En Grèce, un Comité antiguerre et antinationaliste a été créé, à l'initiative de la gauche révolutionnaire et anticapitaliste, dans le but de lutter contre les prises de positions de plus en plus belliqueuses des politiciens grecs vis-à-vis de la Macédoine yougoslave (le reste de la Macédoine se divise entre la Grèce et la Bulgarie). Le parti au pouvoir, la Nouvelle démocratie, et le Mouvement panhellénique socialiste (PASOK, social-démocrate), rivalisent de fermeté contre la constitution d'une république indépendante de Macédoine (voir Inprecor n° 341 du 22 novembre 1991). D'après eux, il faut préserver la "grécité" de la Macédoine, au nom d'Alexandre le Grand, et ils semblent prêts à entraîner la Grèce dans un conflit armé pour empêcher les dirigeants de Skopje
[capitale de la Macédoine yougoslave] de proclamer leur indépendance.
Selon le Comité, ce déchaînement de passion vise à faire oublier aux Grecs
Face à l'hystérie nationaliste et au chauvinisme développés par les médias, les politiciens et l'église orthodoxe, le Comité antiguerre et antinationaliste a organisé deux meetings publics sur le nationalisme, et une manifestation, qui a regroupé environ 1 000 personnes, le 16 avril 1992, à
Athènes. Il a aussi pris des contacts avec les mouvements de la paix de Serbie et d'autres régions de l'ancienne Yougoslavie, dans le but d'organiser
Le Comité antiguerre et antinationaliste est victime d'un black-out total de la part des médias, et de la répression policière : le 6 mai 1992, quatre militants ont été condamnés à 19 mois de prison chacun pour avoir distribué un tract antinationaliste — la répression s'amplifie car, en mars, six militants avaient écopé de six mois de prison chacun pour un collage d'affiches
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Comité antiguerre et antinationaliste
35 Valtetsiou - 106 81 Athènes - Grèce.