Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

UNION SOVIETIQUE

Les oubliées de la perestroïka

Inprecor n° 329, 26 avril 1991 · p. 27 · 328 mots

URSS et Russie Femmes

l'occasion aux femmes soviétiques de parler abondamment de leurs problèmes ; la position des femmes dans la société est devenue un sujet de discussion publique important, les femmes se sont exprimées avec une franchise rarement atteinte dans les médias occidentaux. Ainsi, en

1988, les Nouvelles de Moscou ont introduit une nouvelle rubrique intitulée "Elle et nous", qui proposait des articles de femmes, sur les femmes - compte-rendus critiques de la mauvaise qualité des cliniques d'avortement, analyses des changements dans l'emploi des femmes avec la réforme économique, discussions sur la discrimination entre les sexes, etc. La reconnaissance largement partagée des immenses difficultés des femmes à jongler entre leur travail salarié et leurs responsabilités familiales s'accompagnait de la conviction que les changements sociaux devaient leur être bénéfiques. La perestroïka, et surtout l'augmentation des biens de consommation, ont été vécues, au départ, comme autant de promesses d'une amélioration de la situation des économique et politique croissante. Les récents développement de la situation en URSS ne prédisent rien de bon pour elles car l'attention particulière envers les "questions femmes" semble avoir été oubliée des pouvoirs publics et la plupart des réformes économiques ne prennent absolument

1989, sans aucune explication. Quant au magazine Travailleuses, il se préoccupe de moins en moins des femmes "ordinaires" de la classe ouvrière, s'intéressant bien davantage à une élite de femmes d'affaires, présentées comme l'idéal des années 90. Et, une nouvelle organisation de femmes, qui publie une revue baptisée Femmes d'affaires, défend l'idée que la seule manière temmes.

pas en compte les problèmes spécifiques des femmes.

d'améliorer leur condition passe par la création d'entreprises par des femmes individuelles. *

Les oubliées de la perestroika

Aux premiers temps de la glasnost, l'atmosphère de nouveauté et d'optimisme a donné

Or, au début des années 90, les problèmes des femmes se sont accentués avec la crise

Significativement, les Nouvelles de Moscou ont abandonné la rubrique "Elle et nous", fin

Source : Féminisme, marché et politiques publiques,

Ester Reiter et Meg Luxton

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