Bosnie-Herzégovine, les nationalités musulmane et croate voudraient que cette république se proclame également Etat souverain, mais, pour l'instant, les Serbes de Bosnie s'y refusent. Les deux dernières unités fédérales, la Vojvodine et le
Slobo sur la corde raide
L'article ci-contre a été rédigé avant les émeutes du 9 mars 1991 en Serbie (voir Inprecor n° 326 du 15 mars 1991), qui ont marqué un infléchissement possible de la situation politique yougoslave : la montée d'une opposition de masse au pouvoir de Slobodan Milosevic (Slobo) en Serbie même. Au-delà des revendications immédiates d'un pluralisme des médias, l'enjeu de l'éclatement du front serbe concernait la possibilité même d'une négociation entre différentes républiques sur l'avenir et les formes de l'union. Le risque majeur, qui s'est très concrètement profilé pendant quelques jours, est celui d'une action de l'armée, soutenant, au moins pour une partie substantielle de cette dernière, directement une intervention dirigée par Milosevic contre les autres républiques, par-dessus les pouvoirs de la fédération avec, à la clé, une guerre civile immédiate (1).
Le danger demeure. Une telle intervention risque de se produire si Milosevic se sent légitimé et soutenu par une population serbe unanime. Or, les oppositions — y compris celle des nationalistes du Mouvement pour un renouveau serbe de Draskovic (de tradition royaliste antifasciste) (2) - perçoivent de plus en plus Milosevic non pas comme le garant du maintien de la Yougoslavie, mais, au contraire, comme le principal facteur d'éclatement et d'affrontements civils. Le fait que l'armée se soit finalement pliée (provisoirement peut-être) au pouvoir de la présidence collégiale, le fait aussi qu'après avoir démissionné le président serbe ait réintégré son poste à la tête de cette présidence et, enfin, la rencontre récente entre Milosevic et Tujman (le président de la Croatie) sont autant de manifestations de l'affaiblissement du pouvoir absolu de Milosevic.
Les différents gouvernements républicains se sont donnés deux mois pour conclure un accord et la venue d'un Croate à la tête de la présidence de la fédération à partir du 15 mai, est perçue comme une échéance possible pour une nouvelle tentative d'intervention de l'armée
Mais la Yougoslavie ne pourra pas être maintenue de force. *
Catherine VERLA 28 mars 1991
1) Théoriquement, c'est la présidence collégiale de la fédération qui dirige l'armée.
2) Lors de la Seconde Guerre mondiale, deux fronts de résistance antifasciste se sont formés en Yougoslavie. L'un, dit démocratique, était lié aux alliés et soutenait le pouvoir royaliste en exil ; l'autre était dirigé par les communistes.
La lente agonie de la fédération
Ceux qui avaient prédit que Milosevic allait enterrer la
Yougoslavie ont eu raison. Un an après l'éclatement de la
Ligue des communistes yougoslaves (LCY, ancien Parti communiste) (1), la fédération elle-même est au bord de l'éclatement. Malgré sa rhétorique fédéraliste, la Serbie a entamé ce processus en novembre 1990, avec l'adoption de sa nouvelle Constitution ; elle a été suivie en février 1991 par la Croatie et la
Slovénie ; la Macédoine fera sans doute de même prochainement. Le
Monténégro a juré de rester fidèle à la Serbie quoi qu'il arrive. En
Kosovo, ont été absorbées par la Serbie (certains Monténégrins craignent de subir le même sort).
Michele LEE
• LA POLITIQUE de fer de la Serbie au Kosovo
(2) a conduit cette province à faire sécession et à se proclamer "république souveraine" au sein de la Yougoslavie. Cependant, la
Slovénie, la
Croatie et la
Macédoine et, dans une moindre mesure, la Bosnie-Herzégovine, partent du principe qu'actuellement les négociations concernent les six républiques existantes, excluant donc pour l'instant la Vojvodine et le Kosovo des discussions sur le futur de la Yougoslavie. Cela contribue à développer, parmi les Albanais du Kosovo, le sentiment qu'ils feraient mieux de chercher une unification avec l'Albanie.
