Agée de 33 ans, la Guatémaltèque Rigoberta Menchu, dirigeante du Comité d'unité paysanne (CUC), est candidate au prix Nobel de la
Fille de dirigeants indigènes chrétiens du département d'El
Quiche, Rigoberta connaît, depuis son enfance, la discrimination et l'exploitation dont sont victimes les paysans
En 1979, elle rejoint le CUC - fondé en 1978, par des paysans indigènes et métis des hauts plateaux du
Guatemala. En
1980, son père meurt brûlé à l'ambassade d'Espagne de
Guatemala-Ciudad, avec 38 autres perlors de sonnes, l'assaut de cet édifice par les forces de l'ordre pour en déloger les manifestants qui l'avaient occupé pacifiquement — des syndicalistes et des du monde la profonde crise économique qui frappe le pays. des actions conjointes. paysans qui voulaient dénoncer à l'opinion publique internationale les exactions de l'armée dans le Quiche. Trois mois plus tard, sa mère était séquestrée, torturée et assassinée ; plusieurs de ses frères furent abattus par l'armée.
En 1981, Rigoberta Menchu, menacée de mort, fut contrainte de quitter le Guatemala, ; elle commença à parcourir le monde pour dénoncer la situation faite à son peuple. Depuis 1982, elle s'est surtout efforcée de dénoncer les violations des droits de l'homme devant les Nations-Unies.
Elle participe aussi au
Conseil international des traités indiens (CIT), depuis 1986.
Lors de la célébration de la
Ile Rencontre continentale "500 ans de résistance indigène et populaire" au Guatemala, en octobre 1991, les 400 représentants des peuples indigènes ont décidé de présenter sa candidature au prix Nobel de la Paix 1992. * international (FMI).
----- photo credits and running heads -----
NOUVELLES