En décrétant une nouvelle série de tests sur les atolls de Mururoa et Fangataufa, le président français,
Jacques Chirac, a transgressé l'interdit de la reprise des tirs nucléaires dans le Pacifique, allumant ainsi la mèche d'une chaîne pyrotechnique aux conséquences multiples. Cinquante ans après les bombardements nucléaires d Hiroshima et de Nagasaki, trente cinq ans après l'explosion de la première bombe française à
Reggane, dans le désert algérien, en février 1960, dix ans après le sabotage par les services français du premier Rainbow Warrior de Greenpeace, quelques mois seulement après la prorogation du Traité de non- prolifération nucléaire (TNP), Paris prend la responsabilité d'ouvrir la première grande crise « post- nucléaire ».
Par Jean-Louis Michel IL SE MURMURE DANS LES ALLÉES DU POUVOIR français que Chirac reprocherait amèrement à ses conseillers de ne pas lui avoir rappelé ces quelques dates anniversaires : une anecdote qui en dit long sur l'incurie de la nouvelle équipe dirigeante française. Ces essais, au nombre de huit, si rien ne vient faire reculer le gouvernement français d'ici mai 1996, ne sont en rien comparables aux tests chinois, tout aussi condamnables mais dans un environnement politique, diplomatique et militaire bien différent.
La décision française, intervenue au lendemain de la prorogation du TNP, signé en 1968 et entré en vigueur en 1970, est d'abord apparue comme un manquement à la parole donnée et un encouragement de fait à toutes les formes de prolifération nucléaire. C'est sans aucun doute le ressort principal de la vague d'opposition qu'elle a rencontrée à l'échelle planétaire, en particulier au plan institutionnel.
Le bilan d'application du TNP, ratifié par quelques 175 États, laisse apparaître ce vaste marchandage nucléaire comme un marché de dupes. Il n'a en effet en rien freiné la course aux armements nucléaires ou post-nucléaires. Le transfert de technologie de la « filière civile », garanti aux
Europe
«post-nucléaire »
autres États par les cinq grandes puissances nucléaires (Chine, France, Grande Bretagne, URSS-Russie, USA) en échange de leur renoncement à la filière militaire, se révèle illusoire et problématique dans son application pratique. S'y ajoute, avec l'effondrement de l'URSS, une situation chaotique de prolifération, marquée par la vente libre de quantité considérable de plutonium et de matière grise sur les marchés noirs internationaux. Sans compter les effets induits du choix nucléaire, prétendument civil, sur l'environnement et le développement des pays concernés. Pour autant, ce constat sinistre, généralement non contesté, ne règle pas la question. Nombre de gouvernements et certaines opinions publiques restent en effet attachés à l'application de ce traité en considérant qu'il permet, faute de mieux, une limitation, fut-elle bien imparfaite, des effets désastreux de la prolifération. LE TNP INTERDIT EN PRINCIPE aux États non-détenteurs l'acquisition d'armes nucléaires. En échange de quoi, ils sont assurés, au terme de l'article 5 du Traité, de la possibilité d'acquérir légalement la technologie et le savoir-faire relatifs à la filière civile et par voie de conséquence à la filière militaire. La tentation de passer de « l'eau légère » à « l'eau lourde » ou tout au moins de se mettre en situation de le faire si nécessaire, est d'autant plus forte qu'un pro-
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Manifestation antinucléaire à Paris, le 1er juillet 1995. gramme énergétique nucléaire coûte cher et que tous les experts s'accordent sur l'impossibilité de le rentabiliser, économiquement et politiquement, en dehors de visées militaires concomitantes. Le Brésil ou le Japon parmi beaucoup d'autres Etats en ont fait l'expérience et tiré secrètement la conclusion logique. L'Tran ou la Corée du Nord cherchent à emprunter la même voie. Sans compter Israël (dans ce cas avec la bienveillante complicité franco-américaine), l'Inde, le Pakistan et quelques autres. UNE PROLIFÉRATION, DITE HORIZONTALE, d'autant plus galopante que l'on peut se procurer aisément et à vil prix au marché noir les ingrédients indispensables à la fabrication de la bombe. Les coups de lampe opportunément braqués sur ce trafic rendent en fait peu compte de son ampleur. Outre la Russie ou l'Ukraine, des États comme l'Ouzbékistan, le Tadjikistan ou encore la Kirghizie sont par exemple devenus des puissances nucléaires et n'ont probablement pas d'autres choix que d'avoir recours à la vente de cette « richesse ». L'ex-URSS disposait d'environ 30 000 têtes nucléaires. Leur démantèlement partiel produit d'énormes quantités de plutonium. Quinze mille scientifiques étaient employés dans ce secteur et trois mille d'entre eux maîtrisaient de bout en bout la chaîne de production.
