Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

SOMALIE

L'interminable déchirure

· Inprecor n° 331, 24 mai 1991 · p. 10-12 · 2 934 mots

Italie Grande-Bretagne

Depuis près de trois ans, la Somalie est secouée par une guerre civile meurtrière

Somalie serait-elle conforme à l'image de l'Afrique, un continent de plus en plus négligé, en marge du développement d'une économie de marché mondialisée ?

Mogadiscio s'est soldée par la chute de Syad Barré, au prix de plusieurs milliers différentes factions de l'opposition s'entre-déchirent : « L'anarchie tribale est déjà, paradoxalement, une réalité dans un des rares pays d'Afrique unifié par une

L'interminable déchirure encore plus ignorée des médias que le conflit du Libéria. La situation de la

A la fin de 1990, les affrontements ont connu une brusque accélération, probablement en relation avec la crise du Golfe, mais ces événements n'ont guère suscité d'attention. En décembre 1990 et janvier 1991, la bataille de de victimes, dans une ville vide de toute présence étrangère. Depuis lors, les culture et une langue commune » (1).

SAMAALE

LE PARTAGE colonial de la fin du XIXe siècle fragmente l'espace des

Somalis entre la tutelle italienne, anglaise et française. Ces trois Etats européens se sont empressés d'occuper les territoires riverains de la mer Rouge et de l'océan Indien, une zone considérée comme stratégique avec l'ouverture du canal de Suez en 1869. Enfin, à la même époque, la province de l'Ogaden passe sous contrôle éthiopien, un Etat chrétien séculaire dont la politique impérialiste est appuyée ouvertement par les deux principales puissances coloniales, l'Angleterre et la France.

La résistance est farouche et un cheikh, issu d'un clan Darod du Nord,

Mohamed Abdillé Hassan, surnommé le QyGANDA

Mad Mullah par les Anglais, organise un véritable mouvement de guérilla actif de

1899 à 1920. Il combat principalement les

Britanniques, mais les Ethiopiens et les

Italiens tenteront également de le réduire.

Cette coalition de tribus somalies du Nord souffre toutefois d'une unanimité très relative car les conflits d'intérêts suscitent également de violents combats entre clans rivaux. Cependant, la personnalité du

Mullah et ses talents de poète ont contribué à la naissance de l'idée d'une identité nationale somalie dépassant les frontières actuelles de la République de Somalie (2).

L'Italie, puissance coloniale de deuxième ordre, poursuit des visées expansionnistes dans la région. Après un cuisant échec face aux Ethiopiens, à Adoua en 1896, quarante ans plus tard, l'armée de Mussolini s'empare de l'Ethiopie, au cours d'une campagne militaire particulièrement cruelle, avec un recours massif aux gaz de combat. Malgré l'agression caractérisée des Italiens et la barbarie des moyens utilisés, Mussolini bénéficiera de la complaisance évidente des Britanni-

ARABIE SAOUDITE KHARTOUI SANAA? SOUDAN Erythree

@ ADEN DJIBOUTI: -• Berbera Dire Daoua. °Hargeisa

ADDIS ABEBA OGADEN

ÉTHIOPIE

SOMALIE •OCEAN

INDIEN 7 MOGADISCIOC KAMPALI KENYA

NAIROBI km 500 ques, lesquels préféraient offrir une contrepartie coloniale aux appétits du dictateur. A l'époque, l'Ethiopie et le Libéria étaient les deux seuls Etats indépendants du continent africain.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, après une éphémère occupation du Somaliland britannique, l'empire italien d'Afrique de l'Est, qui réunissait d'un seul tenant l'Erythrée, la Somalia et l'Ethiopie, ne résiste pas à la contre-offensive anglaise. Dès 1941, et pour dix ans, tous les Somaliens sont administrés par les Britanniques qui encouragent les visées pan-somalis d'une partie de l'élite locale, qui représentent la première manifestation d'un nationalisme très combatif qui consacre le personnage de Mohamed Abdillé Hassan comme le premier héros de l'indépendance somalienne.

