Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

FRANCE

Depuis la défaite électorale de l'Union de la gauche

· Inprecor n° 36, 19 octobre 1978 · p. 11-14 · 3 335 mots

France URSS et Russie

Six mois se sont écoulés depuis la défaite électorale de l'Union de la gauche. Après quelques années d'espoir des masses dans une victoire, après l'obtention en mars 1977 d'une de voix aux tions municipales, la discorde entre PC et PS éclata et s'aggrava au fil des jours dans les mois qui précédèrent le scrutin, telle sorte que le jour du vote, lUnion de la gauche et son «programme commun» n'apparaissaient plus aux yeux des électeurs que comme une coquille vide de substance. Les deux partis, PC et PS, n'ont eu depuis lors aucun rapport direct (1). Le PC mène une campagne quotidienne contre le PS; ce dernier est vrai - de façon à se présenter comme l'agressé. Semi-vérités et petits et grands mensonges sont délivrés de part et d'autre contre «l'allié» d'hier. Tout en échangeant des propos moins venimeux et tout en s'étant rencontrés, CGT et CFDT ne mènent plus d'actions communes, sauf lorsqu'elles y sont contraintes et forcées, localement ou dans des branches, par des luttes où leurs membres sont impliqués. Encore n'est-ce pas toujours le cas. En septembre, la rencontre des secrétaires généraux des deux confédérations syndicales s'est soldée par un cynique constat de désaccord et de refus d'organiser une riposte commune à l'application du 3ème plan d'austérité du gouvernement Barre.

Par suite de la défaite électorale, la perspective d'un gou-

France électorale de

Le PC polémique lourdement contre le PS. Il convainc d'autant moins qu'il n'a pas de ligne politique réellement alternative à celle de son allié d'hier. vernement de l'Union de la gauche a disparu et, avec elle, pour le moment toute perpective plausible pour la grande masse des travailleurs. Une des conséquences en est la faiblesse des rares manifestations. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il ne se passe rien. LA MAJORITE GOUVERNEMENTALE PERD DU TERRAIN

En août et septembre, des élections partielles ont eu lieu à la suite de l'invalidation par le constitutionnel mars dernier: un membre du PC élu dans la banlieue parisienne, deux socialistes élus en province (l'un dans le Pas-de-Calais et l'autre dans le Gers, c'est-àdire dans le Nord et le Sud du pays), et deux majoritaires, président du Parti radical (giscardien) élu dans l'Est du pays, et un gaulliste, bras droit de Chirac, élu à Paris. L'ensemble de ces élections partielles est ainsi représentatif de différentes régions et fournit des réponses à plusieurs questions sur l'état d'esprit actuel dans le pays et sur les rapports du PCF et du PS avec les masses.

Un premier fait s'impose : quelle que soit la circonscription, les candidats de la majorité, UDF ou RPR, perdent un nombre relativement important de voix. Les deux d'entre eux qui étaient soumis à réélection sont sévèrement battus : là où ils avaient été élus quelques

Depuis la défaite

l'Union de la gauche

mois plus tôt avec quelques voix d'avance, ils ne retrouvent plus que 41 ou 46% des suffrages. Ces élections ont ainsi montré que la politique Giscard-Barre est condamnée par la population et que le mécontentement des masses grandit. Le chômage montant en flèche, l'inflation qui persiste, l'augmentation des prix des services publics, la liberté accordée aux prix industriels et bientôt à ceux de tous les services, tout cela attise le mécontentement. Certains politiciens bourgeois commencent à exprimer des inquiétudes sur la politique gouvernementale pour tenter d'en dégager si possible leurs responsabilités, non pour la changer.

