Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

NIGERIA

Les querelles de la gauche

· Inprecor n° 363, 20 novembre 1992 · p. 20 · 451 mots

Les querelles de la gauche rence qui s'était transformée en un congrès de la gauche. Malgré le succès d'un tel événement qui permettait de prendre la température de l'état d'esprit populaire, ce rassemblement a montré que les divisions qui avaient existé à gauche dans les années 60 sous la lle République (1979-1983) n'étaient pas la Confédération du travail du Nigéria (NLC), était organisée. Des dirigeants de toutes les branches industrielles du pays y ont participé, ainsi que des représentants du NLC, des associations d'employés, des groupes professionnels et des organisations de masse, des intellectuels radicaux, des travailleurs et des étudiants. Des vétérans des luttes du monde du travail et du combat nationaliste y étaient aussi présents. progressiste depuis des années et qui a débouché sur une série d'accords. la lutte du peuple du Nigéria. dépasser leurs divergences qui n'étaient que subjectives ou qui n'avaient plus de base politique. Ils soutiendraient de façon formelle ou informelle la construction de la nouvelle organisation. sectaires — en imposant des clivages - sont parvenus à faire échouer les espoirs nés de ces accords. Ils ont imposé leurs vieilles querelles dépassées des années 50 et 60, la suspicion, et la confusion entre stratégie et tactique. Ils ont même essayé de contrôler le mouvement en se battant pour en détenir la direction formelle. En outre, une série des composantes du futur Parti du travail étaient aussi en plein déclin à cause des événements survenus à l'Est, en dans un sens bureaucratique, sans en définir la direction politique et en essayant d'exclure les marxistes et les socialistes du projet. Ils étaient même prêts à accepter les diktats de l'Etat qui exigeait que les "extrémistes" soient toutes les autres organisations. surface, surtout grâce aux efforts des groupes de défense des droits de l'homme et des étudiants, ainsi que grâce aux manifestations de résistance populaire qui se multiplient dans tout le pays. *

'année 1989, avait pourtant commencé sous de bons auspices pour le mouvement progressiste nigérian et pour le pays tout entier. En février,

•le Directoire pour l'alphabétisation avait organisé, à Calabar, une conféEn avril 1989, une conférence nationale de trois jours, sous les auspices de Il s'agissait d'une des rencontres les plus représentatives du mouvement • Un parti du travail devrait être constitué pour rassembler et faire avancer • Ce parti devrait s'appuyer essentiellement sur la gauche politique et les • Les vieux dirigeants syndicaux et nationalistes se sont mis d'accord pour Malheureusement, la direction syndicale et un petit groupe de gauchistes Les leaders syndicaux, eux, songeaient à la construction d'un parti du travail Le Parti du travail a été néanmoins mis hors-la-loi en octobre 1989, comme Aujourd'hui, l'espoir de voir renaître des regroupements progressistes refait

E. M.

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