L'élection présidentielle polonaise a dévoilé et aggravé l'intensité de la crise du processus de transition pacifique au capitalisme ouvert par les accords de la table ronde d'avril 1989. Si Lech Walesa est finalement sorti vainqueur de l'épreuve
LE PRINCIPAL enseignement de ce scrutin est la faiblesse du score réalisé par les candidats issus de la mouvance de Solidarité, tant au premier tour qu'au second, et l'apparition d'un électorat important qui rejette aujourd'hui non seulement le gouvernement SOrtant, mais Solidarité comme institution (voir tableau en p. 4). Lech Walesa, qui avait pourtant pris soin, ces derniers mois, de se démarquer de la politique de Mazowiecki, a pâti du rejet inspiré par celui-ci, assimilé par de larges secteurs de la société à Solidarité.
La politique du gouvernement de Tadeusz Mazowiecki avait heurté de front les deux aspirations fondamentales qui furent à l'origine de la naissance du premier syndicat indépendant en Europe de l'Est, en 1980 : l'aspiration à des conditions de vie décentes et à la démocratie. Déficit social et démocratique
La première année du gouvernement Mazowiecki s'est soldée par l'apparition d'un chômage massif (plus d'un million de chômeurs recensés), une baisse draconienne du niveau de vie (le salaire réel moyen a été réduit d'un tiers) et une chute proportionnelle de la consommation des ménages (27 % de moins au second trimestre 1990, par rapport à la même période en 1989). On estime que 44 % des ménages de salariés et 51 % des ménages de retraités vivent en dessous du seuil de pauvreté (1). L'augmentation des loyers, à la veille du premier tour, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Si la population, un an plus tôt, était prête à payer le prix de la restructuration économique, l'addition présentée par le gouvernement s'est avérée insupportable.
La version de la démocratie "réellement existante" en Pologne depuis un an a également déçu. En plébiscitant, dans des élections partiellement libres, les candidats de Solidarité, en juin 1989, les Polo-
Un roi sans trône
électorale, ses marges de manœuvre et sa légitimité sont réduites.
Cyril SMUGA nais avaient voté contre la dictature et pour la démocratie vue au travers de la seule expérience concrète que l'immense majorité d'entre eux avait connue : la démocratie interne au sein de Solidarité, en 1980-1981. Construite d'en bas, fondée sur l'élection et la révocabilité des responsables, organisée autour de collectifs d'entreprises souverains envers les instances supérieures, offrant les alternatives construites pendant les discussions collectives, cette pratique permettait à chacun d'influencer les décisions.
Au contraire, la démocratie parlementaire issue du compromis de la table ronde a laissé les décisions entre les mains d'une petite élite politicienne (qui plus est, issue à 65 % de la cooptation) d'autant plus autoritaire qu'elle se sentait investie d'une mission historique. Le choc entre cette réalité-là et le souvenir, estompé et idéalisé, de la démocratie vécue en 1980-1981 au sein de Solidarité, a été violent.
L'opinion ouvrière
En s'engageant sur la voie du rétablissement du capitalisme, la direction de Solidarité ne pouvait qu'heurter de front sa propre base sociale, sacrifiée sur l'autel de la création ex nihilo d'une nouvelle bourgeoisie. Une récente enquête sociologique (2) révélait que 62 % des ouvriers considèrent que personne dans le pays ne représente leurs intérêts. Un an plus tôt, l'identification entre les travailleurs et ce qu'ils percevaient comme "leur gouvernement" était totale...
