Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ECOLOGIE

L'environnement et les deux mondes

· Inprecor n° 355, 19 juin 1992 · p. 24-27 · 3 402 mots

Écologie Brésil

Contrairement à la démarche officielle du récent Sommet de la terre de Rio, il distorsions des modèles économiques en vigueur dans le Nord et dans le Sud -

L'environnement

et les deux mondes

faut faire le lien entre les bouleversements provoqués par la pollution et les c'est de cela que dépend toute solution globale aux problèmes d'environnement. Luiz PINGUELLI ROSA *

LA REFLEXION sur un nouveau mode de développement ne se limite pas à la discussion sur les technologies alternatives et sur le dernier concept est de plus en plus utilisé dans les ouvrages concernant les pays en voie de développement, même si son emploi n'est pas toujours précis. Le sens scientifique de ce terme représente une synthèse visant à répondre à deux demandes sociales apparemment divergentes. C'est une réponse politique non seulement aux pressions existant pour la préservation de l'environnement et la conservation des ressources naturelles périssables, mais aussi à la nécessité d'augmenter la production pour répondre aux besoins d'une partie de plus en plus importante de la population mondiale, exclue des bénéfices de la technologie moderne. Paradoxalement, ces populations subissent les conséquences de la diffusion de technologies qui agressent l'environnement - pour preuve l'accident chimique de Bhopal, en Inde, et la contamination radioactive avec du cesium 137 à Goiânia, au Brésil.

Sans être aussi violents que ces catastrophes écologiques, les effets permanents de la pollution sont tout aussi importants dans des pays comme le Brésil. Les effets des industries de la production d'énergie, des transports, de l'utilisation abusive de produits chimiques dans l'agriculture ou de l'absence de services sociaux de base — eau potable, logements salubres, etc. — se propagent des zones urbaines vers les zones rurales.

A la dégradation de l'environnement provoquée par la modernisation mal assimilée, il faut ajouter celle causée par le retard. On ne peut donc pas prétendre que le problème de l'environnement ne touche pas les pays du tiers monde et ne concerne que les

Cette question est liée au développement qui doit être équilibré, et la solution ne peut être de limiter la croissance économique pour préserver l'environnement — une bonne partie de la pollution est provoquée par le retard et la pauvreté. Cela est évident, mais cela entre aussi en conflit avec nombre de conceptions sous-jacentes dans certains ouvrages sur l'écologie — les textes sur cette question sont abondants et recouvrent différentes tendances qui ne sont pas

Des études récentes essayent de dresser une typologie de ces tendances, qui vont du pessimisme pur, propre au néomalthusianisme, de la thèse de la croissance zéro, aux scénarios sur l'épuisement des ressources naturelles à court terme et à des modèles mathématiques catastrophiques, en passant par des propositions programmatiques sur le contrôle de l'environnement, la réglementation de la pollution, de conservation de l'énergie et l'amélioration de l'efficacité technique, jusqu'aux nouvelles utopies sociales d'humanisation du développement, de décentralisation — « Small is beautiful » [« Tout ce qui est petit est beau »] —, du développement durable et de la recherche d'un nouveau mode de développement.

D'un point de vue théorique, il existe actuellement une discussion sur les grands choix d'organisation de la société. Aux deux extrêmes, on trouve le libéralisme économique et la planification centralisée. A l'affirmation selon laquelle le socialisme

* Luiz Pinguelli Rosa est coordinateur du Forum de science et culture de l'Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) et professeur du programme de développement énergétique de la Coppe-UFRJ.

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orthodoxe serait la seule voie pour sortir de la misère et de la pauvreté, s'oppose le dogme du néolibéralisme comme seule solution rationnelle permettant de faire fonctionner l'économie.

Néolibéralisme débridé et planification autoritaire

Mais quel est le degré de viabilité de ces théories dans les pays en voie de développement quant à la définition du rôle de l'Etat dans la promotion de la croissance économique ? On manque de bases empiriques pour vérifier ces deux postulats, d'un point de vue géographique et historique. La crise des pays de l'Est a révélé les insuffisances de l'orthodoxie socialiste. La pauvreté et la misère de la majorité de la population mondiale mettent en évidence l'incapacité des forces libres du marché à donner un coup d'accélérateur aux économies qui sont en retard.