Dès l'indépendance en 1960, l'irrédentisme des autorités de Mogadiscio constitue l'axe politique principal jeune Etat constitué par la fusion de la Somalia, devenue indépendante après dix ans d'administration fiduciaire italienne sous l'égide des Nations-Unies, et de l'ex-Somaliland qui accède à l'indépendance dans le même temps. Les cinq branches de l'étoile ornant le drapeau du pays symbolisent la Grande Somalie englobant également Djibouti, colonie française, l'Ogaden, à nouveau contrôlé par l'Ethiopie et le nord du Kenya. Dès 1964, la Somalie s'engage dans un conflit frontalier avec l'Ethiopie, le long de la ligne de démarcation provisoire tracée par les Britanniques en 1950. Aucun règlement n'ayant permis de fixer une véritable frontière (3), les incidents armés se multiplient et chacun des deux belligérants soutient des mouvements de guérilla de part et d'autre de la frontière.

Le régime dictatorial de Syad Barré

A la suite de l'assassinat du président Shemarke, probablement en raison de différends d'origine tribale, les forces armées s'emparent du pouvoir le 21 octobre 1969 et le général Syad Barré, président du Conseil suprême révolutionnaire, devient chef de l'Etat. Les militaires confisquent le pouvoir aux civils, accusés de s'appuyer exclusivement sur les secteurs urbains très minoritaires. Le nouveau régime entend combattre le tribalisme, le népotisme, la corruption et l'analphabétisme. Il adopte une politique plus favorable à la population rurale, se rapproche de l'Union soviétique et inaugure une ligne politique "socialiste". Moscou envoie quelque 6 000 coopérants civils et militaires et entretient une puissante base navale à Berbera, sur les rives du golfe d'Aden. La Chine est aussi très présente dans le pays, mais son rôle se limite à des projets d'infrastructure civile, notamment avec la construction d'un axe routier reliant le Nord à Mogadiscio.

1) S. Smith, "Coup de barre chez les Somaliens", Libération, 4 août 1989.

2) P. Rondot, Quelques remarques sur le personnage et le rôle historique de Mohamed Abdillé Hasa", Pount, bulletin de la Société d'étude d'Afrique orientale n° 8, 1970.

3) La République de Somalie, service des archives diplomatiques et de la documentation, ministère des Affaires étrangères, Paris, août 1961.

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Dans un prentier temps, le régime obtient quelques succès avec la fixation de la langue somalienne écrite avec l'alphabet latin, doublée d'un vaste programme d'alphabétisation, ou encore, l'admission, en 1974, de la Somalie au sein de la Ligue arabe — ce qui permettra au pays de bénéficier d'une aide substantielle en provenance des pays du Golfe. Cependant, Syad Barré poursuit une politique nationaliste agressive. Dès la fin de 1976, il appuie militairement le Front de libération de l'Ogaden. Quelques mois plus tard, l'agression de l'armée somalienne contre l'Ethiopie, alors que le nouveau régime d' Addis Abeba doit faire face à une offensive des Fronts érythréen et tigréen, provoque un revirement complet des Soviétiques qui appuient massivement l'Ethiopie et lui fournissent les conseillers militaires et les armes qui lui ont permis de repousser les Somaliens (4).

Après la défaite

La défaite de l'Ogaden, en 1978, a forcé les Somaliens à se replier sur les problèmes intérieurs et la "politique des clans" ne tarde pas à ressurgir. Dans le même temps, la Somalie s'est efforcée de rencuer avec les puissances occidentales. Les Américains reprennent "le bail" de la base de Berbera en échange d'une aide économique et militaire. Mais celle-ci reste faible et la principale ressource extérieure du pays provient durant douze ans d'une aide alimentaire massive, destinée aux réfugiés ogadenis. A ce propos, les autorités de Mogadiscio ont toujours déclaré un nombre de réfugiés très supérieur à toutes les évaluations effectuées.