La Serbie a modifié la Constitution fédérale, non seulement en annexant ces deux provinces, mais aussi en affirmant que tout nouveau règlement politique concernerait non pas les provinces ou les républiques, mais les nations des Slaves du Sud. Selon la Serbie, les frontières intérieures de la Yougoslavie sont administratives et non politiques ; cette république se donne donc le droit de représenter tous les Serbes, quelque soit leur lieu de résidence. C'est ainsi qu'elle s'est publiquement engagée à annexer des parties du territoire de la Croatie et de la Bosnie-Herzégovine — et, éventuellement aussi, de la Macédoine —, si la fédération actuelle était remplacée par une structure d'Etat plus faible (3). En expliquant que tous les Serbes désireraient vivre dans un seul Etat, elle a encouragé les mouvements sécessionnistes serbes dans ces républiques. En Croatie, cela a même pris la forme de la lutte armée : attaques de postes de police locaux, barrages de routes et de voies ferrées, formation de milices armées, distribution de propagande férocement anti-croate, elc. Ainsi, la guerre civile, n'est plus une perspective lointaine : après avoir commencé au Kosovo, elle se répand maintenant en Croatie. En Bosnie-Herzégovine aussi, les nationalistes serbes ont instauré des structures de pouvoir parallèles à l'Assemblée et au gouvernement locaux. Le slogan « Une nation serbe, un Etat serbe », va bien sûr à l'encontre de l'octroi de droits similaires aux autres nationalités ; voilà pourquoi la politique de la Serbie conduit le pays tout entier vers la guerre civile.
Hormis les six républiques, deux au. tres agents sont actifs sur la scène yougos-
1) Voir Inprecorn° 303 du 23 février 1990.
2) Voir Inprecorn° 307 du 20 avril 1990.
3) Un éventuel empiètement de la Serbie sur la Macédoine serait contesté par la Bulgarie. Le gouvernement bulgare a récemment publié une déclaration où il s'engage à reconnaître une Macédoine souveraine, si tel était le choix du Parlement de cette république, et à abandonner toutes ses prétentions sur ce territoire.
= lave : l'armée et le gouvernement fédéral dirigé par Ante Markovic. Les ministres fédéraux de la Défense et de l'Intérieur, le chef d'état-major de l'armée et plusieurs généraux en service ou à la retraite viennent de former un nouveau parti, la Ligue des communistes-Mouvement pour la Yougoslavie (LC-MY), dont la colonne vertébrale est l'« armée yougoslave et ses officiers supérieurs, en tant qu'institution et en tant que citoyens ». Son but est de « devenir la force politique la plus puissante d'ici cinq ou six mois ».
Le parti des militaires
Le sommet de l'armée a vécu l'éviction des communistes du pouvoir dans certaines régions du pays comme une trahison: « Dans certaines républiques yougosla ves, les "démocraties" anticommunistes ont remporté les élections, en partie à cause des trahisons des directions communistes locales. Il est primordial d'épurer notre parti de ces gens, notre parti qui est dirigé par nos officiers supérieurs. Il ne faut pas répéter les erreurs commises dans un passé récent ; nous devons liquider la cinquième colonne dans nos rangs. » L'armée a formé une alliance avec la Serbie qui, à long terme, compte sur les forces conservatrices d'Union soviétique (en particulier l'armée soviétique) pour sauver le « communisme et la société socialiste » et donc résoudre une autre question primordiale :« La poursuite du financement de l'armée yougoslave, que les forces hostiles ont interrompu ou menacent d'interrompre. » L'intransigeance actuelle de la Serbie est directement liée à l'appui militaire yougoslave.
