Le 28 octobre 1989, José Carvalho (Ze), ouvrier et dirigeant du Parti socialiste révolutionnaire (PSR, section portugaise de la IVe Internationale) était assassiné en face du local de cette organisation, à Lisbonne, après un concert anti-militariste, par un groupe de skinheads (voir Inprecor n° 297 du 13 novembre 1989).
Le tribunal correctionnel de Lisbonne a condamné, à la fin mars 1991, quatre skinheads, les membres les plus en vue du commando assassin, à un total de trente ans de réclusion.
Deux autres intégrants de ce groupe fasciste ont été condamnés à un total de quatre ans de prison avec sursis ; un autre a été remis à un tribunal pour mineurs, et enfin, deux ont été acquittés.
Ainsi se conclue la première partie d'un procès très complexe, de par ses implications politiques - le caractère néonazi de ce groupe, comme sa politique d'agressions criminelles d'attaques racistes a été souligné par les trois juges qui ont choisi de façon unanime la sentence — que par ses difficultés de procédure. Plus de dix avocats, une centaine de témoignages, un mois et demi d'audiences ininterrompues, des milliers de pages: il s'agit d'un des plus grands procès criminels du Portugal de ces dernières années et certainement le plus suivi par les mé dias — le principal journal du pays a annoncé en une la condamnation des assassins.
Le procès sera maintenant examiné par le tribunal suprême de Lisbonne, qui devra établir une décision finale dans les trois ou quatre prochains mois.*
F.L.