Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

TCHECOSLOVAQUIE

Syndicats en quête d'identité

· Inprecor n° 349, 27 mars 1992 · p. 5-7, 7-8 · 2 999 mots

Syndicalisme Économie mondiale Allemagne Europe de l'Est

Après l'effondrement du régime néostalinien de Gustav Husak, en novembre 1989, les vieux syndicats officiels tehécoslovaques ont aussi disparu. Aujourd'hui, les syndicats réformés sont confrontés aux nouveaux problèmes des réformes pro-capitalistes du gouvernement (voir Inprecor n° 338 et 342 des 11 octobre et 6 décembre 1991). Adam NOVAK LES ANCIENS syndicats tchécoslovaques ont disparu avec le système qui les avait créés. Les associations de travailleurs des entreprises furent l'un des piliers de la "révolution de velours" de 1989. Elles se sont ensuite rassemblées pour fonder l'Association nationale des comités de grève, qui a réussi à imposer la dissolution des vieux syndicats, et qui a récupéré leurs bâtiments et leurs ressources pour fonder de nouveaux syndicats, au début 1991 (l).

La plupart des syndicats de Tchécoslovaquie appartiennent à la Confédération tchécoslovaque des Associations de syndicats (CS-KOS) (2), qui compte environ 5 250 000 membres et regroupe 41 syndicats (3).

Bien qu'elles aient bénéficié des ressources des anciens syndicats d'Etat, les nouvelles formations tchèques (4) sont très faibles. Dans l'ensemble, les travailleurs ne sont pas convaincus de leur utilité. Beaucoup de gens payent leurs cotisations, mais rares sont ceux qui s'identifient à leur syndicat et qui y sont actifs (voir l'encadré en p. 7). Seuls quelques uns les voient comme un outil pour défendre leurs intérêts. Dans les entreprises, les sections syndicales sont généralement très faibles.

L'exception la plus importante est le syndicat des mineurs, des transports et de la mécanique (Kovo) (5). Dans ces secteurs, un militantisme local important a transformé les syndicats en de véritables représentants des travailleurs, avec de vraies sections dans les entreprises et un soutien ouvrier réel. C'est à l'initiative de Kovo que, durant le printemps 1991, environ 500 000 signatures ont été recueillies en trois semaines pour protester contre la remise en cause des droits des travailleurs.

Pari des privatisations et...

Les syndicats sont d'accord avec le gouvernement quant à la nécessité de créer un marché du travail. Ils acceptent la disparition de la loi qui, sous le précédent régime, leur octroyait un droit de veto sur les licenciements. Ils insistent sur le fait que le licenciement de ceux qui ne veulent pas travailler améliorera le climat dans les entreprises et fera augmenter les revenus de ceux qui y restent. Cependant, ils ont rejeté les affirmations du gouvernement qui prétend que la différence entre les salaires et l'allocation chômage est trop faible. Les syndicats veulent que la motivation au travail soit encouragée par des méthodes autres que la pauvreté et la peur du chômage. « Alors, où est votre "paradis" ? »

CS-KOS a obtenu que le salaire minimum soit fixé à 2 100 couronnes, alors que le gouvernement en proposait 1 600. Cependant, les syndicats ont accepté sans rechigner le principe selon lequel les salaires n'augmenteront que « quand l'économie le permettra ». Or, aujourd'hui, on peut acheter moins de choses avec 2 100 couronnes qu'avec 1 600 à l'époque où le salaire minimum a été instauré. La première proposition des syndicats — maintenir des prix subventionnés grâce à une taxe sociale retenue sur les salaires — a été totalement abandonnée ; le gouvernement peut maintenant décider en toute liberté quels prix il soutient ou non.

•• peur du chômage

CS-KOS a demandé au gouvernement de mettre en place un programme efficace de création de postes de travail pour assurer le plein emploi. Selon le vice-président du CS-KOS : « De nombreuses propositions existant sur le papier n'ont pas été appliquées. Il n'existe pas de réel programme pour l'emploi, viable pour les différentes régions. Nous exigeons une politique régionale de l'emploi car le chômage a surtout un caractère régional. On le voit bien en Moravie du Nord ou en Slovaquie.

» La politique de l'emploi doit être acceptée par les différentes régions et par toutes les branches de l'industrie. (...) Pour l'instant, il n'y a pas eu de licenciements massifs, mais cela ne va pas tarder à cause des privatisations. Nous devons y être prêts. Dans certaines régions de la République, la création d'emplois ne sera possible que s'il y a des investissements. Si le gouvernement ne trouve pas de moyens financiers, aucun emploi ne sera créé » (6).

