Aux lancé largement n° 319 du 23 novembre 1990). Selon tous les partis de l'opposition, la participation n'a été que d'environ 15%. Or, le gouvernement n'a pas craint d'annoncer des taux extravagants de votants: 75% à Dakar et 90 % dans certaines locala tension s'est aggravée. Début décembre 1990, les lycées étaient en grève et les manifestations d'élèves violemment dispersées. Les étudiants ont tenu des assemblées générales régulières pour lancer un mouvement similaire.
Ce sont maintenant tous les syndicats autonomes (électricité, santé, éducation nationale, enseignement supérieur, postes et télécommunications) qui ont décidé d'entrer dans la contestation. Ils viennent de décider d'une série de
SENEGAL
Grève générale récentes grèves générales : la première, les élections munici-
14 et 15 décembre, puis entre le 18 pales et rurales, et le 22 décembre, et enfin d'une l'appel au boycott grève illimitée, à partir du 9 janvier 1991. Le but est de faire recupar toute l'opposition sénéler le gouvernement et d'obtenir galaise a été assez une baisse des impôts et une baisse des prix de première nécessité, ainsi que de certains produits courants. Le préavis de grève avait été déposé avant les élections municipales, et le gouvernement avait alors fait une première concession, en supprimant une taxe fiscale complémentaire qui représentait une amputation de
5 % des revenus.
C'est donc une épreuve de sociale force sociale importante qui est en train de se dérouler au Sénégal. La coordination des partis d'opposition a décidé de soutenir activement la grève générale et l'idée d'une grève politique de masse fait son chemin ; des appels vont sans doute être lancés aux commerçants et aux transporteurs pour une paralysie totale du pays. Le régime d'Abdou Diouf, membre de l'Internationale socialiste, profondément corrompu et affaibli, semble s'enfoncer dans la crise. *