la réforme de marché, malgré les échecs de celle lancée par le gouvernement Ryjkov à la fin mai 1990 (3).
Un des aspects du programme de Gorbatchev consiste à minimiser le rôle du PCUS en tant qu'outil central, en faveur de la préservation de son pouvoir bureaucratique dans la société et de son rôle de médiateur entre les différentes strates d'apparatchiks. Dans ce projet, le PCUS garderait sa fonction gouvernementale (qui ne serait plus absolutiste), sans être la principale source de pouvoir pour la direction de l'appareil d'Etat. Ce rôle serait joué par la nouvelle présidence et le conseil présidentiel organisé autour de Gorbatchev (4).
Lors de son discours d'ouverture du Congrès, Gorbatchev a vigoureusement attaqué les conservateurs en déclarant que les problèmes actuels « s'étaient accumulés au fil des décennies ». Il a ensuite présenté les fondements de sa politique : une réforme de marché comprenant le changement de l'ensemble du système des prix et un démantèlement des ministères centraux, un nouveau traité légiférant sur la structure de l'Union et un "renouvellement" du Parti. Ce renouvellement donnerait plus de libertés aux sections locales
1) Voir Inprecorn° 310 du ter juin 1990.
2) Moskovskie Novosti, 8 juillet 1990.
3) Voir Inprecorn° 311 du 15 juin 1990.
4) Tendance confirmée par le fait qu'après le 28e Congrés, de nombreux dirigeants importants, dont Ryjkov, Chevardnadze, lakovlev, Medvedev, Krioutchkov, lazov et Maslioukov ne sont plus présents au bureau politique mais uniquement au conseil présidentiel.
= UNION SOVIETIQUE du Parti et permettrait de présenter des plates-formes; mais il n'a ni évoqué l'éventuelle dépolitisation de l'armée et des services secrets (KGB), ni fait aucune concession significative sur la question des propriétés du PCUS.
L'impasse des conservateurs Malgré leur présence numérique relativement importante lors du congrès, la prestation politique des conservateurs — les forces appelées "antiperestroika" — a été très faible. Ce fut particulièrement manifeste lors du discours de leur nouvelle idole, Ivan Polozkov. Tout en restant dans la ligne du consensus général autour des concepts vagues de perestroika et de "renouvellement", celui-ci a essayé de se démarquer par une rhétorique "marxiste-léniniste" traditionnelle et quelques propositions populistes. Il a mis l'accent sur la protection sociale dont ont besoin tous les groupes menacés par la réforme de marché et a également tenté de jouer la "carte russe" : « Le plus important pour le destin de la Russie c'est l'unité unité du peuple, unité du pays et unité du Parti. » (S)
Polozkov a conclu de manière défensive : « Aujourd'hui, il n'y a pas une seule personne dans cette salle qui soit contre les réformes. Pas une seule qui souhaite un retour au passé. » Mais son discours surprenait surtout par l'absence de toute idée politique pour le futur — il n'a avancé aucune alternative politique à la ligne Gorbatchev.
La position en voie d'affaiblissement des tendances conservatrices au sein du PCUS a été illustrée par l'échec de Ligatchev à l'élection au poste de secrétaire général adjoint. Il n'a reçu que 776 voix contre 3 109 pour Ivatchko, le Premier secrétaire du PC ukrainien présenté par Gorbatchev. A la mi-août, Ligatchev a été mis à l'écart tout comme trois autres membres de la vieille garde — Vorotnikov, Zaikov et Sliounkov (6).
Le congrès a bouleversé de fond en comble les organes dirigeants du Parti, avec, entre autres, le départ de plusieurs représentants des secteurs traditionalistes : seuls 56 membres du vieux CC ont été réélus dans le nouveau qui en compte 412 — et uniquement deux élus de l'ancien bureau politique se retrouvent dans le nouveau, élargi, de 24 (7).
Eltsine a commencé son discours au congrès par une attaque de l'aile conservatrice et de "leur" PCR : « Dans le PCUS, les forces conservatrices bénéficiaient d'un environnement protégé et croyaient donc qu'elles auraient l'occasion de riposter. Cela a été également démaintenant qu'un parti parmi d'autres : « Donc, le principal sujet de discussion dans le congrès n'est pas la question de la perestroïka et de son développement, car elle est résolue par le peuple à l'extérieur de ce bâtiment et par les soviets de députés du peuple. Ce congrès pose avant tout la question du destin du PCUS. » Pour répondre à ce défi, Eltsine a proposé des changements immédiats dans le Parti avec, y compris, le droit pour ses membres de présenter des plates-formes et la dissolution de toutes ses organisations dans l'armée, dans le KGB et dans les institutions de l'Etat.