Dans les pays où l'Etat est intervenu de façon pragmatique — au Brésil, dans le passé, au Japon ou encore en Corée du Sud, jusqu'à nos jours — la croissance a été accélérée. La baisse du rythme de croissance en Amérique latine se révèle actuellement par une crise de récession qui frappe différents pays, comme le Brésil, même si ce dernier a un excédent commercial qui dépasse souvent le milliard de dollars par mois. La crise est attribuée, en partie, aux problèmes internationaux, comme la dette extérieure et le retard des investissements étrangers, associés aux changements dans la division internationale du travail et des marchés, encouragée par les nouvelles technologies et les nouvelles formes d'organisation de la production. Dans cette catégorie, on inclut aussi la constante automatisation de l'industrie et des services, le passage de la ligne de montage du fordisme et du taylorisme aux petites unités de production, l'arrivée de matériaux synthétiques, la réduction de l'intensité énergétique des produits et l'information alliée aux télécommunications par satellite.

Les avantages comparatifs que donnait à certains pays le fait de disposer de ressources naturelles et d'une main-d'œuvre bon marché perdront du terrain. Ce phénomène survient même dans les pays producteurs de pétrole, dont le prix, après avoir grimpé lors des chocs des années 70, a décliné, même au cours de la crise récente du

Les organisations internationales de financement et les pays riches exerceront désormais une pression incessante pour limiter l'action des Etats nationaux dans la promotion directe du développement, et en investissant dans des secteurs jugés comme stratégiquement prioritaires. Au Brésil, l'intervention de l'Etat dans les secteurs de l'infrastructure s'est développée, d'un point de vue économique, jusque dans les années 80, malgré la distorsion du modèle de développement adopté

Dans le domaine de l'énergie, cette intervention a donné la priorité à la construction de grandes centrales hydroélectriques ainsi qu'au projet nucléaire inachevé pour produire de l'électricité, à la production nationale et à l'utilisation du pétrole off shore ainsi qu'à l'encouragement de la production et à l'utilisation de l'alcool pour les automobiles.

Aujourd'hui, la question qu'il faut aborder est celle du manque de ressources pour maintenir les investissements dans le cadre de ce modèle historique et l'émergence de forces politiques et sociales qui s'opposeraient aux travaux qui ont de graves répercussions sur l'environnement naturel et humain. Des erreurs graves, comme le programme nucléaire très coûteux et le faible coefficient en watts au mètre carré de la centrale hydroélectrique de Balbina renforcent de telles critiques.

Qui provoque

Peffet de serre ?

Les alternatives énergétiques ont quelquefois été abordées comme des remèdes miracles, avec une vision ingénue fréquente après les chocs pétroliers des années 70. Cette vision a surestimé sa viabilité technique et économique jusqu'au début des années 80. Entre temps, les investissements initialement prévus furent réduits ou réalisés de façon discontinue. La crise du Koweit a remis la question des alternatives énergétiques sur le devant de la scène, mais avec moins de force que par le passé. Actuellement, la valorisation des énergies renouvelables se trouve au centre de la discussion sur l'effet de serre.

La première des altérations climatiques

« Au secours ! » actuelles découle de la prolifération du gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère terrestre à cause des combustibles. Celle-ci devient d'autant plus grave dans le cas des combustibles fossiles — le pétrole, le charbon, le gaz naturel — car, en un temps relativement court — depuis la révolution industrielle —, le carbone fixé dans la matière organique accumulée dans le sous-sol est libéré ; celle-ci provient de la décomposition de la biomasse au cours d'un temps biologique extrêmement étendu. L'énergie lumineuse originaire du soleil, qui a des incidences sur la terre depuis des siècles, provoque la synthétisation de la biomasse qui, après s'être décomposée dans des conditions spéciales, se transforme en combustibles fossiles accumulés. Sa combustion provoque un déséquilibre entre l'émission de CO2 et sa réabsorption à travers plusieurs processus naturels. Le résultat c'est que la présence de CO2 dans l'atmosphère augmente. En principe, cela est moins grave que de brûler

En effet, le végétal réabsorbe le carbone du CO2 présent dans l'air. Mais lorsqu'on brûle du bois, que ce soit pour étendre les terres agricoles ou comme source d'énergie, sans reforestation, le CO2 libéré n'est plus réabsorbé — pour fixer le carbone — et sa concentration augmente dans l'air.

Le CO2 a, en plus, la propriété physique d'être transparent à la lumière solaire reçue par la terre et d'absorber, en émettant en retour une partie de la radiation thermique émise par la terre vers l'espace. Cela est dû au fait que les niveaux d'énergie du CO2 seraient tels que la différence entre certains d'entre eux coïncide avec l'énergie des photons de la radiation thermique, de basse fréquence. Celle-ci est émise par la surface terrestre, dont la température atteint quelques dizaines de degrés centigrades. Cependant, la fréquence de la radiation augmente fortement lorsque la température de l'émetteur