Un des sociologues, auteur de cette étude, explique ainsi l'état actuel de lopinion ouvrière: « Interrogés sur qui influence la politique du gouvernement, les ouvriers citaient le plus fréquemment l'Eglise (60 %) et ensuite les juifs (43%). (...) Cependant, les ouvriers ne sont pas religieux au sens d'une identification avec l'institution hiérarchique de l'Eglise, bien que 97 % d'entre eux se déclarent croyants. La défiance envers l'engagement politique de l'Eglise se développe. D'autre part (...), contrairement à ce que pensent certains politiciens, les ressentiments anti-communistes ne sont pas essentiels dans la conscience ouvrière. Ils restent vivaces, mais ne sont qu'un élément de second, voire de troisième plan. (...) Ce qui choque le plus les ouvriers actuellement, c'est surtout la paupérisation de leur propre groupe social et l'apparition d'une situation où les communistes, la vieille nomenklatura apparaissent de moins en moins comme des ennemis. Cette place est prise par la nouvelle classe moyenne. (...) S'il est apparu une forte appréhension envers le retour des anciennes autorités (...) ces opinions sont géographiquement différenciées. A Varsovie, environs 70% [des personnes interrogées] déclaraient rejeter l'ancien régime, alors qu'en province elles n'étaient qu'entre 50-58 % ».
Seuls 20 % d'ouvriers affirmaient soutenir la politique gouvernementale. Après
1) Estimé, au second trimestre 1990, à 400 000 zlotys mensuels par personne (soit 210 FF). Voir Particle de Janusz Rowicki dans Slowo Powszechne du 27 novembre 1990.
2) Les informations sur les résultats de cette enquête, réalisée en octobre par l'équipe du professeur Leszek Gilejko, sont tirées de l'interview donnée par un de ses collaborateurs, le Dr Juliusz Gardawski au quotidien Zycie Warszawy, du 27 novembre 1990. Cette enquête constitue la répétition d'une enquête similaire menée en 1987 par la même équipe et autorise donc les comparaisons.
plus d'un an de propagande intensive assimilant la propriété privée à "l'économie naturelle", 60% de travailleurs déclarent vouloir rester dans une entreprise étatique et seulement 12 % se prononcent en faveur de la privatisation.
Notons que, si les salariés valorisent la petite propriété marchande (artisans et petits commerçants), ils rejettent la « nouvelle classe moyenne », assimilée à leurs yeux « aux spéculateurs et magouilleurs qui s'enrichissent indûment et qui finiront par réduire les ouvriers à l'état de classe inférieure ». Ainsi, après une année d'expérience de la transition vers le capitalisme, une partie considérable des travailleurs est en train de prendre conscience que la place occupée jusqu'alors par leur propre classe au sein de la société est menacée. Cette prise de conscience augure mal de l'avenir de la restauration capitaliste en Pologne.
Pays légal et pays réel
Tadeusz Mazowiecki avait centré sa campagne électorale sur la défense de sa politique menée jusque-là et sur la mise en valeur des soutiens dont lui et son équipe disposaient auprès de la bourgeoisie mondiale (3), en revanche, celle de Lech Walesa tenait compte de l'éloignement de larges secteurs de la société par rapport à la politique du gouvernement. Il a ainsi répété tout au long de ses meetings que son programme serait celui que ses électeurs voudraient. Devant l'ampleur du mécontentement, la direction Walesa de Solidarité avait également lancé une campagne de dénonciation des "sociétés anonymes nomenklaturistes", massivement établies par les directions d'entreprises, et qui jouent un rôle d'intermédiaire obligé entre le secteur étatique et le marché. Ces compagnies privées vivent en parasites du secteur étatique et constituent une source importante d'accumulation capitaliste primitive ; faisant preuve d'un grand dynamisme, elles ont été tolérées par le gouvernement Mazowiecki. Lech Walesa a promis de les liquider, mais le pourra-t-il sans remettre en cause la stabilisation de la "nouvelle classe moyenne" et les avancées de la restauration capitaliste en Pologne ?
