Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

HONG KONG

Ni Pékin ni la reine d'Angleterre

Inprecor n° 343, 20 décembre 1991 · p. 28 · 506 mots

Chine Grande-Bretagne

En septembre 1991, les premières élections directes ont eu lieu à Hong Kong pour désigner une partie du nouveau Conseil législatif (18 sièges sur

60 étaient à renouveler). En tant que colonie britannique, l'île était, jusqu'à présent, uniquement dirigée par un gouverneur assisté par un Conseil exécutif nommé par la reine d'Angleterre.

Les candidats explicitement liés au Parti communiste chinois (PCC) ont été très nettement battus, ainsi que tous ceux soutenus par l'Alliance libérale démocrate (ALD), représentant la bourgeoisie ; la victoire est revenue aux candidats des Démocrates unis, du Point de rencontre et des autres groupes identifiés comme "démo-

La défaite des listes liées au régime de Pékin montre que, deux ans après le mouvement démocratique en Chine, le rejet des citoyens de Hong

Kong envers le régime du PCC n'a pas diminué. Les communistes ont été battus malgré leur réseau très implanté et les énormes ressources financières et humaines investies dans la campagne électorale par des groupes très proches du PCC — la Fédération des syndicats de Hong Kong (FSHK), par exemple — et par les organisations communautaires.

L'échec de tous les candidats de l'ALD illustre le mécontentement des citoyens envers la grande bourgeoisie et leur hostilité envers les forces

Les régimes chinois et britannique ont signé des accords secrets pour préparer un transfert de pouvoir à des forces acceptables des deux côtés et se sont alliés pour empêcher l'élection directe de tous les membres du Conseil

La victoire des "démocrates" (issus principalement de la classe moyenne) reflète l'appui des citoyens de Hong Kong à leur programme de « lutte pour la démocratie et de protection du cadre de vie ». Mais, malgré leur succès électoral, ceux-ci manquent d'une réelle implantation de masse.

De plus, seulement la moitié des électeurs se sont faits enregistrer pour participer aux élections et moins de 40 % des inscrits ont voté. *

BusH

IMPERATOR

Guerre du Golfe et «nouvel ordre mondial"

Alors que l'on s'apprête à fêter le premier anniversaire du déclenchement de la très meurtrière guerre du Golfe, le 15 janvier 1992, les éditions

La Brèche viennent de publier un ouvrage collectif sur ce qui apparaît comme la plus grande "escroquerie" de cette fin de siècle.

Qu'elles soient exprimées à partir d'un lieu aussi infâme qu'une prison du Maroc (Abraham Serfaty) ou d'une région tétanisée par la guerre du

Golfe comme Israël et la Palestine (Michel Warshawski et Marcello Weksler), qu'elles radiographient la responsabilité des Etats-Unis (André Gunder

Frank) ou démontent les ressorts masqués de la conflagration (Salah Jaber), les analyses contenues dans ce livre aboutissent toutes au même constat : cette immense tragédie visait à instaurer un "nouvel ordre mondial"

fondé sur la suprématie de l'empire américain.

Entreprise collective déchirant le consensus des "bonnes consciences", ce livre exigeant propose un bilan politique de la guerre du Golfe et des lendemains qu'elle était censée préparer.

Pour commander le livre, envoyer un chèque ou un mandat de 120 FF à :

La Brèche-PEC

2, rue Richard Lenoir

93108 Montreuil, France.

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