Durant une dizaine d'années, le chef de l'Etat et son entourage manœuvrent avec succès, profitant des divisions de l'opposition. Le régime organise sa défense autour d'une véritable garde prétorienne (les bérets rouges) et des services de sécurité, essentiellement recrutés au sein du clan présidentiel, les Marehan qui ne représentent guère plus de 2 % des 6 millions de Somaliens. Au niveau des sphères dirigeantes, les manœuvres politiques et la crainte d'un coup d'Etat conduisent Syad Barré à s'appuyer de plus en plus ouvertement sur les membres de sa famille. Chaque promotion ou nomination au sein de l'appareil d'Etat contribue à écarter les Issag et les Hawiyé, deux groupes dominants dans les activités commerciales du pays.

Le népotisme de plus en plus accentué a permis à l'entourage du président d'opérer des prélèvements importants sur les maigres ressources du pays, sans compter l'aide accordée à la Somalie. L'ancienne ambassadrice de la mission permanente de Somalie auprès des organisations internationales à Genève est accusée d'avoir vendu, à son profit, une cargaison de riz d'une valeur de plusieurs millions de dollars destinée aux victimes de la famine. Par ailleurs, le nouveau gouvernement somalien aurait entrepris des démarches afin de récupérer une somme de 100 millions de dollars, déposée dans des banques suisses. Ce montant comprendrait millions de dollars versé au gouvernement de Syad Barré en décembre 1990; le prix de la position anti-irakienne prise par Mogadiscio dans la crise du Golfe (5).

Depuis 1988, à la suite du règlement du conflit de l'Ogaden — un accord a été signé entre Addis Abeba et Mogadiscio le 4 avril 1988 —, les affrontements se sont concentrés dans le Nord, avec le Mouvement national somali (SNM) à dominante issaq, la principale tribu somali de l'ex-Somaliland. Les combats ont été acharnés et l'armée de Syad Barré n'a pas hésité à bombarder et à détruire la ville d'Hargeisa (ex-capitale du Somaliland), contrôlée durant quelques jours par les forces du SNM. En 1990, lorsque le clan des Hawiyé Abgal, majoritaire à Mogadiscio, est entré à son tour en dissidence armée, les événements se sont précipités. La guerre civile a pris une autre dimension. Après un mois de violents combats, le 27 janvier 1991, les forces du Conseil de la Somalie unifiée (CSU Hawiyé) ont chassé Syad Barré de Mogadiscio.

Du népotisme aux affrontements claniques

La victoire des mouvements d'opposition n'a pas mis fin aux combats car les différentes factions ne sont pas parvenues à un accord. La légitimité du président provisoire désigné, M. Ali Mahdi Mohamed (Hawiyé), a été immédiatement contestée. Le SNM boycotte la conférence nationale de réconciliation repoussée à la fin avril. Au Nord, on veut privilégier les consultations régionales afin de rediscuter au préalable de l'acte de réunification de 1960. Alors que la question de la sécession se pose sérieusement, nombreuses voix, au niveau international, insistent sur la nécessité de solutions fédéralistes dans la Corne de l'Afrique.

Face à cette vacance du pouvoir central, les particularismes ressurgissent, recoupant les multiples divisions claniques. Dès le départ de Syad Barré, Mogadiscio s'est scindée en secteurs rivaux, bien que les Hawiyé du CSU conservent un net avantage dans la capitale. Dans l'ensemble du pays, des situations similaires prennent des proportions inquiétantes. A la frontière de Djibouti, les Issa se sont

Six confederations tribales

Le pays est peuplé à 95 % de Somalis, se répartissant en six confédérations tribales d'importance inégale (localisation des tribus somalies sur le ferritoire du nord au sud) .