Le TNP précisait en outre, en son article 6, que tous les États signataires s'engageaient à « poursuivre des négociations de bonne foi sur des mesures effectives de cessation de la course aux armements à une date rapprochée et de désarmement nucléaire ». On sait ce qu'il en fut. La décennie quatre-vingt fut marquée, à l'initiative de l'Amérique de Reagan, par une formidable relance de la course à la sophistication et à la production des systèmes d'armes les plus barbares de l'histoire humaine qu'ils soient nucléaires ou non. La longue litanie (Traité de 1987 sur les armes de portées intermédiaires « INF », ceux sur les armements stratégiques START I et II) des vrais accords de faux désarmement qui régulaient — par la définition d'un plafond pour chaque catégorie d'armes concernée — plus qu'ils n'entravaient cette logique meurtrière aboutit à ce que les arsenaux mondiaux soient aujourd'hui sans commune mesure avec ce qu'ils étaient au début des années soixante-dix.
LE TNP IMPOSE, en réalité, aux États contractants non détenteurs, l'obligation de conclure avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), des accords visant à
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65.8 T S TARITI vérifier sur leur territoire le fait qu'ils se conforment bien à leur engagement. Absolument rien d'équivalent n'a été imposé aux cinq puissances nucléaires, siégeant à titre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Plus qu'un déséquilibre, c'est une véritable imposture, emblématique de la démocratie onusienne, contredisant en pratique toute possibilité de transparence sur la réalité des arsenaux et des programmes militaires des Cinq grands. La conséquence n'en est que trop évidente. Manipulations en tout genre des États et des opinions publiques, orientation à leur guise des transferts de technologie, transfert de valeur et renforcement des liens de dépendance accompagnèrent cette paix nucléaire de dupes conclue à l'initiative de la principale des puissances impérialistes, les États-Unis, et tout à son avantage.
Une manière de pérenniser un mode de domination en se donnant les apparences du beau rôle idéologique même si cela doit conduire à la catastrophe. C'est à l'aune de cette réalité qu'il faut mesurer, au mieux l'aveuglement, au pire la complicité intéressée de ceux qui saluèrent avec fracas ces « progrès sur la voie du désarmement nucléaire universel ». Dans ce contexte, naturellement, la décision de Paris de reprendre les expérimentations dans le Pacifique ne pouvait être vécue que comme une formidable provocation de la part d'un Etat qui a très mauvaise réputation. Les révélations d'un rapport officiel américain en faisant le premier exportateur mondial d'armement, avec 45 % de parts de marché en 1994, le soulignent encore récemment. UNE PROVOCATION IRRESPONSABLE
Les raisons d'une telle provocation ne sont pas mysté-
Chirac a d'abord agi en épigone zélé qui entendait à la veille d'importantes rencontres internationales, à Washington, Halifax et Cannes, faire montre de sa force à la faveur d'une gesticulation musclée. Mais n'est pas De Gaulle qui veut et le maniement politique de l'arme nucléaire ne se décline plus exactement sur le mode du « J'ai la bombe donc je suis ». Le côté « imprévisible » de Jacques Chirac, qui avait suscité pas mal d'inquiétude dès avant son élection dans plusieurs capitales européennes, a ajouté encore à la « stupeur ». L'isolement d'une France, caricaturale dans ses rêves de grandeur passée, pataugeant dans l'étroitesse
14 LUGLIO:
ANNIVERSARIO DELLA PRESA DELLA BASTIGALA
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NUCLEARI
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FRANCESI