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augmente, l'énergie du photon est directement proportionnelle à la fréquence de radiation émise (lumière) et beaucoup plus élevée que celle émise par la terre. Ensuite, l'énergie des photons est supérieure à la différence existante entre n'importe quel niveau d'énergie du CO2, qui ne peut pas absorber la lumière à cause de cela, et la laisse passer. C'est l'effet de serre : toute l'énergie de la lumière incidente traverse la couche de CO2, mais une partie de l'énergie émise par la terre est absorbée par le CO2 et est renvoyée. Une fois l'équilibre énergétique brisé entre ce qui entre et ce qui sort, la température de la terre augmente, sauf s'il y a d'autres effets compensateurs en provenance de différentes BUSH MA sources. EARTH

Le CO2 apparaît comme le "méchant" de l'histoire, mais il existe d'autres gaz qui provoquent des effets de serre, dont le méthane (CH4), le chlorofluoro-carbone (CFC), l'ozone, la vapeur d'eau, etc. — cette dernière, guère citée, contribue fortement à l'effet de serre.

On ne peut pas conclure cependant à une fatalité de la catastrophe climatique — la fonte d'une partie des glaces des zones polaires, l'augmentation du niveau de la mer, la diminution de la production agricole mondiale, etc. Ces prévisions sont le fruit de modèles systématiques globaux avec de nombreux paramètres et hypothèses, avec des résultats sensibles à une faible variation des paramètres et aux changements d'hypothèse, qui peuvent être remplacés par d'autres tout aussi acceptables et tout aussi vulnérables. On peut aussi, obtenir des effets simultanés et compétitifs, dans des sens opposés, les uns annulés par les autres, avec des conséquences opposées selon le délicat équilibre entre les causes. Lorsqu'il s'agit de questions aussi complexes que le climat, il est difficile d'identifier une seule cause, entre les multiples en présence.

En plus de l'effet de serre, qui contribue à la hausse de la température, d'autres facteurs peuvent aller en sens contraire. La terre a déjà traversé des périodes plus froides et sa température globale est montée, puis descendue au cours des temps.

Cette relativisation de la prévision des conséquences globales de l'effet de serre ne doit pas servir à nous conforter, et à nous pousser à laisser le CO2 augmenter de façon incontrôlée ; ce n'est pas parce que la catastrophe n'est pas certaine qu'on peut être sûr qu'elle ne va pas arriver. La relativisation sert à peine pour soulager les tensions sensationnalistes et pour ne pas tomber dans une paranoïa improductive ou paralysante. Mais il existe des indices ou des résultats de modèles, qui sont discutés dans des congrès mondiaux et publiés dans des revues scientifiques, selon lesquels il est possible que des catastrophes surviennent si nous ne faisons rien pour contrôler l'émission des gaz dans l'effet de

Le Brésil ne peut pas échapper aux

SOMEDAY. KIDDO, YOU'LL THANK ME FOR THIS . ( BOYCOTT

AMERICAN

« Un jour, petit, tu me remercieras pour ça. » "Bush pourrait boycotter le Sommet de la terre pour préserver les emplois américains." remises en question internationales concernant la destruction de l'Amazonie. Mais les responsables de l'émission du CO2, qui provoque l'effet de serre, sont essentiellement les pays riches de l'hémisphère Nord, qui brûlent une grande partie du pétrole, du charbon et du gaz naturel. Cela reste toujours vrai, même si les données dont on dispose montrent que la contribution brésilienne n'est pas négligeable. Selon certaines estimations, la production d'énergie est responsable de 57 % du CO2 propulsé dans l'atmosphère et la déforestation provoque 25 % de ce phénomène.

L'Amazonie et la dette

La déforestation du Brésil est responsable à elle seule de 20 % du CO2 provenant de ce phénomène au niveau international - 5 % du CO2 total. Ces estimations placent le Brésil au quatrième rang du ranking mondial, après les Etats-Unis, l'ancienne Union soviétique et la Chine

- ces chiffres méritent une analyse

Les responsabilités des pays dans la production de CO2 changent lorsqu'on analyse la contribution par habitant — les pays industrialisés sont alors dans une situation bien pire. En ce qui concerne l'utilisation de l'énergie, le Brésil dispose jusqu'à présent de l'avantage d'utiliser des ressources renouvelables : l'hydroélectricité, l'alcool et le charbon végétal des forêts plantés — les trois premières sont en recul, à cause de l'internationalisation de l'économie ou de la négligence du gouvernement.

Au Brésil, la nécessité d'étudier le problème de la déforestation de l'Amazonie est criante. Selon des études de l'Institut de recherches de l'Amazonie (IPA), il faut au moins prendre en compte deux mécanismes pour comprendre ce phénomène. D'abord, il faut savoir que les forêts assimilent le carbone de l'atmosphère le transmettant a d'autres réservoirs d'eau. Ensuite, les forêts sont jugées par certains comme une source importante de chaleur à cause de la circulation générale de l'atmosphère dans le monde ; du fait de la déforestation, la réduction de l'évapo-transpiration locale est importante, ce qui réduit la libération de la chaleur latente. Ces deux considérants ne s'excluent pas forcément l'un l'autre, mais ils ont des effets opposés.

