Les négociations entre Israël et l'OLP conduisent à la libération de près de cinq mille prisonniers politiques au cours de
La population carcérale palestinienne détenue par Israël chute donc considérablement en l'espace d'un an et s'élève à la fin de l'année 1994, à 4 897 personnes - contre 11 681 au 1er janvier. Parmi ceux-ci se trouvent soixante-quinze détenus de 1948 (détenus palestiniens de l'intérieur de la ligne verte) ; 180 détenus, d'origine palestinienne pour la plupart, mais ne venant pas de la Palestine occupée ; et quelque 223 détenus administratifs, dont au moins quinze purgent leur deuxième ou troisiè me ordre consécutif de détention admi-
Il est extrêmement difficile de déterminer précisément le nombre d'entrants au cours d'une année. Les détenus politiques palestiniens sont définis tantôt comme des «détenus de sécurité» tantôt comme des prisonniers de droit commun, ce qui accroît encore les difficultés de recensement.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) estime qu'entre janvier et mi-août, au moment de la grande vague de libération, 5 140 Palestiniens sont arrêtés.
Les femmes détenues politiques palestiniennes sont généralement transférées à la prison de Tel Mund lorsque leur interrogatoire est terminé. Elles sont au nombre de trente-six, au fer janvier 1995. Une femme et sa petite fille, née en septembre 1993 en prison, y sont toujours détenues.
Aucun effort véritable n'est fait pour aider les mineurs détenus à poursuivre une scolarité ou une formation.
Seuls les membres de la famille ont droit à une ou deux visites par mois, mais les permis ne sont généralement pas accordés aux anciens détenus.
Le droit de rencontrer un avocat est généralement refusé aux détenus durant la période des interrogatoires
Sa'eed Badarneh est condamné à mort, le 24 novembre par un tribunal militaire. Si cette sentence est confirmée par la haute cour, il sera la deuxième personne à être exécutée en Israël après Adolf Eichmann, pendu en 1962.
* Source : Observatoire international des prisons, Rapport 1995.