La première réaction à l'engagement belge dans l'armada impérialiste a eu lieu lors du départ des trois navires démineurs envoyés par le gouvernement. Quelques dizaines de personnes se sont rendues au port de Zébruge, à l'appel de la coalition Arc-en-ciel et des Verts flamands.
Le mouvement de la paix flamand (Vaka-OCV), réel mouvement de masse a organisé, le 10 septembre, un rassemblement de quelques centaines de personnes à Anvers, avec la participation des Verts flammands, de la Gauche unie (parti fédéraliste flamand), du Parti ouvrier socialiste (POS, section belge de la IVe Internationale), du Parti communiste flamand et du Parti du travail belge (formation maoïste).
L'organisation de solidarité Socialisme international (appuyée par le POS) prépare un meeting, pour le 5 octobre, qui devrait constituer la première grande démonstration publique contre l'intervention. Ce meeting, présidé par le syndicaliste J. Irna, réunira notamment René Dumont, le président du mouvement de la paix flamand et celui du mouvement de la paix francophone, un parlementaire écologiste flamand, etc.
La crise du Golfe a stigmatisé la rupture entre les sociaux-démocrates flamands (SP) et le mouvement de la paix dans lequel ils jouaient un rôle très important. En 1987, le SP avait mené une campagne active contre la participation militaire de la Belgique à la précédente escalade dans cette région. Aujourd'hui, comme ses homologues européens, il s'est engouffré dans le soutien de fait à l'intervention impérialiste et se trouve dans une position difficile dans ses liens avec le mouvement de la paix. *