Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ETAT ESPAGNOL

[Réactions internationales : Etat espagnol]

Inprecor n° 315, 28 septembre 1990 · p. 20 · 293 mots

Ce texte n'a pas de titre dans la revue ; le titre entre crochets est le nôtre.

État espagnol

Comme prévu (voir Inprecor n° 314 du 14 septembre 1990), des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes de l'Etat espagnol, le 16 septembre, à l'appel de la structure créée dans l'ensemble du pays contre l'intervention impérialiste dans le Golfe ; 4 à 500 personnes ont défilé à Madrid, plusieurs centaines à Cadix contre le départ des appelés ; quelques jours auparavant, 3 000 personnes avaient manifesté à Barcelone.

Le Comité contre l'intervention s'est élargi. Il regroupe des organisations politiques: la section de la IVe Internationale dans l'Etat espagnol (LCR), le Mouvement communiste (MC), le Parti communiste des peuples d'Espagne (PCPE), les Verts et divers courants écologistes ; des associations de solidarité avec l'Amérique latine, des immigrés marocains, les Chrétiens pour le socialisme, des associations de quartier, de femmes, des associations contre la torture ; des syndicats anarchistes (la CGT et la CNT) ; le Mouvement anti-OTAN et le Mouvement pour l'Insoumission.

Le Parti communiste (derrière son cache-sexe de la Gauche unie) s'est enfin clairement prononcé pour le retrait des troupes impérialistes du Golfe, mais continue à louvoyer. Après avoir participé aux réunions préparatoires de la journée du 16 septembre, il a pris prétexte du mot d'ordre d'appel à l'insoumission mis en avant par plusieurs groupes, pour d'abord refuser de participer à la mobilisation unitaire, puis enfin y être maigrement représenté. Les Jeunesses communistes, en revanche, étaient nombreuses à la manifestation. Le PC est tiraillé entre sa tendance à organiser seul la riposte et tenter de la récupérer, tout en priorisant le jeu parlementaire, et la nécessité de ne pas se couper d'un mouvement de masse qui va croissant et ressemble beaucoup à celui contre l'OTAN : par le rôle de second ordre du PC et la jeunesse des manifestants. *

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