Les syndicats ont longtemps limité leurs protestations contre la politique de l'emploi du gouvernement à des critiques dans la presse. Mais il est clair aujourd'hui que le gouvernement entend laisser le taux de chômage de la République tchèque dépasser 10 % (18 % en Slovaquie), ce qui obligera sans doute les syndicats à changer d'argu-

La direction syndicale cherche à devenir un partenaire sérieux pour les politiques sociales du gouvernement. Or, dans la plupart des cas, ce dernier ignore les syndicats

1) International Labour Reports n° 38 et 40, 1990.

2) En avril 1991, le CS-KOS est entré dans la Confédération internationale des syndicats libres (CISL). Il participe activement au Forum européen des syndicats et il négocie son entrée dans la Confédération européenne des syndicats (CES).

3) Il existe également un Syndicat des arts et de la culture, le KUK, regroupant environ 30 000 membres.

4) Cet article ne traite pas en détail de la situation de la Slovaquie.

5) Kovo est, en taille, le second syndicat libre en Europe, après l'IG-Metall allemand. Il compte environ 1 million de membres et organise un syndiqué sur six en Tchécoslovaquie.

6) Sondy, 12 décembre 1991.

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quand il s'agit de définir la politique sociale ; les syndicats commencent donc à le critiquer de plus en plus.

Les syndicats avaient accepté, tant avant qu'après les décisions du gouvernement, que certains budgets sociaux resteraient ouverts et que d'autres seraient supprimés. Il n'est donc guère surprenant qu'ils se retrouvent maintenant dans une situation où ils ne peuvent que proposer une version plus sociale et un peu plus douce de cette politique sociale agressive.

L"arnaque"

Quand, durant l'automne 1990, des conflits sociaux ont éclaté, pour la première fois depuis la "révolution", le gouvernement a changé de stratégie : cessant d'ignorer les syndicats, il s'est mis à les consulter sur le meilleur moyen d'arriver à un "consensus social". Cela a amené la création des "conseils de consensus social", où les travailleurs, les patrons et le gouvernement sont représentés dans le but, entre autres, de parvenir à un accord global sur les augmentations salariales.

Les syndicats et la population ont vu dans ce plan un engagement garantissant l'application de hausses salariales minimum, censées assurer une compensation à l'augmentation des prix de 50 %. Mais, au moment où les prix ont augmenté, le gouvernement a déclaré que son plan n'était pas obligatoire pour les dirigeants d'entreprises. La plupart des travailleurs n'ont donc pas bénéficié de ces hausses de salaires.

En janvier 1992, les syndicats slovaques ont pressé leur gouvernement pour obtenir la liste des catégories de travailleurs n'ayant pas bénéficié d'une augmentation salariale d'au moins 10% en 1991. Le gouvernement slovaque a promis de fournir « une aide indirecte, non financière » aux firmes concernées, de manière à ce qu'elles puissent pratiquer des augmentations salariales.

Dans la République tchèque, il n'y a même pas eu une initiative modeste de ce type. Les syndicats continuent à s'aligner sur le consensus social, alors que le gouvernement abuse cyniquement de cette notion. Ils espèrent que l'aggravation des disparités sociales obligera le gouvernement à les accepter en tant que partenaires, et ils défendent le consensus général dans l'espoir que cela leur soit utile dans l'avenir.

Les syndicats expliquent que la privatisation ne doit pas constituer un but en soi, mais qu'elle doit servir à améliorer l'efficacité. Les unions syndicales locales sont souvent favorables à une restructuration sans privatisation. Mais comme les syndicats n'ont développé aucune proposition alternative aux privatisations, ils se retrouvent souvent obligés de gérer les détails et le calendrier des privatisations. Dans les rares cas où les travailleurs ont proposé leurs propres plans pour privatiser des entreprises sous la forme de coopératives de salariés, ils ont été soutenus par les syndicats.

Certains journaux syndicaux ont demandé à leurs lecteurs de participer à la privatisation par coupons (voir l'article en p. 3) et d'investir dans le fonds de coupons de leur secteur. Certains syndicats locaux ont soutenu des plans de gestion où il est prévu que les travailleurs ne recevront qu'une part minoritaire de leur entreprise. Les syndicats ont à peine réfléchi à la façon dont les sala-

« Mais, où étiez-vous quand tout a été privatisé ? » riés pourraient participer à la privatisation générale par coupons, et s'ils devaient y prendre part. Mais, cela peut changer ; aujourd'hui, un fonds de privatisation, soutenu par le Parti communiste tchèque est prêt à acheter des parts et avance des revendications sur la cogestion ouvrière et sur des initiatives de salariés.

