avait été arrêté le 29 septembre 1986. Venu se faire soigner dans un hôpital, il avait été interpellé à
Manille. Sa femme Josefina et un ami, Jose Concepcion, avaient aussi été incarcérés, mais avaient cessez-le feu étaient en cours, entre le Front national démocratique (NDF — que le PCP dirige) et le nouveau gouvernement Aquino. Ces pourparlers allaient permettre l'ouverture de négociation de en février 1986. Le nouveau régime criminalisait ainsi la résistance armée poursuivie contre la dicplique dans une déclaration datée du 14 mai 1991 : * [J'ai agit ainsi] parce que, comme des millions de mes compatriotes, je ne peux pas escompter ni espérer justice sous l'actuel gouvernement
[...]. La Cour suprême m'a, en pratique, dénié le droit constitutionnel à la liberté sous caution. Mes avocats, ma famille et mes témoins ont été harcelés et intimidés. Trois d'entre eux ont été assassinés. - Un avocat de Salas, son co-accusé Jose Concepcion et un témoin de la défense ont été abattus en avril 1988 et décembre 1990. Deux autres de ses avocats ont été inclus dans la liste des personnes menacées de mort, distribuée par des groupes paramilitaires et des fonctionnaires j'ai consacré ces 22 dernières années au service de notre peuple et de notre pays. J'ai plaidé coupable et j'ai accepté des années d'emprisonnement imposées par ce gouvernement. Je ne renoncerai pas mais je continuerai plus que jamais le combat pour la justice dans un cadre social plus été condamné à six ans et sera donc libérable en 1992, compte tenu de la détention préventive.
sais qu'il y aura des réactions mitigées [dans la clandestinité]. Nombreux sont ceux qui vont demander pourquoi j'ai pris cette décision. Mais quand ils en connaîtront la raison, ils diront aussi que c'était la meilleure chose à faire compte tenu des circonstances. » Après sa libération note PNF.
« Salas aura la possibilité d'agir à nouveau dans le mouvement de masse légal des ouvriers, paysans et étudiants. [...] II pensera, ceci-dit, à "d'autres options" si les militaires ne lui permettent pas de le rejoindre. "La lutte armée est toujours valable" a-t-il déclaré. Mais il a souligné qu'il préférait
Rodolfo Salas condamné à six ans de prison été ultérieurement libérés sous caution.
paix qui, finalement, avortèrent en 1987 tature par le PCP et la guérilla de la Nouvelle armée du peuple (NPA).
locaux.
vaste et sous des formes plus efficaces. »
Toutes les charges contre Josefina Salas ont été abandonnées.
participer aux luttes légales pour le changement social » (Daily Globe, 18 mai 1991). *
Rodolfo "Rudy" Salas, alors qu'il était président du Parti communiste des Philippines (PCP), La mise en détention de Salas avait fait scandale. Elle intervenait alors que des pourparlers de De plus, l'accusation faisait essentiellement état de faits remontant à avant la chute de Marcos, Près de cinq ans après son arrestation, Rodolfo Salas a décidé de plaider coupable. Il s'en ex« Ma conscience est tranquille. Je n'ai commis aucun crime contre le peuple philippin mais Rodolfo Salas risquait une condamnation à douze ans de prison. Ayant plaidé coupable, il a Dans une interview accordée à Philippines News and Features (PNF), Salas remarque : « Je