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«14 juilet anniversaire de la prise de la Bastille ; Non aux essais nucléaires dans le
Pacitique ; Boycott des produits français » Jeunes communistes de Volterra (Toscane). de ses contradictions identitaires actuelles, contaminée à la fois par le chiraquisme et pour partie par le lepénisme, ne peut qu'en sortir renforcé. La mise en scène à l'américaine des points de presse présidentiels, l'obscénité antidémocratique du « je » quand il s'agit du sort au minimum de millions d'hommes et de femmes, voire de la survie de l'humanité, heurtent heureusement plus qu'on ne l'imagine les consciences, en France comme ailleurs. Un tout récent sondage, organisé par le service de presse des armées (SIRPA), indique que 59 % des Français seraient opposés à la reprise VIENT ENSUITE, dans l'ordre des motivations de Chirac, le message codé sur la dissuasion à la française où il est question des missiles sol-sol du plateau d'Albion. Tous les experts s'accordent sur le caractère obsolète de cette composante terrestre de la triade nucléaire française. Mais l'évoquer précisément au moment où l'on décide la reprise des essais nucléaires pour une campagne de huit tirs n'a pas d'autre fonction que de suggérer la finalité de celle-ci surtout lorsque l'on ajoute qu'il s'agirait de s'assurer de la fiabilité de ces systèmes d'armes vers 2 010 et au-delà. Ce qui est à l'ordre du jour, c'est bien la miniaturisation et à travers elle la possibilité d'emploi effectif d'armes nucléaires sur des théâtres d'opérations. Une telle inflexion virtuelle de la doctrine française de dissuasion qui a tenté à plusieurs
EUROPE * reprises le prédécesseur de Chirac et qui revient comme un leitmotiv dans les revendications des états-majors accentue de manière très nette la dangerosité et l'actualité de la menace nucléaire. En dépit des dénégations officielles, il s'agit bien de la raison de fond qui a motivé la décision chiraquienne. Tant les experts américains que nombre de scientifiques européens, y compris français, ont en effet montré l'absence de sérieux de l'argumentation officielle, prétextant la nécessité de tester la capacité de vieillissement des charges nucléaires et des amorces après avoir invoqué la mise au point de la « simulation ». C'est d'ailleurs et d'abord en ce sens que, si elle n'était pas reconsidérée, la décision française entraînerait une relance de la course aux armements dans ce secteur précis dont ne veulent pour l'instant ni le gouvernement américain, ni le gouvernement allemand, orientés vers d'autres priorités technologiques et militaires. Il reste évidemment le petit calcul électoral d'un président et d'un parti, le Rassemblement pour la République (RPR), qui se refusent à prendre le moindre risque par rapport à la poussée lepéniste aux dernières élections, présidentielle et municipales. Mais Chirac, en entonnant le grand air de la grandeur de la France, s'est bien gardé d'expliquer que cette grandeur-là a un coût économique et par voie de conséquence social. La bombe et son entretien engloutissent en France un tiers des crédits militaires qui représentent eux-mêmes 20 % du budget de l'État. S'y ajoutent les crédits de la Recherche qui sont en partie détournés à des fins militaires. Plus la bombe sera dotée, plus l'austérité sera renforcée. Ce qui vaut à Paris, vaut naturellement en ce domaine pour n'importe quel autre pays. UNE MAUVAISE SURPRISE