L'idée selon laquelle les travailleurs eux-mêmes devraient prendre en main la direction des entreprises a été peu soutenue par les syndicats, et ne joue qu'un rôle secondaire pour les travailleurs et pour la gauche tchèques. Les tentatives confuses de certains syndicalistes pour trouver une stratégie qui leur permette de retourner les coupons à leur avantage n'ont reçu aucun soutien théorique et technique de la part des intellectuels — en outre, ils n'ont aucun accès aux ressources financières ni aux médias du CS-KOS. Cela a conduit les travailleurs à faire confiance aux fonds de coupons présenté par la télévision et la publicité, même dans les endroits où cette stratégie entraînera des fermetures d'usines.

Les syndicats subissent maintenant diverses attaques de la part des nouveaux propriétaires privés : interdictions de la syndicalisation sur le lieu de travail, licenciements de militants syndicaux, etc. La plupart des membres du CS-KOS pensent que, dans l'ensemble, la situation légale actuelle garantit les droits syndicaux mais que les gestionnaires capitalistes (et souvent de l'Etat) ne les appliqueront que si les syndicalistes les y obligent.

Les syndicats ne sont pas hostiles à la propriété privée en tant que telle. Selon Andreï Rady, du Syndicat des traducteurs : « Notre point de départ est par essence différent de celui des syndicats occidentaux. Ici, (et je parle depuis ici et non depuis l'Ouest), nous avons besoin d'un renforcement du secteur privé. Il est bien plus simple de traiter avec un employeur, qui représente le capital étranger et qui connaît la valeur du partenariat avec les syndicats. Ce serait plus facile que de trouver une base concrète de négociations avec ces bureaucrates oisifs, dont la plupart sont en place depuis Quand les travailleurs de l'usine automobile Skoda, à Mlada Boleslav, ont appris le projet de vente de leur usine à RenaultVolvo, ils ont menacé de faire grève pour s'assurer qu'elle serait vendue à Volkswagen ! De nombreux syndicalistes tchécoslovaques croyaient, et croient encore, que l'investissement étranger assurera la survie de leur entreprise, tout comme l'intégration au marché occidental leur permettra d'obtenir les niveaux de salaire et les conditions de travail de l'Ouest.

Des lendemains qui déchantent

Six mois après que Volkswagen ait pris le contrôle de Skoda, les discussions avec la direction allemande n'ont toujours pas permis d'obtenir une amélioration des conditions de travail et de production. Il existe aussi un profond ressentiment vis-à-vis des syndicats ouest-allemands de Volkswagen, accusés de s'être opposés à une amélioration des salaires et des conditions de travail en Tchécoslovaquie, de ne pas comprendre la situation des syndicalistes tchèques et de ne pas avoir soutenu les ouvriers tchèques face à la direction de Skoda (7).

Les directions syndicales pensent qu'elles doivent jouer un rôle neutre ou négocier. Elles sont donc mal à l'aise pour prendre une position claire sur la politique gouvernementale actuelle. Ainsi Vladimir Petrus, président du bureau tchèque et morave du CS-KOS, a déclaré : « Les syndicats acceptent tous les décideurs politiques qui

7) Kovack (hebdomadaire de Kovo), 13 décembre 1991

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travaillent de manière efficace et professionnelle. Nous ne critiquerons aucun ministre à cause de ses positions politiques. On a dit beaucoup de choses sur le ministre Klaus. Mais il est seulement responsable des finances et non de la récession. Evidemment, nous nous opposons à lui quand nous avons l'impression que telle ou telle mesure qu'il prend, en tant que ministre des Finances, retarde la fin de la récession. En tant que syndicalistes, nous n'avons pas de relations étroites avec Klaus, mais nous ne l'attaquerons certainement pas uniquement parce qu'il dirige un parti qui se situe à droite. »

Politisation à petits pas

Les ailes droites et gauches des syndicats connaissent un lent processus de formation. Les directions syndicales fuient toute identification avec les positions de tel ou tel parti politique - même les syndicalistes proches du Parti social-démocrate s'expriment rarement en public. En outre, la "neutralité" des directions correspond largement aux sentiment de la base. Elles craignent qu'un engagement politique plus marqué de leur part éloigne les gens de la vie syndicale, surtout à Prague où le Parti civil démocratique de Klaus est très populaire.

A l'occasion des élections de juin 1992, le Parti social-démocrate ne manquera pas de critiquer le programme économique du gouvernement en argumentant qu'il serait possible de réaliser une réforme économique sans un tel coût social pour les plus démunis. Une partie de la direction syndicale risque alors de soutenir la création, par ce parti, d'un centre rassemblant la gauche indépendante du Parti communiste.

Alors qu'environ un tiers des travailleurs seraient favorables à ce que les syndicats présentent leurs propres candidats aux élections, un autre tiers de la classe ouvrière et la plupart des dirigeants nationaux y sont opposés car ils ont peur d'une scission dans le mouvement et que cela les marque à gauche. Il n'y aura donc sans doute pas de candidatures syndicales lors des prochaines élections, mais les syndicats les plus radicaux pourraient présenter des cahiers de revendications et conseiller à leurs membres d'interpeller les candidats.

