Les femmes ne se sont pas contentées de soutenir et d'attendre. En plus de l'organisation des manifestations, elles se sont chargées de l'installation des camps à proximité des puits les plus menacés. Ces camps sont devenus l'enjeu majeur du conflit et ont fonctionné comme des plateformes pour l'occupation des différents puits (9).
"Elles" montrent la voie
A chaque étape de la lutte, ce sont des femmes qui ont montré ce qu'il aurait fallu faire si les mineurs voulaient remporter la bataille pour sauver leurs emplois et imposer une politique énergétique plus rationnelle. Si le mouvement ouvrier avait suivi l'exemple des femmes pour les occupations et si le TUC avait appelé à les soutenir par des journées de grève générale, la bataille pour sauver les 31 puits aurait été gagnée.
Le secteur public revient maintenant en première ligne pour la défense des salaires, des conditions de travail et des services publics. Cette lutte sera extrêmement importante pour l'avenir du mouvement ouvrier. Les réductions des dépenses publiques envisagées, les attaques contre l'Etat providence et l'offensive idéologique de promotion de la "sainte famille" nucléaire auront de graves répercussions sur les femmes. Les femmes représentent la majorité des fonctionnaires, la majorité des usagers des services publics et pâtiront le plus de leur bradage. Le débat sur la défense de l'Etat providence soulève des questions fondamentales sur la position des femmes dans la famille, dans la population active et sur la nature de l'oppression des femmes.
Une des tâches centrales qui attendent les femmes aujourd'hui consiste à forger une alliance effective entre les travailleuses de la fonction publique et les utilisateurs des services publics en défense de l'Etat providence. *
Londres, le 24 août 1993
Le 31 juillet à 18 heures, un cessez-le-feu entrait en vigueur au Liban. Suite aux bons offices du secrétaire d'Etat américain Warren Christopher, Israël s'engageait à cesser ses bombardements au nord de la "zone de sécurité" en échange de quoi la Syrie promettait d'user de son influence pour obtenir un engagement de la part du Hezbollah de ne plus bombarder le territoire israélien. Tikva HONIG-PARNASS et Michel WARSCHAWSKI
Yes règles du jeu sont rétablies », affirmait un porte-parole israélien qui ajoutait : « Nous ne pouvons tolérer que les habitants du nord du pays soient les otages du Hezbollah ». Contre-vérité flagrante : les habitants de Galilée ont été bombardés par le Hezbollah en riposte aux bombardements de l'aviation et de l'artillerie israélienne sur les localités libanaises au nord de la "zone de sécurité".
Un coup pour rien ? On aimerait le dire, si ce n'étaient les centaines de milliers de victimes libanaises, tuées, mutilées, ou forcées à quitter leurs villages, et les milliers de maisons détruites. Car, contrairement aux déclarations du porte-parole de l'armée israélienne qui affirmait que seule une centaine de maisons avaient été détruites, l'agression israélienne a ravagé le sud du Liban : l'artillerie israélienne se vante d'ailleurs d'avoir tiré 70 000 obus, et le commandant d'aviation parle de plus de 1 200 attaques, alors si vraiment il n'y avait qu'une centaine de maisons détruites, l'Etat-major israélien devrait traduire devant la Cour martiale ces officiers supérieurs qui gaspillent tant de munitions.
Le quotidien Haaretz est plus proche de la réalité quand il écrit : « Les attaques israéliennes ont réduit en ruines la ville de Nabatiye, où seules quelques maisons sont restées intactes, ainsi que 70 % des villages de Jibshit, Majdal, Solom et Jeb'a » (1).
Quant aux quelques 300 000 réfugiés, Rabin lui-même reconnaît les faits tout en
LIBAN
Un crime abject et inutile
refusant de plaider coupable pour crimes de guerre. Mais comment décrire autrement l'opération "règlement de compte" quand le Premier ministre en personne explique devant la commission de la défense de la Knesset : « Notre but est de transférer les habitants du Sud-Liban vers la région de Beyrouth, et de transformer 200 000 personnes en réfugiés. Bien sûr, pas n'importe quel habitant ou villageois, mais surtout ceux qui proviennent des régions "têtues" et soutenant le Hezbollah » (2).