D'évidence, le gouvernement français a sous-estimé l'ampleur de la riposte à ses initiatives, au point que, rodomontades ou pas, la droite envisage sérieusement la mise en place dans chaque département de comités pour les essais, parallèlement à une campagne « d'explication internationale ». Plus sérieusement, les manifestations autour du 14 juillet ont marqué le premier temps fort de la riposte internationale. Celles autour du cinquantième anniversaire des bombardements nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki ont constitué un nouveau tremplin en attendant les grandes mobilisations envisagées un peu partout dans le monde à la rentrée. L'objectif de cette campagne, au-delà de la base d'accord la plus large consistant à s'opposer à la reprise immédiate des essais français, dessine chaque jour davantage les contours d'un combat pour l'interdiction générale et définitive de tous les essais et de toutes les armes nucléaires. L'embarras grandissant de plusieurs gouvernements et du Parti socialiste (PS) français, face aux manifestations dans lesquelles ce dernier se dispense de paraître ou encore au Parlement européen quand celui-ci conteste Chirac, en est l'un des indices. Mais surtout, la valse-hésitation des gouvernements français et nord-américain sur la clause additionnelle au traité d'interdiction qui permettrait, en fait, de poursuivre des essais de moindre puissance bien après mai 1996 le démontre. Chirac et Clinton disent désormais y renoncer sans état d'âme. Ce ne serait là qu'un premier résultat de la campagne anti-bombe, qu'il faudrait le saluer en tant que tel. La mobilisation internationale agit également comme une arme de dissuasion puissante contre la
* EUROPE prolifération à laquelle la décision française ouvrait très largement la porte. Les tenants du feu nucléaire s'en trouvent pour l'instant acculés à la défensive.
La dimension internationale, planétaire, de cette campagne surprend de plus beaucoup de monde. C'est le signe de l'émergence d'une conscience pacifiste, le plus souvent indépendante des États, peu impressionnée par le sacro-saint respect des frontières et autres prétendues souverainetés invoquées par les « grandes » puissances, un peu comme dans les années quatre-vingt lorsque le mouvement antimissiles se concevait d'emblée comme européen. Mais cette conscience n'est en rien abstraite. S'il en fallait une preuve, on la trouverait aisément dans l'enracinement de cette campagne dans les préoccupations et les luttes quotidiennes des peuples du Pacifique et son articulation en particulier avec le combat indépendantiste à Nouméa comme à Papeete. Greenpeace a su contribuer efficacement à cette dimension internationale mais si elle a pris une telle ampleur à la différence de campagnes précédentes, c'est bien parce qu'elle correspond à une aspiration partagée, dans la jeunesse notamment, du Pacifique sud à l'Europe, de l'Asie à l'Amérique latine. LA CAMPAGNE EN COURS se distingue également par la combinaison originale des formes d'action qui font sa force. Mouvements de masse ici, initiatives spectaculaires là, pressions économiques et institutionnelles ailleurs. C'est naturellement dans le Pacifique que cette articulation a pris sa signification la plus forte, d'abord autour du départ du Rainbow Warrior et de son retour à Papeete après avoir été pris d'assaut par les commandos de marine, désormais autour du rassemblement de la flottille de la paix. Mais partout, se développent parallèlement des initiatives spectaculaires sous la responsabilité de ceux qui les prennent, un mouvement de masse unitaire et une intense activité de lobbying aupres des instances parlementaires et gouvernementales. Résultat, on assiste à un foisonnement d'initiatives qui concourent à l'affirmation d'un authentique mouvement d'opinion, forcément divers dans son expression, où chaque courant politique, ou cultuel, chaque individu, le syndicaliste comme le consommateur, peut aisément trouver sa place.