La gauche extra-parlementaire est très faible et ignore les syndicats, à la seule exception du groupe slovaque, Forum Robotnikov (Forum des travailleurs), qui fait campagne pour les droits des travailleurs tels le droit au travail et l'indexation des salaires sur l'inflation. Le Forum Robotnikov a réussi à organiser une manifestation de 20 000 travailleurs. Ses partisans sont principalement des travailleurs qualifiés qui ont entre 30 et 50 ans. Son succès s'explique certainement par la détérioration drastique du niveau

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de vie en Slovaquie — les Slovaques sont persuadés que les réformateurs de Prague veulent réduire leur république au statut de région sous-développée, comme durant l'entre-deux-guerres.

Les conditions sont moins favorables à l'apparition d'un groupe de ce type dans la République tchèque car la crise économique y est moins aiguë, et la majorité des travailleurs croient que leur région pourra rapidement se rapprocher du niveau de vie de l'Europe de l'Ouest.

En 1991, certains militants syndicaux et des permanents du syndicat de la métallurgie, des mineurs et des transports ont commencé à évoquer la possibilité de créer un Parti des travailleurs, qui s'appuyerait sur le mécontentement croissant face à la réforme économique du gouvernement, à la politique extrêmement modérée des directions syndicales, et au souvenir de l'échec de l'alternative de gauche non-communiste lors des élections de 1990.

Un peu plus tard, un Parti démocratique du travail a été fondé, mais les directions syndicales et de dirigeants syndicaux locaux n'y sont pas réellement investis. La plupart de ses membres sont d'anciens militants du Parti communiste, appartenant à l'intelligentsia. Ce parti, purement parlementaire, est déjà divisé entre une direction très modérée et une minorité plus radicale. Comme c'est souvent le cas chez les anciens communistes qui ont choisi la gauche, ce parti passe beaucoup de temps à revenir sur le passé stalinien et à essayer de définir un « socialisme démocratique basé sur les développements sociaux modernes dans le monde » (8).

Très éloignées des vrais débats, les propositions de la gauche tchèque sont, en général, très modérées et affichent une confiance excessive vis-à-vis des techniques modernes de gestion venues de l'étranger (les "cercles de qualité" japonais, la "cogestion allemande", et la "planification partagée" nord-américaine) ou les modèles sociaux, tel le "modèle suédois".

Pour l'instant, il est clair que l'attitude du gouvernement vis-à-vis des syndicats s'explique par son inquiétude face à une reprise possible de l'activité ouvrière. C'est aussi la raison pour laquelle le gouvernement a introduit des réformes telles l'indexation salariale, les conseils sociaux et le salaire minimum. Jusqu'à présent, le gouvernement a rempli ses engagements sur ces points mais il cherche à s'en défaire, car il se rend compte du manque de résistance des

8) Déclaration programmatique du Parti démocratique des travailleurs, Prague, 1991.

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travailleurs et la grande faiblesse des syndicats. Les syndicats ne sont pas vraiment conscients de la stratégie du gouvernement et continuent à croire qu'ils pourront le persuader de négocier. Cependant, tant qu'ils ne s'appuient pas sur les mobilisations, les syndicats seront considérés comme superflus par le gouvernement.

Il reste du chemin à faire !

Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de radicalisation des travailleurs en réaction à la crise économique, et on ne peut guère s'attendre à un renforcement du mouvement ouvrier durant le printemps 1992. Il faudra davantage de temps pour que la vie renaisse dans les structures syndicales, et les syndicats pèseront peu lors des élections de juillet 1992.

Plusieurs facteurs seront nécessaires pour que les travailleurs acquièrent une influence sur la politique en Tchécoslovaquie : une vision critique des réformes gouvernementales ; une évaluation claire des possibilités et des limites des négociations ; et une maîtrise des formes de protestation plus radicales, en particulier des grèves. Les salariés doivent aussi compter plus sur leurs propres actions que sur les directions syndicales.

Des contacts avec les travailleurs organisés du monde capitaliste peuvent aussi aider les ouvriers tchèques et slovaques à comprendre les stratégies des multinationales qui s'implantent, et la gestion capitaliste. Dans la mesure du possible, de tels contacts devraient s'établir à la base. En outre, dans un pays qui connaît des changements fondamentaux sur le dos de la classe ouvrière, il faut se débarrasser de toute illusion sur le syndicalisme "apolitique". — au risque de repousser dans un premier temps certains travailleurs, il faut prendre des positions politiques claires. *

Ost-West-Gegeninformationen Mars 1992, Graz, Autriche

CEI

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