Crimes de guerre
Et le commentateur militaire du quotidien Hadashot peut alors affirmer sans risque de se tromper : « La troisième phase (l'expulsion massive des villages du sud) était clairement inscrite dans le plan opérationnel où l'on dit explicitement que l'expulsion de la population locale est au cœur de la phase 3. Ceci n'est pas mon estimation, ni non plus un glissement malheureux des objectifs initiaux. C'était l'objectif déclaré » (3).
Régler les comptes avec la population chiite du Sud-Liban, et s'en servir comme moyen de pression sur le gouvernement libanais, c'est exactement ce que la convention de La Haye et le tribunal de Nuremberg définissent comme crimes de guerre, et, ainsi que l'affirme la journaliste
1) Haaretz, 30 juillet 1993.
2) Zeev Schiff, Haaretz, 28 juillet 1993.
3) Alex Fishman, Hadashot, 30 juillet 1993.
rales, les gouvernement Rabin poursuit la politique du gouvernement Shamir, et aggrave même la situation dans les Territoires occupés.
tation massive d'activistes palestiniens ont semé la confusion et le désespoir dans les rangs des militants de la paix. Le camp israélien de la paix en a été sévèrement affecté, alors que les chances de paix n'ont jamais été aussi favorables. Une nouvelle mobilisation est indispensable. Les militants de la paix doivent s'unir dans une organisation dont le message est dénué de toute équivoque. C'est cette tâche que s'assigne le "Bloc de la Paix".
réunit Juifs et Arabes en Israël. Elle est ouverte à tous ceux qui souhaitent œuvrer en faveur
0 l'arrêt de la violence, de l'oppression et des implantations dans les Territoires
0 l'ouverture de négociations directes avec l'OLP
0 l'aboutissement à une paix totale avec le peuple palestinien et les Etats arabes
• l'égalité totale entre Juifs et Arabes en Israël principe de reconnaissance
Seule la paix garantit la sécurité.
paix, a vu le jour en mai 1993, alors que le mouvement Shalom Achshav semble complètement paralysé depuis la victoire des travaillistes et du Meretz.
Le texte ci-dessus est le manifeste que Gush Ha Shalom a présenté à la presse. *
Reli Tadmor dans le Hadashot : « Ce gouvernement est coupable de crime de guerre sur la base de ses propres aveux. Nous n'avons rien à prouver ».
L'objectif de l'opération "Règlements de compte" rappelle étrangement celui de la guerre du Golfe : usage massif de la puissance de feu afin de terroriser les populations civiles, les punir de soutenir ou de tolérer ceux que les agresseurs considèrent comme leurs ennemis, et les pousser ainsi à leur tourner le dos. Mais la méthode employée est bien antérieure à la guerre du Golfe. Le général de réserve
Avigdor Kahalani, député travailliste et candidat à la mairie de Tel Aviv rappelle qu'en 1968-69 déjà, l'artillerie israélienne avait « transformé la rive-est de la vallée du Jourdain en désert, pour convaincre le gouvernement (jordanien) qu'il se devait de prendre des mesures (contre les commandos palestiniens) » et d'ajouter : « Je vous conseille de ne pas sous-estimer le traumatisme qui existera dans les populations du Sud, une fois de retour dans leur communauté, quand ils verront, les uns qu'ils n'ont plus de maison, les autres qu'ils n'ont plus de rue ; ces souvenirs resteront très forts ».
En 1970, le général Dayan donnait l'ordre de détruire totalement les villes de
Suez et Ismaélia pour mettre fin à la guerre d'usure que l'armée égyptienne menait sur le canal de Suez ; il y eut plus de 70 000 réfugiés. Quant à Rabin, il conseillait à
Manifeste 1993 pour la paix
'occupation est devenue un fardeau intolérable pour les deux peuples.