Autre point fort de cette campagne, la confluence qu'elle autorise entre des préoccupations au départ bien différentes. Les campagnes antimissiles des années 80 avaient trouvé, parfois non sans mal, un point d'équilibre entre les aspirations pacifistes de la jeunesse et une mobilisation anti-austérité et anti-américaine des forces politiques traditionnelles. Cette fois, la mobilisation s'alimente à trois sources différentes. Un pacifisme qui ne se dément pas en particulier dans la jeunesse, et qui apparaît comme un rempart de ceux d'en bas face au discrédit des gouvernements et des Institutions internationales, comme l'ONU. Après la Somalie, le Rwanda et la Bosnie, ce courant ne peut que se renforcer. Des préoccupations écologistes ensuite qui, pour ne pas être également partagées selon les contrées concernées, n'en sont pas moins en train de se renforcer un peu partout. La place prise par l'argumentation implacable des scientifiques ou encore par les logiques de boycott, directement inspirées des luttes sur l'environnement, l'attestent. Il y a enfin l'exigence démocratique, déjà présente en 1982-1983, mais qui cette fois apparaît comme l'horizon avec lequel le gouvernement français ne peut plus biaiser. Les courants indépendantistes, comme d'ailleurs les gouvernements des États membres du Forum du Pacifique sud, en font le point d'aboutissement de leurs revendications. Comment en effet échapper à cette évidence qui veut que les populations les plus directement concernées aient à se prononcer sur la reprise ou non des essais. Dans le contexte actuel, la charge «subversive » d'une telle exigence est bien réelle. S'IL S'OBSTINE, le gouvernement français s'exposera donc à une série de risques majeurs qu'il a méconnus dans l'euphorie de sa victoire électorale. Le premier réside dans le facteur temps d'une campagne anti-bombe qui, se renforçant tout au long de la campagne de tirs, l'exposerait à une situation internationale durablement insoutenable. Réunions gouvernementales, manifestations culturelles ou scientifiques, événements sportifs, chaque occasion serait alors saisie pour le mettre en accusation. La menace d'un boycott des produits et compagnies françaises, agitée dans plusieurs pays, n'est plus prise a la légère par les milieux patronaux et économiques hexagonaux. S'y ajoutent en France même, les contraintes budgétaires qui soulignent le gaspillage que représente l'investissement dans la bombe et les essais nucléaires quand l'austérité est de mise pour tous. Autant d'éléments qui ne laissent guère de choix entre un recul rapide devant la vague de protestations et une obstination qui conduirait à une humiliante défaite d'ici quelques mois.
* VIETNAM Liberté pour Hoang Minh Chinh et Do Trung Hieu! Le 14 juin 1995 a Hanoi, les autorités vietnamiennes ont arrété pour la troisième fois Hoang Minh Chinh, vétéran de la révolution vietnamienne, accusé de « propagande contre le régime socialiste ». Le même jour était arrêté à Hochiminh-ville Do Trung Hieu, 57 ans, ancien résistant, pour un motif identique.
A 75 ans, Hoang Minh Chinh, ancien recteur de l'Institut de philosophie de Hanoi, a déjà passé 11 ans en prison et 9 ans en résidence surveillée pour délit d'opinion.
Les soussignés, qui ont toujours été solidaires de la lutte du peuple vietnamien pour son indépendance, demandent la libération immédiate des deux prisonniers qui n'ont fait qu'exprimer publiquement leurs idées.
En 1991, la protestation internationale a pu obtenir la libération de la romancière contestataire Duong Thu Huong, en 1995 elle obtiendra celle
Hoang Minh Chinh et de Do Trung Hieu.
Paris, le 10 juillet 1995 Les signatures et les chèques libellés au nom de FORUM (avec mention « campagne Hoang Minh Chinh ») sont à adresser a :
Dr Jean-Michel KRIVINE 97, rue de Sannois 95 120 Ermont Premiers signataires : BELORGEY Jean-Michel, BOUDAREL Georges,
CALVIE Alain, CHALIAND Roch, CHAUVIN Jean-René, DECHEZLLES Yves, HA
Duong Tuong, HEMERY Daniel, HEROLD Monique, HOANG Khoa Khoi, KAHN
Marcel-Francis, KRIVINE Jean-Michel, LABICA Georges, LACOSTE Yves, LAN-
GLOIS Denis, LECLERC Henri, MINCES Juliette, PARMELIN Hèlène, PECKER
Jean-Claude, PERRAULT Gilles, REBERIOUX Madeleine, SCHWARTZ Laurent,
SCHWARTZENBERG Léon, VERDIER Robert, VERNANT Jean-Pierre, VIDAL-
NAQUET Pierre, WALLON Berard