SRI LANKA Sri Pathmanathan
Notre Sri Path, n'est plus. Il s'est éteint récemment à Londres, nous laissant le souve nir d'un homme bon, plein d'esprit de sacrifice et inébranlable.
Le camarade Path nous avait rejoint en 1971, à une époque où le Nava Sama Samaja Party (NSSP) était une tendance du Lanka Sama Samaja Party (alors section sri lankaise de la Quatrième internationale). Il avait misé tous ses espoirs dans le gouvernement de Front unique, et à même quitté l'Angleterre pour participer à la révolution promise. Il n'a pas été long à réaliser son erreur et s'est rapproché de notre courant. Il s'est alors investi dans la lutte contre les collusions politiques et l'attitude répressive du gouvernement
Sri Path a été à l'initiative de la campagne contre les licenciements de fonctionnaires. Il a su attirer l'attention des médias occidentaux, y compris la BBC, sur leur sort, et figure en bonne place dans un documentaire de l'époque. La campagne a conduit à la mise sur pied d'un comité qui a dirigé l'installation des fonctinnaires déplacés dans le district de Vavuniya.
Sans ses efforts exceptionnels nous n'aurions pas pu lancer notre journal, Vama Sama Samajaya, publié en singhalais, en tamoul et en anglais. Il donnait jusqu'à son dernier centime à l'organisation, surtout s'il s'agissait de contribuer au développement dd'une presse ouvrière indépendante.
Il ne voyait pas d'issue pour le peuple tamoul dans le cadre d'un Etat bourgeois dominé par le chauvinisme singhalais. Il s'est donc battu pour faire du combat le mouvement de libération nationale tamoul celui de la classe ouvrière sri Lankaise dans son ensemble.
A son retour en Angleterre, il a continué, aux côtés des autres partisans du NSSP en Grande-Bretagne et des membres des organisations tamoules, à participer au combat pour l'unification des masses laborieuses.
Dès qu'un membre du NSSP voyageait en Grande-Bretagne, Sri Path, sa compagne, Sheila, et leurs enfants étaient toujours là pour aider. Avec la mort de Sri Path, c'est un véritable combattant contre la répression et le racisme, et pour le socialisme qui nous a quitté.