Convaincu de l'emporter, le président de Solidarité s'est cependant employé à se ménager des passerelles avec l'entourage du Premier ministre. Cette dualité de prises de position s'est finalement retournée contre lui : son statut de dirigeant syndical symbolique ne lui a pas assuré le soutien massif des travailleurs qu'il escomptait. Et, surtout, il a dû affronter au second tour le candidat anti-Solidarité, Stanislas Tyminski, un entrepreneur reve-
Résultats de l'élection présidentielle *
1er tour 2e tour Lech Walesa 23.85 39,65 Tadeusz Mazowiecki 10,79 Leszek Moczulski (KPN) 1,49 -Roman Bartoszcze (PSL) 4,27 -Stanislaw Tyminski 13,78 13,35 Wlodzimierz Cimoszewicz (SDRP - ex-POUP) 5,49 Abstentions et votes nuls 40,31 47,00
* Tous les pourcentages sont calculés à partir du nombre d'inscrits et non, comme l'a en général fait la presse, en fonction des suffrages exprimés. Au second tour, Leszek Moczulski (KPN — petit parti nationaliste dont le candidat se présentait commepartisan acharné de l'indépendance) et Wlodzimierz Cimoszewicz (SDRP - ex-POUP) n'avaient pas donné de consigne de vote en faveur d'un des candidats restant en lice les autres éliminés appelant, avec une ardeur inégale, à voter pour Walesa.
Au premier tour les candidats ont obtenu : L. Walesa : 6 569 889 voix ; S. Tyminski : 3 797 605 voix ; T. Mazowiecki : 2973 264 voix ; W. Cimoszewicz 1 514 025 voix ; R. Bartoszcze : 1 176 175 voix ; L. Moczulski : 411 516 voix. 11 123 151 électeurs se sont abstenus ou ont voté nul. nu du Pérou et du Canada, d'autant plus libre de se livrer à la démagogie, qu'il ne disposait même pas d'un embryon de mouvement politique.
Celui-ci a mis en avant sa propre réussite sociale pour flatter les aspirations de tous ceux qui, en Pologne, ne comprennent pas pourquoi les avancées vers le capitalisme ne leur procurent pas l'opulence. Il a attaqué durement le Fond monétaire international (FMI) dont il se plaisait à décrire les effets en Amérique latine. Il s'en est pris à Jeffrey Sachs, conseiller du gouvernement polonais et adepte de l'école économique néo-libérale de Chicago, dont il racontait les exploits boliviens et, en particulier, le rôle dans l'instauration de l'état d'exception dans ce pays. Il se présentait comme le défenseur d'une voie polonaise et nationale vers le capitalisme, à l'opposée de Tadeusz Mazowiecki vendu, selon lui, à l'impérialisme. Enfin il déclara soutenir toutes les grèves en cours, seul moyen, selon lui, d'empêcher que la substance nationale ne soit dépecée par les vautours impérialistes. Il a fini par accuser Walesa d'avoir trahi les idéaux de Solidarité et a déclaré être en contact avec
Marian Jurczyk, dirigeant syndical historique de Szczecin, aujourd'hui à la tête d'un petit syndicat issu d'une scission de Solidarité — "Solidarité 80".
Si Tyminski est parvenu ainsi à occuper le vide apparu en Pologne après Tadoptiond une orientation pro-capitaliste par les dirigeants de Solidarité, il est peu probable qu'il puisse (voire qu'il veuille) structurer au sein d'un mouvement l'électorat qui lui a fait confiance (4).
Dans l'ombre du phénomène Tyminski, les quelques 1,5 million de voix que Wlodzimierz Cimoszewicz a réussi à regrouper sur son nom font pâle figure. Pourtant, le candidat présenté par la Social-démocratie de la République de Pologne (SDRP), organisation héritière du Parti ouvrier unifié polonais (POUP), n'en espérait pas tant.
En disparaissant de la scène politique, en janvier 1990, le parti dont le général Jaruzelski fut le premier secrétaire avait légué son appareil à la SDPR, ainsi que sa faillite politique et morale. Héritière officielle, la SDPR a dû faire face à la fronde d'une Union social-démocrate de Tadeusz Fiszbach, qui rejoignit très vite le giron de Lech Walesa. De même, l'organisation syndicale OPZZ, fondée sous le couvert de la loi d'exception, en 1984, a tenté de voler de ses propres ailes, en appelant à voter en faveur de Mazowiecki ou de Cimoszewicz.