• Les Dir, situés à la frontière de Djibouti et de l'Ethiopie (région de Jijiga), composés de deux tribus antagonistes : les Issa et les Gada-

• Les Issaq, une des plus grandes confédé rations tribales, plus d'un million d'individus, ocgrosso modo le territoire de l'ex-Somaliland britannique, Les membres de cette tribu sont tres actifs dans le commerce et s'appuyent sur une diaspora de travailleurs immigrés nombreux dans les pays du Golfe et dans l'an-

• Les Darod, le groupe numériquement le plus important, implantés dans le Nord-Est (Majertein), la majeure partie de la province éthiopienne de l'Ogaden et, tout au Sud, le long de la frontière kenyane. A noter que le clan Marehan, dont est issu l'ex-président Syad Barré, appartient aux Darod

• Les Hawiyé, localisés au centre du pays et à Mogadiscio ; la capitale étant le fief du puissant clan des Hawiyé Abgal

• Les Rahanwein et les Digil, établis dans les zones les plus fertiles du pays, le long des fleuves Schebelle et Juba. Ces deux tribus sont les seules à s'adonner à l'agriculture. Elles sont souvent désignées sous le nom de Sab, qui atteste de leur métissage bantou. De par leur origine et leur mode de vie, ils ne sont pas toujours considérés comme de vrais Somalis.* distanciés du SNM et ont fondé le United Somali Front (USF) en vue de contrecarrer les visées des Issaqs sur le nord de la Somalie, tout en poursuivant une stratégie de confrontation avec les Gadaboursis. Ces calculs semblent avoir été bloquées par le ralliement d'éléments gadaboursis au SNM. Parmi ces derniers, alliés fidèles du président déchu au nord, certains ont fui la région de Boroma en direction des camps installés à la frontière éthiopienne et se sont regroupés sous la bannière du Somali Democratic Alliance (SDA).

Dans l'ancienne Somalia, outre les Hawiyé du CSU, qui connaissent déjà des dissidences, au nord de la capitale, le Front démocratique pour le salut de la Somalie (FDSS) des Majertein — un clan Darod, historiquement le premier mouvement d'opposition au régime de Syad Barré, il y a une dizaine d'années — renaît de ses cendres. Quant aux Darod du Sud, ils sont regroupés au sein du Mouvement populaire somalien (MPS), l'ossa-

4) Voir Inprecorn° 320 du 7 décembre 1990.

5) Le Courrier de Genève, 13 mars 1991.

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ture de ce mouvement étant formée d'anciens militaires ogadenis dirigés par le colonel Omar Jess. Enfin, les partisans du président Syad Barré n'ont pas dit leur dernier mot, d'autant plus que, compte tenu des traditions guerrières des Somalis, le clan Marehan ne survivrait que difficilement à son chef. Ce danger d'élimination physique contribue à la très forte cohésion du clan. Réfugié dans sa région natale du Gedo, l'ancien président est protégé par une petite armée de fidèles bien armés ; il n'a pas perdu la capacité de tisser un nouveau jeu d'alliances.

A l'intérieur des deux grands mouvements d'opposition, les factions rivales se multiplient. Le SNM connaît des divergences entre sécessionnistes et modérés, sans compter la tentative issaq de contrôler la frontière avec Djibouti au travers d'une milice indépendante. Chez les Hawiyé du CSU, il faut mentionner la scission intervenue avec le groupe dirigé par le général Farah Haideed, le "candidat malheureux" face au président Ali Mahdi Mohamed. L'Ethiopie, qui se méfie des visées de son voisin sur l'Ogaden, ne cache pas ses sympathies pour les sécessionnistes du SNM au Nord et les partisans de Farah Haideed dans le Bénadir, la zone côtière, autour de Mogadiscio — à moyen terme, les enjeux concernent le contrôle des principaux flux financiers générés par le commerce du Nord et celui de Mogadiscio ; les transactions commerciales et financières sont soumises à toute sorte de prélèvements : les taxes, la rémunération d'hypothétiques prestations de service, sans omettre le racket pur et

