trés sur le marché du travail après la fin de leurs cours d'hébreu intensifs ; seuls 12 000 d'entre eux ont trouvé un emploi. En mars 1991, le nombre de chômeurs en Israël a atteint 165 000 personnes soit 10 % de la population active. Selon le ministère des Finances, le chômage risque de toucher 14 % de la population active cette année, si le taux de croissance n'atteint pas 9%.
D'après un rapport de la banque d'Israël, paru en avril 1991, il devrait y avoir 400 000 chômeurs d'ici deux ans : • L'économie israélienne est confrontée à un défi d'envergure : créer 600 000 emplois nouveaux dans les cinq ans à venir pour absorber les immigrés et les jeunes qui arrivent sur le marché du travail. » Le gouverneur de la banque d'israël affirme pour sa part qu'« un tel taux de chômage serait très préoccupant pour nous tous ; il pourrait conduire à l'arrêt de l'immigration tations cet été, quand des dizaines de milliers d'immigrants ne recevront plus leurs bourses pour termineront leurs cours d'hébreu et iront automatiquement rejoindre les rangs des chômeurs.
Dans notre ville, nous n'avons pas besoin de main-d'œuvre supplémentaire. Nous n'avons pas les moyens de résoudre ce problème. Dans notre région, nous devrions créer 5.000 emplois d'ici six mois. Or, il n'y a aucune chance de résoudre le problème de l'emploi, car en l'absence d'investissements dans le pays en général, il n'y a pas de développement. Au contraire, les entreen URSS (médecins, ingénieurs, chercheurs, etc.), se retrouvent au chômage. De plus en plus d'immigrés ramassent les ordures, balaient les rues et font des ménages. Ils vivent cette dévalorisation de leur statut social comme une humiliation et certains d'entre eux ne le supportent pas ; le taux de tentatives de suicide chez les immigrants soviétiques récents commence à inquiéter les
Cruelles désillusions et contraindre à l'émigration environ 200 000 personnes ».
l'intégration et ne trouveront pas de travail. » prises qui existent déjà licencient une partie de leur personnel. » autorités israéliennes. *
A ce jour, 24 000 des 250 000 immigrants arrivés lors de la dernière vague d'aliya sont en-
Selon le directeur général de l'Agence juive : • Nous nous attendons à de violentes manifes-
Un conseiller municipal de la ville de Haut-Nazareth raconte : « Ce mois-ci, 600 immigrants
De nombreux immigrants, qui exerçaient des professions scientifiques hautement qualitiées