Le programme électoral de Cimoszewicz était marqué par sa crainte d'être marginalisé. Se prononçant en faveur d'une « indispensable privatisation d'une large part du capital productif » (5) et de la nécessité de « poursuivre la transformation marchande de l'économie », il précisait : « Dans le secteur de la propriété étatique, il faut maintenir les richesses naturelles, l'industrie lourde, l'industrie de la Défense et aussi une partie d'autres entreprises.» Fait significatif, les travailleurs n'apparaissaient dans son programme que comme de futurs actionnaires des entreprises, et toute référence à l'autogestion ouvrière en était absente.
Devançant Roman Bartoszcze, Cimoszewicz a également provoqué une crise au sein du Parti paysan polonais (PSL),
3) Ainsi, par exemple, le 22 novembre, Gazeta Wyborcza rendit public le contenu d'une lettre de Bush à Mazowiecki, annonçant son intention de soutenir l'annulation partielle de la dette extérieure polonaise et réaffirmant son admiration pour les réformes entreprises par le gouvernement polonais. « Il est évident que leur poursuite est la condition essentielle de la réduction de la dette = commenta le quotidien d'Adam Michnik.
4) Selon l'institut de sondages allemand INFAS, 30 % des jeunes de moins de 24 ans et 26,5 % des ouvriers qui ont pris part au second tour de la présidentielle ont apporté leurs suffrages à Tyminski, qui réalise ses meilleurs scores dans les régions les plus touchées par la crise.
5) Toutes les citations du programme de Cimoszewicz sont tirées de son texte "Démocratie et justice" paru dans le quotidien de la SDRP, Trybuna, le 19 novembre 1990.
issu de la fusion entre un secteur du parti agrarien, issu de Solidarité paysanne, et l'appareil de l'ancien parti agrarien satellite du POUP, le ZSL. Ce dernier commence à remettre en cause le choix effectué et la place accordée à ses alliés venus de Solidarité.
Crise de Solidarité sur fond de grèves
Témoins du malaise social dont l'ampleur avait été révélée par les élections, des mouvements de grève d'ampleur nationale ont paralysé les houilleres et les transports urbains à la veille du premier tour. Ces grèves dures, lancées en général spontanément et bénéficiant du soutien des commissions d'entreprises de Solidarité ainsi que des structures de l'OPZZ, avançaient des revendications matérielles mais affirmaient aussi — et de façon croissante — la dignité ouvrière, bafouée par la politique gouvernementale. Dans trois mines de charbon, des équipes ont entrepris des grèves de la faim. Ces mouvements ne se sont éteints qu'entre les deux tours, après que les travailleurs ont obtenu une satisfaction partielle de leurs revendications salariales.
Les coordinations nationales de Solidarité des transports urbains et des mines ont soutenu les grèves contre l'avis de la direction nationale du syndicat (6), qui a réagi avec dureté. Le présidium de la Commission nationale a demandé, le 20 novembre, à la direction du syndicat de rayer du registre ces deux structures de branches, de licencier leurs permanents, de suspendre leur financement et a exigé l'arrêt de toutes les grèves et négociations salariales menées sans son mandat écrit.
Le lendemain, lors de la réunion de la commission nationale des houilleres de Solidarité, à Katowice, le climat était à la fronde. L'idée de se séparer de Solidarité
• n° 283 du 6 mars 1989
Autour de la table ronde
• n° 287 du 1 mai 1989
Un double saut dans l'inconnu
• n° 292 du 4 septembre 1989
Les conséquences d'une faillite historique
Les caisses sontvides
• n° 294 du 2 octobre 1989
Entre démocratisation et austérité Mazowiecki vu par sa base
• n° 301 du 26 janvier 1990
La bombe à retardement et de fonder un nouveau syndicat - "So-
- fut avancée. Le dirigeant des mineurs de Solidarité, Andrzej Lipko, interrogé par Gazeta Wyborcza ne mâchait pas ses mots : « Il est question d'envoyer des autobus de mineurs à Varsovie et d'organiser des piquets là-bas. A mon avis il y a une erreur d'adresse.
(...) Les bus devraient aller à Gdansk, à la Commission nationale [de Solidarité], car c'est elle qui devrait se préoccuper [du sort] de ses militants. Depuis six mois, le gouvernement ne satisfait pas nos revendications et la Commission nationale n'a rien fait depuis pour nous aider » (7).