Le petit nombre présent de grèves - souvent dures mais rarement durables - qui se produisent n'est pas le signe d'une démoralisation des masses à la suite de la défaite électorale; il est le résultat, outre l'absence de perspective politique, du manque d'unité des organisations ouvrières autour de revendications générales communes relatives à la semaine de travail (35 heures), au SMIC, à une augmentation égale des salaires susceptibles de donner aux masses un axe de combat en direction d'une lutte généralisée à échéance plus ou moins proche. Ni le PC ni le PS ni les centrales syndicales (G, CFDT, FO, PEN)ne s'orientent dans ce sens, malgré l'expression d'une forte aspiration unitaire dans les luttes actuelles, qui ont aussi sanctionné les derniers résultats électoraux.

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PROGRESSION DU PS, RECUL DU PC

Les élections partielles sont également d'enseignements quant à l'évolution des deux grands partis ouvriers avec les masses travailleuses. Dans la banlieue parisienne, le PS avait décidé de ne pas présenter de candidat contre l'élu du PC qui avait été invalidé. Réciproquement dans le midi de la France, le PC ne présentait pas de candidat contre l'élu socialiste invalidé. Dans les deux cas, les candidats ont été plus grand nombre de voix.

Ailleurs, il y avait un candidat de chacun de ces partis, y compris dans le Pas-de-Calais ou c'était un élu du PS qui avait été invalidé. Dans leurs campagnes, les candidats du PC reprenaient contre les candidats du PS les mêmes termes que l'Humanité emploie chaque jour, dans plusieurs de ses rubriques, contre ce parti. En vérité, le PC cherchait surtout dans les circonscriptions ouvrières à endiguer la progression du PS et, si possible, à retrouver la situation d'antan où il se targuait d'être le «premier parti de la gauche ».

Des résultats électoraux, on peut tirer une première conclusion : dans tous les cas où il y a eu un second tour, les voix récoltées par les deux partis se sont retrouvées sans aucune perte sur les candidats uniques du second tour. Autrement dit, la politique gouverementale aidant, les travailleurs n'abandonnent en aucune façon leur désir et leur espoir d'une unité d'action de ces deux partis : ils ne voient à présent d'autre solution à la situation qui leur est faite par le pouvoir que dans

Mais ces élections ont apporté une autre constatation : partout où il y a eu compétition entre ces deux partis, les candidats du PS ont gagné des voix tandis que ceux du PC en ont perdu (2). Les chiffres de gains et de pertes sont inégaux suivant les circonscriptions, mais la tendance est générale et n'a rien leurs pas la première fois que cela se produit depuis la constitution de l'Union de la Gauche en 1972. Déjà un an après, la direction du PCF avait remarqué, à l'occasion des élections législatives de 1973, que le PS profitait davantage de l'accord des deux partis. Cela s'était confirmé lors d'élections partielles en 1974 et, pendant quelques temps, la direction du PC avait procédé à des attaques contre le PS qui ne donnèrent aucun résultat. Les élections municipales de mars 1977 non seulement confirmèrent cette tendance, mais montrèrent également que le PC perdait électoralement à la fois sur sa droite au profit du PS et sur sa gauche au profit de candidats d'extrême-gauche. C'est à la suite de cela qu'il commença à «gauchir» son langage (pas sa politique) et à mener une offensive acharnée contre le PS qui conduisit aux résultats connus de mars 1978.

Vient de paraître

CAHIERS DE LA TAUPE

NUMERO 24

(15 septembre - 15 octobre)

AU SOMMAIRE Dossier : le plan Barre III et la ri1) Austérité, ça continue de plus 8 2) Le plan Barre III au service direct de la restructuration capita3) Porter la concurrence dans les 4) La réponse des directions syndi-

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Pourquoi le PC perd-il dans les circonstances actuelles d'un mécontentement croissant des masses et pourquoi son offensive contre le PS ne donne-t-elle pas de résultats ? Sans se livrer à de longs développements, on doit dire :

1. les attaques contre le PS, sous leur forme outrancière, ne sont pas convaincantes, même quand elles sont vraies en tout ou en partie; 2. une grande partie des masses, même celles qui votent encore communiste, rend le PO plus particulièrement responsable de la division présente; 3. Le PC se borne à critiquer le PS mais il ne présente pas en alternative une politique vraiment différente de celle du