Pour sa part, le Premier ministre Ante Markovic jouit de l'appui de l'Occident, qui craint la perspective d'un éclatement total de la Yougoslavie. L'atout majeur de l'Ouest est le Fonds monétaire international (FMI), sans la bonne volonté duquel le pays s'effondrerait économiquement, de manière quasi instantanée. Selon Markovic, le pays doit choisir entre lui et les généraux. Mais son plan visant à rassembler la fédération autour d'une réforme économique commune a buté contre l'entêtement des différentes républiques et contre l'incohérence croissante de l'espace économique yougoslave. Markovic s'est retrouvé dans le rôle ingrat de responsable de la Yougoslavie (4) — tâche qu'il a d'ailleurs remplie avec un certain sée.
SLOVENIA
7%
Ljubljana
Zagreb
CROATIA
18%
BOSNIA AND
HERZEGOVINA
16%
Sarajevo
Dubrovnik
MONTENEGRO
2%
Répartition de la population yougoslave entre les républiques.
futur de la Yougoslavie, ressemble à s'y méprendre à celui du dernier congrès de la LCY, en février 1990.
Les forces centrifuges bie de Milosevic (flanquée d'un Monténégro impuissant) qui espère décider du destin de la fédération, uniquement grâce à la force que lui confère la supériorité numérique serbe, et prête à enclencher une guerre civile si elle est battue à la table des négociations (5). Etroitement liée à cette république, il y a l'armée, qui ne craint pas uniquement une vague anticommuniste, mais également la perte de ses privilèges matériels — en termes budgétaires, et par le démantèlement du complexe militaro-industriel - que seul un
Etat centralisé peut éviter.
convaincues qu'elles tireront plus d'avanbrio. C'est surtout lui qui, dans la nuit du 25 au 26 janvier 1991, a réussi à prévenir une intervention militaire en Croatie qui, si elle avait réussi, aurait conduit à l'introduction d'un pouvoir militaire dans le reste de la fédération, donnant probablement lieu à une guerre civile générali-
Certains pensent que la politique yougoslave va retomber dans un conflit national permanent, tel celui qui caractérisait le pays avant la Seconde Guerre mondiale. C'est en partie vrai : aujourd'hui, la vie politique est cristallisée avant tout par les questions nationales, ce qui n'a rien de nouveau. Le compte-rendu de la rencontre de février 1991 entre dirigeants fédéraux et républicains, qui a discuté du
VOJVODINA 8% Novi Sad Danube Belgrade SERBIA 36% Titograd Pristina KOSOVO 6% • Skopje MACEDONIA 7%
Dans cette mosaïque, on trouve la Serment.
La Slovénie et la Croatie, qui sont mars 1991.
tages de la transition au sein d'une association plus relâchée, perçoivent cependant la fédération comme une protection indispensable contre les agressions serbes. La Bosnie-Herzégovine et la Macédoine occupent une position intermédiaire, écartelées entre la peur d'une Yougoslavie dominée par les Serbes et celle d'une dissolution de la fédération. La rencontre de février entre les dirigeants des différentes républiques s'est terminée exactement comme le XIVe Congrès de la LCY : la Croatie et la Slovénie ont quitté la salle ; la Serbie a fait pression pour que la réunion continue sans elles; et la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine ont voté le report de la rencontre à un moment plus opportun. Ensuite, plusieurs réu-
Unions de la présidence ont également été sabotées par les Serbes. Mais, c'est plus facile de dissoudre un parti qu'un Etat. Les assemblées des républiques peuvent proclamer leur souveraineté totale, mais aucune ne veut être la première à quitter la fédération ; le coût politique et économique d'une telle décision unilatérale serait trop élevé. Les Slovènes ont inventé un nouveau terme - "dissociation" — pour décrire ce qu'ils aimeraient voir se produire; l'association yougoslave existante devrait être dissoute et remplacée par une nouvelle. Si le calendrier politique est respecté malgré les événements, deux dates seront cruciales: le 15 mai et le 30 juin 1991. Le 15 mai, le représentant croate à la présidence fédérale devrait remplacer la Serbie à la tête de l'Etat pour un an ; le 30 juin est la date butoir donnée par la Slovénie pour qu'un accord négocié inter-yougoslave soit trouvé. Si aucun compromis n'est trouvé d'ici là, la Slovénie, suivie de la Croatie, ont annoncé qu'elles feraient sécession unilatérale-