Il ne s'agit pas de la première tentative de "normalisation" de Solidarité entreprise par sa direction. La
Commission nationale a également déclaré que l'Entente nationale des commissions d'entreprises, plus connue sous le nom de Réseau (8), « a dépassé les droits statutaires accordés aux ententes des commissions d'entreprises en créant son propre bureau électoral national et en tentant de créer sa propre repré sentation parlementaire ». La résolution adoptée par la direction nationale du syndicat rejette également la demande du Réseau de « constituer un Conseil social des transformations de la propriété », pour surveiller les activités gouvernementales sur ce terrain (9). Dans la foulée, la tenue d'une réunion nationale du Réseau a été
Le choc électoral ne pourra qu'agraver la crise de Solidarité. Car c'est à la fois l'absence d'indépendance du premier syndicat autonome d'Europe de l'Est envers le gouvernement et l'orientation pro-capi-
La Pologne dans Inprecor
(depuis la Table ronde *)
• n° 308 du 4 mai 1990
Le grand écart de Solidarité
• n° 311 du 28 juin 1990
Les cheminots roulent contre l'austérité
• n° 315 du 28 septembre 1990
La rançon des espoirs déçus
• n° 318 du 9 novembre 1990
Ni le marteau, ni l'enclume
DOCUMENT
• Ces articles sont de Cyril Smuga.
taliste de sa direction qui sont sanctionnées. La question d'une représentation parlementaire des structures de base des travailleurs est posée par beaucoup de structures d'entreprises par leurs coordinations. En même temps, c'est la question d'un programme économique alternatif à celui imposé par le FMI qui commence à être discutée. Pour Jozef Pinior, porte-parole du Comité de coordination inter-entreprises (10) :« Le résultat des élections constitue le dernier avertissement qui nous a été adressé ; si dans les élections parlementaires une plate-forme ouvrière de Solidarité n'apparaît pas, ce sera la fin du syndicat issu d'août 1980. » Lech Walesa et la direction syndicale qu'il a forgé ne pourrons pas tolérer à l'avenir le statut démocratique de Solidarité, issu de la tradition de l'auto-organisation. Placé "en réserve de la République" après la constitution du gouvernement Mazowiecki, il pouvait mettre en balance son immense autorité lorsque des mouvements sociaux menaçaient de déstabiliser le pouvoir — et il le fit à plusieurs reprises.
Elu président et placé ainsi en première ligne, il n'aura plus de recours en la personne d'un dirigeant syndical jouissant d'une autorité comparable à la sienne. S'il poursuit, comme il l'a annoncé, la politique économique entamée par Mazowiecki, il devra soumettre le syndicat, au risque de le voir emporté par le tourbillon des scissions (11). *
16 décembre 1990
6) Il faut noter qu'une situation similaire a eu lieu au sein de la centrale rivale OPZZ, dont le président, Alfred Miodowicz, avait dénoncé le mouvement, alors que les directions des branches ont adopté une attitude de compréhension envers les grévistes et ont tenté de prendre des initiatives - notamment en organisant une manifestation des mineurs à Varsovie.
7) Gazeta Wyborcza du 22 novembre 1990.
8) Sur la création du Réseau, voir Inprecor n° 315 du 28 septembre 1990.
9) Cité d'après Tygodnik Solidarnosc n° 45 du 16 novembre 1990.
10) Les positions de cette tendance syndicale minoritaire apparue en Basse-Silésie, qui regroupe à l'heure actuelle 16 commissions d'entreprise de Solidarité, comptant au total environs 20 000 membres, ont été présentées dans Inprecor n° 318 du 9 novembre 1990.
11) Cela d'autant plus qu'il semble que certains dirigeants du ROAD — parti créé par les amis d'Adam Michnik et de Jacek Kuron — sont tentés par la constitution d'un mouvement syndical corporatiste qui recruterait parmi la mince couche de salariés les mieux payés. Le danger de scission ne vient donc pas seulement des secteurs révoltés de Solidarité.