Dans ces conditions, à l'exception de ceux qui suivent le PC aveuglément - et leur nombre diminue, y compris au sein de ce parti -, le PS apparaît comme étant le mieux placé pour rassembler autour de lui le plus grand nombre d'électeurs et avoir le plus d'élus. C'est une question de «vote utile » et non de meilleure politique. DIFFICULTES INTERIEURES DES DEUX PARTIS

Malgré ses succès électoraux, le PS ne pouvait pas ne pas être affecté par la défaite de l'Union de la gauche, car une question essentielle reste posée pour lui : comment accéder au gouverne ment si le PCF continue à faire des siennes ou si une telle menace subsiste dans une alliance avec lui ? Jusqu'à présent personne dans le PS ne propose de chercher une entente politique avec une quelconque formation de la majorité ni même de renoncer à une « union de la gauche». Sur ce point, le débat ne pourrait porter que sur la forme et le contenu politique que celle-ci devrait prendre. Agir autrement serait revenir à une politique de «troisième force» à la Guy Mollet et amènerait immédiatement l'arrêt de la progression électorale du PS et même la perte de tout ce qu'il a gagné au cours de son alliance avec le PCF. Aujourd'hui les difficultés au sein du PS prennent un tour personnel. Malgré le rôle qu'il a joué dans la remontée spectaculaire du depuis 1971, Mit-

Use trouve maintenant contesté sous une forme encore prudente. Les sommets du parti s'agitent autour de sa « succession » car il pourra difficilement

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reste tabou. La direction du PC changement à sa politique et si, se présenter comme candidat à la présidence de la République pour la troisième fois après deux échecs. Cette lutte ne pourra cependant manquer de prendre des contours plus ou moins précis dans le courant de l'année prochaine à l'occasion du Congrès du PS qui s'y tiendra.

Quant au PC, on se souvient de la vague de contestation qui s'y manifesta après les élections jusqu'aux vacances (3). Au cours de celles-ci, la direction ajusta sa politique en vue de reprendre fermement le contrôle du parti. A la veille de la rentrée, elle fit publier un livre de quelques intellectuels L'URSS et nous, destiné à montrer aux membres du parti qu'elle ne reculait pas sur la question de l'Union soviétique, qu'elle faisait au contraire quelques pas de plus pour s'en différencier sans toutefois rompre avec elle (4). En même temps, Marchais publiquement qu'il n'y avait pas de « contestataires » dans le parti, mais seulement quelques « camarades» qui discutaient et qui avaient le droit d'être d'un avis opposé au sien. Cet ajustement n'est changé à la politique générale du parti, surtout pas à l'égard du PS, a pour but évident de rassurer ceux des membres du parti qui craignaient que les attaques contre le PS étaient dues à un abandon de la « ligne du XXIIe Congrès». Mais il ne peut affecter la masse des électeurs du PCF.

Face aux résultats des élections partielles, la direction du PC a voulu répondre par avance lors d'une réunion du CC qui s'est tenue les 27 et 28 septembre. Le rapporteur du BP, Fiterman, trouve que ces résultats sont «à juste titre préoccupants», il reconnaît une « érosion » des suffrages communistes, « des électeurs communistes se sont abstenus», certains même auraient « mêlé leurs voix avec celles de la droite». Son explication de telles constatations peut se résumer comme suit : le PS développe une « sorte de stratégie de double jeu» pour « regrouper les mécontents les plus divers et les plus contradictoires». La «droite au pouvoir» le favorise, notamment au moyen des mass media. Des électeurs communistes ont fait défaut parce qu'ils mésestiment les « conditions du changement», c'est-à-dire en premier lieu la nécessité d'un fort parti communiste, et parce qu'ils ne comprennent pas «la responsa bilité écrasante» du PS dans la défaite électorale. Explication vraiment stalinienne ! Les bourgeois se conduisent comme des bourgeois; les socio-démocrates comme des socio-démocrates, et des électeurs communistes ne le comprennent pas et ne votent plus pour le PCF. Ainsi, ce qui se passe, c'est la faute aux autres, même aux ouvriers, la politique du PCF est et