La disparition de la LCY a signifié la fin de la protection minime dont bénéficiait la classe ouvrière depuis 1945. Cependant, ses acquis étaient déjà devenus très sommaires dans une situation explosive. L'introduction de la loi martiale au Kosovo, en 1981, a été suivie, dans l'or-
4) Cet article a été rédigé avant la démission, le 15 mars 1991, du président serbe de la fédération, Jovic, suite aux manifestations et à la crise qui ont secoué la Serbie en mars. Le 20 mars, il a repris sa place et Milosevic, après avoir déclaré qu'il ne • reconnaissait plus aucune décision de la prési dence » est finalement revenu à la présidence élargie
5) Voir Inprecor n° 316 et 326 du 12 octobre 1990 et du 15
Inprecor n° 327 du 29 mars au I1 avril 1991 =
dre, par la tentative de réintroduire une censure stricte ; l'échec d'une initiative visant à ouvrir un débat parmi les membres du parti ; le procès de six intellectuels de Belgrade à partir de fausses accusations ; la légitimation d'un nationalisme menaçant en Serbie; la tolérance officielle (en Serbie toujours) d'attaques très violentes contre la politique des nationalités de la LCY ; le procès de quatre intellectuels slovènes devant une cour martiale ; des putschs en Vojvodine, au Kosovo et au Monténégro; et le bain de sang au Kosovo.
Sur les ruines de la LCY
La classe ouvrière industrielle et les travailleurs du secteur public ont répondu à l'impuissance de la direction face à la crise économique croissante par des grè ves : entre 1980 et 1985, leur nombre a doublé, passant de 235 à 696 ; atteignant 851 en 1986, puis 1685 en 1987. Cette année-là, Milosevic est arrivé au pouvoir en Serbie et l'armée a commencé à s'agiter. Dans le même temps, les républiques de l'Ouest ont choisi une alternative démocratique : en 1988, la Slovénie légalisait tranquillement l'opposition ; en 1989, les ligues des communistes croate et slovène se prononçaient pour des élections pluralistes — ce que le parti des militaires a décrit comme une "trahison". Or, selon les termes d'Ivica Racan, leader de la Ligue des communistes de Croatie (rebaptisée Parti du changement démocratique), la LC a tout simplement rendu son mandat au peuple.
Les élections de 1990, auxquelles se sont présentés plusieurs partis, n'ont pas conduit à une rupture radicale avec le passé. En Serbie et au Monténégro, les partis communistes au pouvoir ont été élus avec des majorités écrasantes. En Slovénie, une coalition non communiste, DEMOS, a remporté les élections, mais le dirigeant du Parti du changement démocratique, Milan Kucan, est devenu président de cette république. En Macédoine, aucun parti n'a obtenu la majorité absolue ; et, malgré l'importante démonstration de force du mouvement nationaliste, l'assemblée de Macédoine a choisi comme président Kiro Gligorov, un vieux communiste. En Croatie, le principal parti nationaliste — l'Union démocratique croate (HDZ) — a remporté presque les deux-tiers des sièges, mais les ex- communistes ont conservé des postes clés — dont celui de président. Le président de Croatie, Franco Tujman, a donc pu déclarer récemment qu'il y avait plus d'anciens partisans de 1941 (6) au parlement croate que dans tout autre assemblée yougoslave. Ce n'est qu'en Bosnie-Herzégovine que les partis nationalistes ont franchement emporté les scrutins. En fait, ces élections ont ressemblé à un recensement ; les Croates ont voté pour l'HDZ, les Serbes pour le Parti démocratique serbe et les musulmans pour le Parti d'action démocratique (PAD). Au Kosovo, les Albanais ont refusé de prendre part au scrutin, car ils se sont déclarés indépendants de la Serbie en novembre 1990 ; ils demandaient des élections démocratiques de leurs propres institutions.