L'opinion publique israélienne a donné un mandat impératif au gouvernement Rabin...
celui de faire la paix dans les six à neuf mois. Or, faisant fi de ses promesses électo-
Le soutien des ministres du Meretz à la politique de Rabin et leur vote favorable à la dépor-
Le "Bloc de la paix"' est une organisation qui se situe en dehors des partis politiques et qui
La paix exige le retrait total des Territoires occupés depuis la guerre de juin 1967, et la
"deux Etats pour deux peuples".
*Gush Ha Shalom (le Bloc de la paix), rassemblement de militants juifs et arabes israéliens, issus du mouvement de la
Ariel Sharon pendant la guerre du Liban d'affamer la population civile de Beyrouth jusqu'à ce qu'elle oblige l'OLP à quitter la ville. Il ne s'agit donc pas seulement d'un gouvernement de criminels de guerre, mais d'un Etat-terroriste et d'une armée dont toute l'histoire est celle d'un crime de guerre permanent.
Une gauche plus ou moins complice
Il n'y a pas eu de véritable opposition à ces crimes. Si quelques voix se sont élevées au sein du gouvernement et à la
Knesset, elles étaient souvent équivoques et sont restées sans lendemain.
La semaine passée, trois blocs se sont distingués à l'intérieur de la coalition au pouvoir : les partisans de Rabin qui ont la majorité ; les trois ministres travaillistes qui se sont abstenus (le ministre du Travail et des affaires sociales, Ora Namir, le ministre de la Justice, David Libaï, et le ministre du tourisme, Uzi Beram) ; et les quatre ministres du Meretz, dirigés par
Yossi Sarid — qui ont exprimé leur opposition à l'approbation par le gouvernement des décisions du cabinet de crise — et le ministre du parti Shas, Aryeh Deri.
La presse a émis des doutes sur l'"efficacité" ou la "pertinence" de l'opération ou encore sur ses chances de réussite, et quelques commentateurs ont posé des questions sur la moralité d'une opération qui consiste à détruire des villages entiers et à en expulser des centaines de milliers d'habitants. Evidemment, les partis grâce auxquels la coalition dirigeante se maintient comme bloc majoritaire (Hadash et les partis arabes) ont manifesté une opposition franche à l'opération militaire, comme Gush Shalom, un nouveau courant radical du mouvement de la paix israélien (voir encadré). Mais, de façon générale, le peuple israélien a soutenu l'opération : une enquête a révélé que 93 % soutenaient la façon dont l'opération avait été menée au Liban (4).
Cependant Hadash n'a pas annoncé le retrait de son soutien à un gouvernement aux menées si criminelles. L'opposition de Meretz a été encore plus limitée, à la fois dans le fond que la forme de sa réaction. La majorité du groupe Meretz à la Knesset était critique sur l'expulsion des citoyens et le bombardement des villages libanais, mais ils estimaient qu'il fallait "frapper le Hezbollah", ignorant la portée du fait que c'est une mouvement de résistance à l'occupation israélienne. Mais les membres de Meretz n'ont rien fait ou presque pour donner de la publicité à leur position ou pour tenter de mobiliser l'opinion publique contre la guerre et leur opposition formelle au sein de la coalition gouvernementale n'a pas donné lieu à une prise de position bruyante, pour éviter de compromettre leur appartenance à la coalition.
Face aux critiques de ses militants, et en réponse aux demandes insistantes issues de leurs rangs — de rendre leur point de vue public ou de tenter de mobiliser l'opinion publique contre la guerre, que leurs représentants quittent la coalition en signe de protestation, ou qu'ils lancent un ultimatum menaçant de la quitter si les bombardements des populations ne cessaient pas —, les membres du cabinet appartenant au Meretz ont répondu qu'ils exerçaient des pressions sur le gouvernement "de l'intérieur". Sarid a déclaré : « Dès le début, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour empêcher l'opération et la tempérer. Mais une fois en cours, nous avons dû la soutenir publiquement, tout en veillant à ce qu'il n'y ait pas de dérapage » (5).