Intervention iconoclaste
Cette ligne a été appuyée par un autre dirigeant de la Plate-forme démocratique, le directeur de la plus importante des écoles du Parti à Moscou, Choztakovski, qui, dans un discours très brillant, s'est attaqué aux fondements mêmes de la société soviétique : « Oui, le peuple suivi les mots d'ordre des bolcheviques en 1917. Nous continuons à les ressasser sans cesse, 73 ans plus tard : la terre aux paysans, les usines aux ouvriers, le pouvoir aux soviets, la paix pour tous les peuples. Mais nous ne les avons pas concrétisés. La terre appartient à l'Etat, c'est-à-dire qu'elle n'a pas de propriétaire ; les usines appartiennent à la bureaucratie; le pouvoir appartient Parti et la paix entre les peuples n'existe absolument pas. Je vais vous rappeler un autre mot d'ordre d'Octobre : "Du pain pour les affamés". Il prend une nouvelle et tragique actualité. Pourquoi ? » Et, en guise de réponse à sa propre question, Choztakovski a attaqué le "Tchernobyl social" qu'aurait provoqué le PCUS et exigé : « Nous devons déclarer honnêtement : "Peuple d'Union soviétique ! Le Parti regrette profondément ses erreurs ; il ne te forcera plus jamais à te plier à sa volonté, et il te demandera désormais toujours ton avis, au lieu de commettre des abus en ton nom."» Les contradictions entre la majorité du congrès et les idées des dirigeants les plus en vue de la Plate-forme démocratique - optant pour le pluralisme politique, l'économie de marché et la transformation du PCUS en parti de type "parlementaire" — se sont révélées inconciliables (8). Cela conduit, à la fin, au départ de plusieurs "dirigeants démocratiques" connus dont Eltsine, Popov, Sobtchak, Stankevytch et Lyssenko. A la tribune du congrès, Choztakovski a annoncé la création d'un nouveau parti (le Parti du socialisme démocratique) qui doit s'organiser à l'automne 1990. Mais il faut savoir que la Plate-forme démocratique regroupait de nombreux intérêts et courants politiques différents, et que certains de ses membres sont restés dans le PCUS. Il est aujourd'hui hautement improbable que toutes les forces issues de cette plateforme réussissent à se regrouper au sein d'une même organisation.
Bien qu'elle n'ait constitué qu'une infime minorité lors du Congrès, la Plateforme marxiste a réussi à attirer l'attention à cause de son programme et l'un de ses dirigeants, l'économiste Alexandre Bouzgaline, a même été élu au CC du PCUS
Dans son intervention, Bouzgaline a rejeté les solutions tant libérales que con-
5) Les citations d'interventions lors du congrès sont extraites de la Pravda des 8 et 9 juillet 1990.
6) Les conservateurs continuent à détenir une position importante dans de nombreuses organisations du Parti en province, et dans les forces armées. La plupart des 300 délégués de l'armée lors du congrès appuyait les idées des conservateurs, mais pas nécessairement celles du général Makachov, dirigeant du district militaire de l'Oural, qui lors du congrès du PCR a proféré des menaces de coup d'Etat militaire.
7) İzvestias du 16 juillet 1990.
8) Durant le congrès, la Plate-forme démocratique et la Plate-forme marxiste ont réalisé quelques initiatives en commun pour essayer de créer un bloc d'Unité démocratique avec un groupe de jeunes communistes. Après le congrès, le 27 juillet, une déclaration commune des deux plates-formes, à propos de la démocratisation du Parti et de la société, a été publiée.
servatrices à la crise du Parti et de la société. Il a plutôt tenté d'esquisser la perspective d'une réelle démocratisation basée sur l'autogestion : « Un système avec plusieurs partis, le pluralisme, la démocratisation ? Oui, sans aucun doute. Mais si nous n'avons que cela, le pouvoir sera entre les mains de politiciens professionnels. (...)
«Tout cela est nécessaire mais il faut aussi un pouvoir réel pour chaque travailleur. Comment y parvenir ? Il existe une solution, que nous avons connue pendant longtemps : le pouvoir des soviets, à condition qu'ils bénéficient d'une réelle autorité économique, que les questions de logement, de santé, d'éducation et de culture soient sous leur contrôle et leur responsabilité ; à condition que le peuple, et non l'appareil, donne à chacun la possibilité de participer au soviet — et que ce soit le soviet qui décide, par exemple, des conditions de logement et qui fixe les loyers. Pour éviter que le peuple ne soit dépossédé du contrôle des soviets, ces derniers doivent émaner des masses, des organes d'autogestion dans les régions, des collectifs de travailleurs, des clubs de consommateurs et du mouvement écologique.»
Le PCUS sous pression
Pour Bouzgaline, le test décisif pour le PCUS sera sa capacité à intervenir dans les nouveaux mouvements de la société soviétique - particulièrement, le mouvement ouvrier : « Nous devons renforcer la capacité des communistes à travailler dans des organisations de masse démocratiques différentes et pas uniquement dans celles qui revendiquent une orientation socialiste. (...) La Plate-forme marxiste travaille au sein de la Confédération du travail qui, pour parler vite, développe des positions anti-socialistes (9). Mais lorsqu'on suggère à ses membres des mots d'ordre concrets, protégeant les intérêts des gens qui travaillent, ils les appuient. » Pour Bouzgaline, il s'agit de la seule alternative viable à l'isolement croissant du PCUS et à son rejet par la population.
