Fin mai 1991, lors des troubles en Ethiopie consécutifs au départ de Mengistu, l'ensemble de la communauté juive éthiopienne (15 000 falachas) a été transportée en Israël grâce à un pont aérien entre Addis Abebba et Tel Aviv organisé par l'armée.
En janvier 1985, alors qu'une famine dramatique sévissait en Ethiopie, une opération similaire avait conduit à l'arrivée en Israël de 6 000 autres falachas. Mais leur intégration à la société israélienne s'est souvent très mal déroulée. Ils ont dû faire face à l'incompréhension de nombreux Israéliens, refusant d'accepter ces juifs noirs. Les autorités religieuses et laïques, les considérant comme des "primitifs" manquant de culture, les ont traités avec paternalisme et mépris.
Ainsi, contrairement aux immigrants venus d'Union soviétique, les falachas ont été placés en quarantaine pour plusieurs semaines ; pendant cette période, où ils sont enregistrés et vaccinés, les autorités vérifient que les hommes ont été circoncis, ce qui n'est pas le cas pour les autres immigrants
La société israélienne, fondamentalement raciste, a vite réagi contre les falachas, une fois le premier moment d'émotion pas sé : le ministère de l'Education a reçu plusieurs lettres de familles menaçant de retirer leurs enfants des écoles si trop de petits éthiopiens y étaient inscrits Quant aux immigrants d'Union soviétique, ils se plaignent de l'arrivée de ces "juifs noirs". alors que les problèmes de leur propre intégration ne sont