Et Shulamit Aloni, un ministre du Meretz qui s'était abstenu en cabinet de crise, a répondu lors d'une interview, à la question concernant son mutisme sur les bombardements et le transfert de populations civiles : « J'ai fait part de mon opinion au cabinet, mais je ne peux pas dire publiquement ce que j'ai sur le cœur. Tant
4) Haaretz, 3 août 1993.
5) Cité dans un article de Uzi benziman, Haaretz. 30 juillet 1993.
que nous faisons partie de la coalition gouvernementale, nous devons différer la satisfaction de faire savoir à nos militants qu'ils ont raison » (6).
Meretz se comporte fidèlement à la tradition de la gauche sioniste, qui impose la fidélité envers les faiseurs de guerre tant que les canons ne se sont pas tus. De plus, Meretz maintient — dans le cas du Liban — l'approche qui avait été la sienne vis-à-vis des Territoires occupés, en d'autres termes, ne s'oppose pas concrètement à l'occupation israélienne, remet à plus tard la revendication du retrait et hésite à lutter contre l'élimination sanglante de la résistance, en attendant un règlement politique garantissant les intérêts israéliens, avant toute chose.
Des résultats douteux
Une semaine après l'accord de cessez-le-feu signé avec le Hezbollah, neuf soldats étaient déja tombés dans des embuscades au Sud-Liban. On comprend l'attitude critique du public israélien qui, après avoir soutenu dans sa grande majorité l'agression, commence à comprendre que le déluge de fer et de feu tombé pendant une semaine sur le Liban n'a rien changé pour Israël et son armée.
La propagande gouvernementale essaie aujourd'hui de présenter l'opération "règlement de compte" comme destinée à mettre fin aux Katiouchas sur la Galilée. Mais, comme le reconnaissent tous les experts, les Katiouchas n'étaient qu'une riposte à une nouvelle étape dans l'agression israélienne au Liban, à savoir les bombardements systématiques de localités libanaises situées au nord de la zone occupée par Israël, comme moyen de pression sur les commandos libanais et palestiniens dont les actions, dans la zone contrôlée par Israël, sont de plus en plus efficaces.
Comme le remarque le meilleur expert israélien des questions militaires, Zeev Schiff : « Il y a trois mois un de mes articles avait provoqué des remous dans l'armée, parce que j'y affirmais que le Hezbollah s'était énormément amélioré du point de vue militaire et qu'ils faisaient preuve d'un courage et d'une ingéniosité remarquables. Depuis, cette évaluation s'est encore renforcée : si, en 1990, le rapport entre soldats israéliens et combattants du Hezbollah tombés était de 1 pour 5,2, il est passé depuis 1992 à 1 pour 1,7 » (7).
Pour les résistants libanais, et en particulier ceux du Hezbollah, la guerre de libération qu'ils mènent contre l'Armée du Sud-Liban (ASL) et Tsahal dans la "zone de sécurité" devait se limiter à ce territoire. et c'est Israël qui, face à l'efficacité de cette guerilla, a pris la décision de frapper les populations civiles hors de la zone de sécurité. « Si la population libanaise qui se trouve au nord de la zone de sécurité n'est plus en sécurité, la population israélienne qui se trouve au sud de cette zone ne le sera pas non plus » a alors déclaré le Hez-
L'accord de cessez-le-feu vient en fait de soutirer à Israël la promesse de ne plus bombarder au nord de la "zone de sécurité", et c'est précisément ce qu'exigeait le Hezbollah, qui n'a plus aucune raison de bombarder Naharya et Kiryat Shmone. Par contre, la guerre de guerilla continue au Sud-Liban, et avec la même efficacité dont parlait Schiff, qui poursuit : « La situation militaire (au Sud-Liban) n'est pas bonne. Si le Hezbollah peut mettre tant de mines et autres explosifs, cela signifie que les commandos du Hezbollah peuvent pénêtrer dans la zone de sécurité comme ils veulent, avec des centaines de kilos d'explosifs, qu'ils peuvent les mettre en place, puis se retirer au nord. Si on y ajoute le fait que souvent ils peuvent mener en plein jour des attaques de plusieurs heures contre les bases de l'ASL, c'est que nous
Les neuf soldats tombés depuis le cessez-le-feu posent un problème réel pour le gouvernement Rabin : l'opinion publique n'aime pas que des soldats tombent au front, la droite accuse le gouvernement et l'état-major de mollesse, mais ces derniers se sont engagés à ne pas réagir au nord de la zone de sécurité, sous la pression des habitants du nord d'Israël qui ne sont pas prêts à retrouver les abris ou à subir des Katiouchas. Et personne ne veut d'un conflit élargi avec l'infanterie, à cause du risque réel de victimes dans les rangs de l'armée israélienne.