LE DEBAT DANS LA CGT d'une réunion d'un comité régional élargi de la CGT, Jean-Louis Moynot, membre du bureau confédéral de la CGT, relevant les points qui « posent problème à la confédération», a déclaré qu'il fallait qu'elle soit « capable d'assimiler tout ce qui est

« Nous n'avons pas progressé de façon sensible vers l'objectif de trois millions d'adhérents que nous nous étions fixé. Dans certains secteurs se produit même une érosion. Un certain nombre de travailleurs, même syndiqués, n'ont pas été d'accord avec nos prises de position. Indiscutablement, ce fait est présent dans les tendances récentes du recrutement et des élections professionnelles». Est dit enfin ce que personne n'ignorait. C'est la première fois qu'un dirigeant confédéral de la CGT «avoue» la perte des voix aux dernières élections profession-

«La CGT, poursuit Jean-Louis Moynot, ne peut être neutre d'un point de vue de classe et ne doit pas non plus être dépendante ni de l'un ni de l'autre des partis politiques, ni même du degré d'entente ou d'union existant entre l'ensemble des partis de gauche». Cette auto critique à mots coudevait tout de même être consciente que ses explications étaient un peu faibles. Fiterman les a données dans un court passage qui ne faisait pas un dixième de son rapport au ton très cocardier, tres «aux couleurs de la France». Marchais, dans son discours de clôture, n'est pas revenu d'un seul mot sur ces résultats. Il n'est donc pas impossible que, dans quelque temps, d'autres «explications» et un nouvel ajustement de la politique fassent leur apparition. Pour le moment, le PC continue ses incantations. Il a retardé la tenue de son congrès à mai 1979. Nous verrons donc si, d'ici là, il apportera quelque verts, après l'alignement inconditionnel de la CGT sur le PC et sa contribution à la division de la gauche, meriterait plus de clarté.

Par ailleurs, Claude Germon, membre de la commission exécutive de la CGT et membre du Parti socialiste, estime dans une interview L'Express, que chaque syndiqué devrait pouvoir émettre son avis par vote sur la position prise par la direction confédérale lors des dernières élections. Cela permettrait de savoir « ce que pensent les adhérents de la CGT sur le suivisme par rapport au PC». Il souhaite en conséquence que chaque syndiqué puisse voter sur le rapport d'activité qui sera soumis au prochain congrès, ce qui représenterait une «extension» de la démocratie syndicale.

Ces déclarations de Claude Germon officialisent en quelque sorte les points sur lesquels entendent se battre les militants socialistes, lors de ce 40e Congrès. Les autres points ayant été développés par Pierre Carassus dans une tribune libre publiée par la Vie ouvrière, et qui concernent les tribunes libres permanentes et les compte-rendus de débats.

Extrait de Rouge

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dans la mesure où le régime interne du PCF, un peu moins rigide que par le passé, le permettra, des manifestations critiques de cette politique se manifesteront. UNE EXPERIENCE INCOMPLETE

Dans la réalité immédiate, les grands en dépit des efforts de directions à donner le change, largement repliés sur eux-mêmes depuis leur défaite électorale commune. Mais, comme les élections partielles l'ont montré et comme tout le monde en France le constate, la situation intérieure se détériore. Le président de la République, le Premier ministre, les patrons du CNPF exploitent à fond leur victoire sur l'Union de la gauche. Malgré les échecs subis aux élections partielles, ils n'hésitent pas à tirer davantage la corde et paraissent ne pas craindre qu'elle casse. Il font même la sourde oreille aux avertissements que leur lance Bergeron, le secrétaire général de Force ouvrière, pourtant peu suspect de chercher à jeter de l'huile sur le feu. Les conditions immédiates n'incitent certainement pas les masses à s'engager dans des actions larges et prolongées. Mais un chômage croissant une atteinte à leur niveau de vie ne pourront à la longue rester sans riposte de la part d'une classe ouvrière dont la combativité n'a pas été fondamentalement amputée. Le désaccord des deux directions agit à présent sur elle comme un frein, mais avec le temps, on peut qu'il favorisera un affail'emprise des organisations sur les masses et un renforcement de leurs tendances à des actions moins canalisables par ces organisations. Les militants révolutionnaires auront de ce fait plus de possibilités d'intervention.