La classe ouvrière dans la bourrasque
Mis à part certains éléments de continuité, le sentiment d'une dislocation politique gagne du terrain, à cause des effets combinés du changement d'administration, du démantèlement du système socioéconomique précédent et de l'ampleur de la récession économique. Quoi qu'il advienne de la Yougoslavie, il est certain que la situation continuera à être instable dans les années à venir. Cela est tout d'abord dû au vide de pouvoir qui a s'est créé à la base même de la société yougoslave, et à une absence quasi-totale de partis représentant les travailleurs. Le démantèlement du système, basé sur la propriété sociale, et la hausse vertigineuse du chômage dans l'industrie ont dramatiquement affaibli la classe ouvrière;
commence à peine à s'organiser au niveau syndical. Sa résistance est pour l'instant détournée par l'exacerbation des questions nationales, au moment même où l'état de tension permanente profite aux tendances autoritaires qui, tôt ou tard, s'en prendront aux travailleurs. C'est pourquoi un règlement politique rapide et démocratique, au niveau de toute la Yougoslavie, est essentiel pour les salariés de ce pays.
Le plus grand obstacle à une telle solution a été le régime de Slobodan Milosevic. Voici comment un hebdomadaire indépendant de Belgrade, Vreme, décrit sa tactique (7) : « Milosevic est, sans aucun doute, la figure centrale des négociations en cours, non pas à cause de ses contribu-
=
Nationalités imbriquées
Six républiques
Serbie : 86 361 km? ; 9,9 millions d'habitants dont 66,4 % de Serbes, 19,6 % d'AIbanais et 2,3 % de Croates
Capitale : Belgrade (qui est aussi la capitale fédérale).
Slovénie : 20 251 km2; 1,9 million d'habitants dont 90,5 % de Slovènes, 2,2 % de
Serbes et 2,9 % de Croates.
Capitale : Ljubljana
Croatie : 56 538 km? ; 4,6 millions d'habitants, dont 75,1 % de Croates et 11,5 % de
Serbes. Capitale : Zagreb.
Bosnie-Herzégovine : 51 129 km? ; 4,4 millions d'habitants dont 39,2 % de musulmans, 32,2 % de Serbes, 18,4 % de Croates. Capitale : Sarajevo.
Macédoine : 25713 km? ; 1,9 million d'habitants dont 67% de Macédoniens,
19,6 % d'Albanais et 2,3 % de Serbes.
Capitale : Skopje.
Monténégro : 13 812 km?
; 632000 habitants dont 68,5 % de Monténégrins, 13,4 % de Musulmans, 6,5 % d'Albanais et 3,3 % de
Serbes. Capitale : Titograd.
Deux provinces autonomes
Kosovo : 10 887 km? ; 2 millions d'habitants, dont 90 % d'Albanais
Capitale : Pristina.
Vojvodine : 21 506 km? ; plus de 2 millions d'habitants dont 55,8 % de Serbes et
21,7% de Hongrois. Capitale : Novi Sad tions ou de ses initiatives, mais à cause de son opposition obstinée à tout dialogue et de son désir évident d'empêcher tout accord. (...) Milosevic accepte de participer aux discussions [inter-yougoslaves] à reculons et uniquement sous la pression de l'opinion publique intérieure el internationale, mais il est persuadé que ses objectifs ne se réaliseront pas de cette façon. Les événements récents ont renforcé la souveraineté des républiques et la légitimité de leurs frontières, tandis que les présidents des républiques agissent de plus en plus comme des égaux [de Milosevic].
» Milosevic, qui manque de tout savoir-faire en matière de diplomatie et de négociations, récolte aussi les fruits amers d'une politique qui, pendant trois ans, a fait de la Serbie le partenaire le moins désirable de Yougoslavie. A part
6) L'armée des partisans, dirigée par Tito, organisa une guérilla permanente contre l'occupant allemand à partir de
1941. Ce fut l'ossature de la LCY.
7) Vreme, 4 mars 1991.