Une population fatiguée
Et c'est bien là que réside le fond du problème auquel se heurte le gouvernement et l'état-major : l'opinion publique israélienne n'a plus la capacité de résistance qui la caractérisait il y a encore une quinzaine d'années. Comme l'explique avec beaucoup de pertinence le commentateur Uzi Benziman : « (le chef d'état-major) Ehud Barak et ses collègues ne cachent pas leur sentiment selon lequel la résistance des citoyens israéliens s'est érodée, et que nous ne sommes plus capables du même esprit de sacrifice face aux victimes douloureuses que nous considérions comme un impôt supplémentaire à notre existence. Il y a de nombreuses raisons à ce changement d'attitude dans la population israélienne : la fatigue, l'aspiration à une vie normale sans deuil permanent, l'espoir d'exploiter ici la fin du conflit entre les grandes puissances qui accompagnait pendant des dizaines d'années le conflit israélo-arabe, etc. Mais ce qui a le plus d'impact, c'est le processus de paix : le public israélien vit avec le sentiment qu'un accord avec nos voisins est une possibilité proche, et si la paix est à portée de main, le point de vue change, ainsi que les priorités » (8).
La droite aussi est consciente de ce changement, et accuse le gouvernement de caresser la faiblesse populaire dans le sens du poil. Un des porte-parole du Conseil des colonies dans les Territoires occupés le dit clairement dans une tribune libre, où il attaque le Premier ministre Rabin pour sa faiblesse : « Celui qui a paniqué face aux pressions du Meretz et des médias pour terminer rapidement l'opération "Règlement de compte", et n'a pas eu le courage et la patience pour obtenir le maximum, récolte aujourd'hui la tempête. Celui qui n'a pas osé exiger du Hezbollah qu'il cesse son opération dans la zone de sécurité, est responsable de la véritable tragédie (la mort de 8 soldats dans une embuscade). Voilà encore un de ces fruits pourris qui nous tombent sur la tête parce que les nerfs fatigués du Premier ministre ont craqué sous les pleurnicheries de ces habitants du nord "qui n'en pouvaient plus"» (9).
Pour Harel et ses semblables, le Grand Israël justifie tous les sacrifices, et le sang qui coule est de l'huile sur les roues de Thistoire de la rédemption sioniste. Mais ils sont aujourd'hui une minorité, et Benziman colle beaucoup plus à la réalité israélienne des années 90 quand il conclue son analyse en appelant Rabin à hâter les négociations avec la Syrie et préparer un retrait du Sud-Liban occupé : « Même ceux qui ne sont pas défaitistes ont le droit de mettre en question une politique qui exige des victimes pour conserver la zone de sécurité, et cela au moment où se dessine un accord avec la Syrie qui engloberait aussi les problèmes de la frontière libanoisraélienne. Pourquoi ne pas faire tous les efforts pour arriver, dans le cadre des négociations de paix, à un accord avec la Syrie qui proposerait des mesures de sécurité susceptibles de remplacer la zone de sécurité et la conception qui se cache derrière elle ». *
Jérusalem, 24 août 1993
6) Interview menée par Dallia Hameiri à la radio, le 31 juillet 1993.
7) Haaretz, 23 juillet 1993
8) Haaretz, 22 juillet 1993
9) Israël Harel, Haaretz, 23 août 1993.