Le président de la Confédération centrale des syndicats, Guennadi Ianaev (10), a repris le même thème, en soulignant : «Camarades, nous avons perdu l'initiative politique. » Il a ajouté : « Il faut que nous ayons un programme spécifique pour intervenir dans les organisations ouvrières, tant officielles qu'informelles. » (11).
La situation des syndicats centraux et de leurs directions est réellement très difficile ; des syndicats indépendants se forment partout ainsi que des fédérations de — Inprecor numéro 314 du 14 au 27 septembre 1990 travailleurs — par exemple, le Congrès indépendant des mineurs, du printemps 1990 — et tous demandent aux ouvriers de quitter le PCUS. La Confédération du travail est ainsi en train de devenir un point de ralliement pour l'opposition.
Sous la pression de la base, la bureaucontrainte d'adopter une ligne indépendante du Parti (12). Ianaev a voulu mettre l'accent là-dessus en attaquant l'attitude « paternaliste et dirigiste » de nombreux organes du PCUS vis-à-vis des syndicats et en soulignant les doutes des syndicalistes quant à la manière dont les réformes sont instaurées, demandant que l'on donne la priorité aux garanties
Un thème récurrent de cette intervention, comme de bien d'autres durant le congrès, a été la pression que la population et les nouveaux mouvements sociaux exercent sur le PCUS. Cela signifie que le centre de gravité politique se situe de plus en plus en dehors du PCUS ; un tendance renforcée par le départ du Parti des dirigeants de la Plate-forme démocrati-
Même durant les onze jours du congrès, qui s'est achevé le 13 juillet, on a assisté à plusieurs manifestations politiques à l'extérieur du cadre du PCUS. A Moscou, le mouvement démocratique a organisé une réunion publique le 3 juillet 1990 et une manifestation tout juste après la fin du congrès (le 15 juillet).
Le défi des mineurs
Mais c'est la journée de grève nationale des mineurs, qui s'est déroulée le 11 juillet 1990 malgré la demande d'annulation du congrès, qui a constitué le défi le plus explicite. Les revendications des comités de grève comprenaient la dépolitisation de l'armée, du KGB et du système légal, la nationalisation des propriétés du PCUS, la démission du gouvernement et la reconstruction des syndicats ; ces exigences étaient proches du programme de la Plate-forme démocratique. Comme durant les mouvements sociaux de l'été 1989, cette grève d'avertissement a prouvé la force extraordinaire des mineurs et leur capacité à se coordonner, malgré les grandes distances géographiques (13).
Depuis la fin du 28e Congrès, les pressions politiques sur le PCUS ont augmenté : la question des propriétés du Parti a été portée devant l'opinion publique ; la nouvelle loi sur la presse, mise en application courant août 1990, a ouvert de nouvelles possibilités aux autres forces politiques. Cette tendance apparaît aussi au niveau du PCUS : durant les six premiers mois de 1990, 27 000 militants ont quitté
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INTERNATi&NALE
TO BE OR NOT TO BE SOCIALIST Le sort de l'URSS:
problèmes politiques et théoriques
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Chèques (35 FF) à l'ordre de PEC. les organisations du Parti à Moscou — en juillet, ce nombre avait déjà augmenté de 19 000 (dont la moitié seraient des ouvriers) (14). En juillet également, 162 750 membres ont quitté le Parti communiste russe, dont 90 000 ouvriers (15).
Malgré cet exode, le PCUS reste encore de très loin la force politique la plus puissante en Union soviétique, tandis que les nouvelles organisations sont encore petites et disséminées. Mais le 28e Congrès a clairement monté que le Parti entrait dans une période de luttes politiques à couteaux tirés. Durant cette période, le nouveau mouvement peut poser un défi sérieux à l'hégémonie du PCUS dans certaines régions — et celui-ci sera obligé de s'engager dans les luttes de la société au risque de connaître le destin de ses malheureux partis frères d'Europe de l'Est.
30 août 1990
9) Voir Inprecorn° 312 du 29 juin 1990.
10) lanaev a quitté la présidence de la Confédération des syndicats après avoir été élu membre du bureau politique, lors du 28e Congrès.
11) Après le congrès, le CC a créé un nouveau département pour la coopération avec d'autres organisations.
12) Certains fronts ouvriers populistes, par exemple le Front uni des travailleurs (FUT), ont des liens avec des secteurs de la bureaucratie syndicale.
13) Il y a plusieurs estimations sur l'importance de la grève. On peut affirmer qu'elle a été massivement suivie dans le Donbass où la plupart des puits étaient bloqués, dans le Kouzbass avec plus de 60 mines ainsi qu'une douzaine d'autres entreprises en grève, tout comme à Vorkouta, dans le Karaganda et dans quelques régions minières de l'Oural et de l'Extrême-Orient.
14) Pravda, 20 août 1990.
15) Sovietskaya Rossia, 19 août 1990.