Ce tableau ne saurait être complet, sans évoquer la multiplication des groupes liés principalement à un clan, et des intérêts locaux ou formés pour protéger, contre rémunération, les biens de certains commerçants, voire pour appuyer des actes de pur banditisme. Ce phénomène est particulièrement marqué dans la capitale, au point que la situation d'anarchie qui y prévaut n'a pas permis aux organisations humanitaires de poursuivre leurs activités, à l'exception de SOS Villages, une petite Organisation non-gouvernementale (ONG) suisse, et de Médecins sans frontières qui s'efforcent de maintenir en activité deux hôpitaux dans la capitale.

"Le cimetière de l'aide étrangère"

La Somalie, qui appartient au groupe des pays les moins avancés (PMA), devra surmonter un handicap supplémentaire en raison de l'ampleur des destructions causées par la guerre. Rien qu'à Mogadiscio, une grande partie des infrastructures ont été détruites et la ville a été livrée au pillage durant plusieurs semaines. L'ensemble des entreprises et des administrations sont fermées ; le personnel qualifié a souvent quitté la ville. Par ailleurs, le pays a été totalement marginalisé par rapport à l'environnement international et rend peu probable, à court terme, l'afflux d'un soutien matériel et financier. L'ampleur de la marginalisation de la Somalie est illustrée par l'évacuation totale de la base américaine de Berbera, au cours du mois de novembre 1990, et ce malgré la proximité du théâtre opérationnel des forces améri-

Déjà durement affectée par les sécheresses cycliques qui ont frappé le pays au cours des deux dernières décennies, la destructuration de l'économie et les mouvements de population ont été accentués par le conflit, avec de graves conséquences pour l'ensemble de la population, nomades et sédentaires confondus. Les exportations de bétail sur pied, première source de revenus en devises, qui ont déjà connu une baisse consécutive à la peste bovine de 1983, sont au point mort depuis 1988. Les exportations de bananes vers l'Italie dans le cadre des accords de Lomé liant les pays d'Afrique, des Caraïbes, du Pacifique (ACP) à la Communauté économique européenne (CEE), ont déjà fléchi et devraient connaître une nouvelle baisse en raison des dégâts constatés dans les plantations. Certaines d'entre elles étaient encore entre les mains de planteurs italiens qui ont tous quitté le pays. Par ailleurs, tous les projets de développement entrepris ont été stoppés, le personnel expatrié des grandes agences d'aide au développement — et celui des Nations-Unies en particulier — ayant été évacué peu avant les événements de Mo-

L'aide de l'Arabie Saoudite et de la Libye n'a pas suffi à sauver le régime de Syad Barré. Dans un pays connu comme un « cimetière de l'aide étrangère » (6), nouvelles autorités éprouvent de grandes difficultés à obtenir une reconnaissance diplomatique et des aides substantielles alors que la famine menace le pays. La guerre du Golfe a provoqué la quasi disparition des flux d'aides accordés par les principaux bailleurs de fonds (CEE, Etats-Unis et pays arabes), et des rentrées liées aux transferts financiers des Somaliens du Koweit et d'Irak, estimés à 300 millions de dollars par an (7). Quelque trois cents d'entre eux ont même été récemment expulsés d'Arabie saoudite. Ce phénomène contribue à tarir le flux des importations de biens manufacturés payés en devises grâce à des collectes de fonds opérées auprès des travailleurs immigrés. Leurs familles en Somalie, qui étaient rémunérées en shillings somaliens à la suite de ces opérations commerciales, doivent faire face aujourd'hui à de graves

Mai 1991 6) C. Simon, "Le gouvernement expulse le représentant du HCR", Le Monde, 6-7 août 1989. 7) J. Hélène, "Ryad apporte un important soutien financier à Mogadiscio", Le Monde, 27 décembre 1990.

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