Ce problème doit être abordé en étudiant les différents aspects et en proposant des politiques et des mesures préventives selon les connaissances dont on dispose. Parmi ces mesures, il y a la reforestation, l'utilisation des forêts et leur préservation, ainsi que la réduction du brûlage des combustibles grâce à l'augmentation de l'efficacité thermique des équipements et des industries, du remplacement de combustibles par d'autres sources d'énergie non combustible et/ou renouvelable, comme l'alcool.

Pour mieux contrôler ce problème, il faut mobiliser des gens formés à des pratiques professionnelles variées, dans un cadre interdisciplinaire. On doit, par exemple, étudier le cycle du carbone, sa fixation dans les forêts, son transfert dans les fleuves et de là dans l'océan, puis les effets globaux de la présence du CO2 dans l'atmosphère. De nombreux chercheurs brésiliens se sont consacrés à fond au problème de l'Amazonie et aux effets de la déforestation. Il y a quelques années, une polémique a eu lieu concernant le pourcentage de cette région qui aurait déjà été rasée, car l'Institut de recherches spéciales (INPE) l'avait officiellement évalué à 5 %, après une analyse de données par satellite. D'autres experts de l'INPE mettent ce chiffre en question ; la Banque mondiale le porte même à 12 %.

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Une étude de l'IPA parle de 7 %. Ces différences indiquent qu'il faut approfondir les recherches et unifier les efforts.

Sans une gestion sérieuse des ressources financières et sans une politique déterminant les ressources humaines compétentes, il n'y aura pas de recherche. La politique actuelle du gouvernement visant à réduire le budget de la recherche scientifique et les subventions du secteur public — où travaillent la majorité des scientifiques —, signifie que les études scientifiques sur l'Amazonie seront de moins en moins sérieuses.

L'alibi de la forêt

Sur le plan international, le gouvernement a besoin de redorer son blason sur la question de l'Amazonie. Il ne peut plus se limiter à adopter des résolutions qui ne seront jamais appliquées, ni à défaire d'une main ce qu'il fait de l'autre — l'Institut Ibama, par exemple, a été créé pour contrôler la déforestation, alors que d'autres organismes du gouvernement l'aggravent.

Dans les dernières décennies, la déforestation a été stimulée par des encouragements fiscaux et des financements sans lesquels les projets agricoles dans l'Amazonie ne seraient pas viables. En termes économiques, il est plus rationnel d'exploiter les forêts que de les arracher pour élever du bétail, comme le prouvent les différentes recherches. Les grands projets agricoles ont été faits de façon désordonnée, conséquence de la politique agricole et foncière appliquée au Brésil. Un contingent de plus en plus important de migrants est arrivé dans certaines zones de l'Amazonie, comme Rondonia, ce qui a des effets désastreux.

Il y a aussi le problème des réserves d'eau des centrales hydroélectriques déjà construites (Balbina, Tucuiri) ou planifiées (Cararao, Babaquara, Cachoeira Porteira). Même si leur impact est bien moindre que celui de la déforestation - en termes de surfaces —, ces projets méritent aussi des études détaillées.

Il est difficile d'idéaliser une Amazonie vierge. L'expansion du capitalisme a pénétré dans cette région de manière chaotique et en causant des déprédations. Mais il faut mettre des bornes et l'Etat doit changer sa position traditionnelle d'encouragement à la destruction.

S'il est vrai que des richesses naturelles existent en Amazonie - bois, minéraux, énergie hydroélectrique, pétrole, gaz naturel — son exploitation n'a guère contribué à améliorer les conditions de vie des populations amazoniennes ni de celles du Brésil. L'énergie hydroélectrique de Tucurui est vendue en dessous du prix normal aux entreprises multinationales de l'aluminium Balbina a d'ailleurs été une grande erreur technique et écologique. Les minéraux de Karajas sont exportés et produisent des devises pour payer les intérêts de la dette, alors que la pauvreté de millions de Brésiliens ne cesse de croître.

Il y a eu diverses propositions pour échanger la dette extérieure du Brésil contre des investissements alloués à la préservation de l'Amazonie ou des engagements à préserver certaines zones. Cependant, il serait plus efficace que le Brésil intègre la question de l'Amazonie dans son argumentation dans le cadre d'une offensive globale pour ne pas payer la dette — une partie de la destruction

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Rio, avril 1992.

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