Le fait que l'Union de la gauche n'a pas triomphé électoralement en mars ne signifie pas que les masses n'ont l'expérience de celle-ci : ils en ont fait seulement une expérience incomplète. Il eut certainement mieux valu qu'elles aient pu faire une expérience gouvernementale qui leur aurait permis de voir sans ambiguité l'impuissance et la faillite du réformisme. Mais la rupture qui a empêché une victoire électorale s'est faite et se poursuit dans des conditions qui sont néanmoins très éducatives pour les militants et pour les masses. Rappelons-nous les questions politiques qui se trouvèrent posées durant la période préélectorale, à savoir l'actualité du socialisme, comment y le contenu qu'il doit prendre dès le début, etc. Ces question peuvent paraître rejetées à l'arrière-plan par les accusations que se lancent réciproquement PCF et PS, mais elles n'ont pas disparu, elles n'ont pas perdu de leur force, et la politique capitaliste les ramènera au premier plan avec une force accrue. Les doutes à l'égard des directions qui étaient sous-jacents dans les discussions sur ces questions ne font que grandir. Une nouvelle entente entre le PC et le PS sera peutêtre à nouveau imposée par les circonstances sous la pression des masses. Il ne sera pas possible aux deux directions ce jour-là de dire tout simplement : embrassons-nous et oublions le passé. Les masses qui n'avaient déjà plus les illusions du temps du Front populaire et qui posaient des questions embarrassantes pour les directions ront l'entente de demain avec une méfiance accrue et avec des tendances renforcées à aller au-delà des consignes de ces partis.

Le 2 octobre 1978

Georges MARCHAIS

NOTES 1) Le caractère parasitaire du Mouvement des radicaux de gauche (MRG) dans l'Union de la gauche s'est manifesté aussitôt après la défaite électorale. Le président de ce mouvement, Robert Fabre, a rompu soir même et n'a pas tardé à accepter une «mission du président de la République. Les radicaux gauche qui sont restés liés au PS le font parce qu'ils ne pourraient être élus sans lui. Tous sont ainsi fidèles grand principe des radicaux de toute nuance: aller à la soupe. 2) Le recul le plus symptômatique est celui subi à Paris. Depuis la scission de Tours (1920), le PCF était dominant dans la région parisienne et le PCF représentait cette circons cription de Paris avant que le candidat gaulliste l'emporte il y a vingt

En mars dernier, la candidate socialiste n'avait au premier tour que 500 voix d'avance sur la candidate communiste. Cette fois-ci, malgré l'appui apporté par plusieurs membres du BP, la candidate communiste était devancée au premier tour d'environ 2600 voix par la candidate socialiste. 3) Voir «PCF : que veulent les contestataires ?», «Inprecor», numéro 31 du 22 juin 1978.

Si la direction du PCF est obligée de modifier ses positions politiques en ce qui concerne l'Union soviétique, elle le fait en gardant des méthodes typiquement staliniennes. Elle fait rédiger un livre avec ses nouvelles positions, en faisant le silence non seulement sur les livres qui avaient combattu ses anciennes positions, mais aussi sur ceux qui les avaient exprimées. Les Sayers et Kahn, les Figuères et d'autres sont devenus des auteurs inexistants, des «non persons». Pour les membres du PCF, il y a désormais un seul livre sur l'Union soviétique, «l'URSS et nous». La vé rité est là, ce n'est pas ailleurs qu'ils doivent la chercher.

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