Nos lecteurs et lectrices connaissent déjà Walid Salem. Dans cet article rédigé avant la conclusion du nouvel accord, dit « de Taba », entre le gouvernement israélien et 'OLP, l'auteur, membre bien connu de l'opposition de gauche palestinienne, décrit l'évolution de la vie politique à Gaza et en Cisjordanie depuis la mise en place de l'Autorité palestinienne. Son rapport permet de comprendre le peu d'enthousiasme manifesté par la population des grandes villes de Cisjordanie qui passeront, en vertu du nouvel accord, sous le contrôle d'un Yasser Arafat agissant sous tutelle israélienne.
palestinienne
Walid Salem Septembre 1995 DES SON RETOUR À GAZA, le 1er juillet 1994, Yasser Arafat s'est lancé dans son jeu préféré, à savoir, s'ingénier à liviser les différentes formations politiques de l'oppositior palestinienne et à en créer d'autres liées à lui. Les nouveaux courants qui ont vu le jour jusqu à maintenant sont : 1- le Parti du pacte palestinien : dirigé par Abdalah Issa et Kannan Al Saraj, ce parti soutient le pouvoir dans la bande de Gaza ; 2- le Rassemblement patriotique palestinien : dirigé par Ahmed Tugan à Naplouse, il s'agit d'un parti qui soutient le pouvoir et l'Accord d'Oslo et déclare vouloir renforcer la démocratie en Palestine ; 3- le Rassemblement patriotique unioniste : à Jérusalem, présidé par Daoud Abu Ghazala, ayant les mêmes orientations que le rassemblement de Tugan ; 4- le Mouvement palestinien de la paix : un mouvement qui s'est constitué à Gaza, dirigé par un docteur à l'Université d'Al Azhar (Assad Abu Sharkh). Sa création a été la réponse d'Arafat aux critiques du mouvement de paix israélien sur l'absence d'un mouvement de paix palestinien; - le Mouvement patriotique pour le changement dirige par Khadar Al Maghribi et Youssef Al Airami, anciens membres du Front populaire de libération de la Palestine
Palestine
Sous l'Autorité
(FPLP, de Georges Habache). Aujourd'hui ils déclarent que leur objectif est d'œuvrer pour le renforcement du pouvoir et de la démocratie, ainsi que la consolidation des perspectives des Accords d'Oslo. Signalons, par ailleurs, que ce mouvement a été lancé suite à une rencontre de ses dirigeants avec Arafat; 6- le Rassemblement patriotique démocratique : dirigé par Youssef Atwan et Fariss Yaghi, créé également dans la bande de Gaza suite à une rencontre entre les dirigeants de cette formation et Arafat lors de sa dernière visite à léricho. Ce courant est aussi constitué d'anciens membres du Front populaire. Lors d'une réunion entre la direction de ce mouvement et la direction du mouvement national pour le changement une décision portant sur la réunification des deux courants a été prise et fut annoncée dans une conférence de presse tenue au mois de février 1995 ; 7- le Parti arabe socialiste du Bath : dirigé par Jamal Al Bastami, de Naplouse, proclamé après une réunion de sa direction avec Arafat, ce parti est une scission du Front de libération arabe ;
1) Voir Inprecor, n°374 et 377. 2) Nous aurons l'occasion de revenir sur cet accord. En attendant, les lecteurs intéressés peuvent se reporter aux numéros d'août et de septembre de News from within, la publication de nos amis de l'Altemative Information Center à Jérusalem.
8- le Mouvement de la construction démocratique : dirigé par Haidar Abd Al Chafi, soutenu par le Parti du peuple palestinien (Pr, ex-communiste). Il s'agit d'une opposition réformiste, qui œuvre pour une Assemblée constituante et met l'accent sur les réformes démocratiques ; 9- le Mouvement du processus islamique et le Front islamique : deux scissions de Hamas (Mouvement de la résistance islamique) qui ont bénéficié d'une autorisation légale de la part de l'Autorité palestinienne. L'EXAMEN DU PROCESSUS de création de ces nouvelles formations politiques révèle que : 1- elles ont toutes été créées avec l'autorisation de Yasser Arafat, ce qui laisse prévoir que, désormais, l'Autorité palestinienne imposera à tous les partis politiques un visa pour leurs activités. Cette conclusion a été confirmée par Arafat lui même lors d'une déclaration faite il y a deux mois où il a affirmé que la condition pour la participation de Hamas aux élections était sa transformation en parti politique et son soutien au « processus de paix » ; 2- Aratat œuvre pour la formation d'une nouvelle configuration politique à travers l'élimination des anciennes formations et leur remplacement par d'autres. C'est d'ailleurs dans ce cadre qu'il faut comprendre, non seulement, la créaton du Mouvement de paix palestinien, mais aussi, l'engagement pris par Arafat devant la délégation de l'Internationale socialiste, lors de sa visite à Gaza au début de l'année 1995, de créer un parti politique palestinien susceptible d'appartenir à la social-démocratie ; 3- la formation de ces courants politiques vise à la création d'une « opposition de sa majesté » ; 4- toutes les formations sont légales, ce qui reflète la nouvelle tendance du pouvoir à éliminer toute forme d'activité clandestine. Cette tendance est d'ailleurs confirmée par les militants de base de Fath, qui attirment que la répression à l'égard de Hamas et du Jihad islamique sera suivie par la liquidation de Fath et son remplacement par de nouveaux partis. Ces militants craignent qu'une tellé perspective ne soit d'ores et déjà à l'ordre du jour. Pour liquider Fath, l'action d'Arafat sera menée sur deux niveaux : d'une part intégrer une partie de la direction dans l'appareil d'Etat en lui offrant des postes de responsabilité (cette manœuvre, déjà entreprise lors de l'installation du pouvoir palestinien a été rentorcée), et d'autre part, réprimer systématiquement et liquider directement toute opposition à Arafat au sein de Fath. Au mois de mai 1995,13 cadres qui venaient de quitter le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) à Gaza ont exprimé leur soutien au processus de paix, lors d'une rencontre avec Arafat. Ce dernier a également encouragé une scission au sein du Parti du peuple, plus proche du nouveau pouvoir. LE POUVOIR LES PARTIS ET LA SOCIÉTÉ Durant les six derniers mois, le pouvoir palestinien a renforcé son contrôle sur la société palestinienne et sur les forces présentes dans la bande de Gaza. Cette conclusion se confirme à la lumière d'une série de faits : - le Front populaire de libération de la Palestine s'est engagé fermement à arrêter toute action militaire dans la zone sous contrôle de l'Autorité palestinienne, et à agir conformément au cadre légal. Comme récompense le Front a obtenu une autorisation pour la publication d'un journal ainsi que la réouverture de son siège et la libération de ses cadres emprisonnés. Trois mois sont passés depuis et le Front n'a guère
PALESTINE * enfreint son engagement; - il semble que la direction de Hamas se soit engagée à arrêter l'action militaire dans la zone d'autonomie et à exercer une pression sur les unités d'El Qassem pour les contraindre à respecter cet en répression contre les unités d'E sement. S'en est suivie une
Jassem avec leur désarme ment, ce qui a affaibli leur action et a gelé leur intervention militante; - le Mouvement du Jihad islamique : malgré son démenti officiel, tout porte à croire que ce mouvement s'est engagé à arrêter toute action militaire dans la bande de Gaza Jusqu au mois de mai 1996, date prévue par les accords pour la reprise des pourparlers sur le statut définitif des ter ritoires occupes et autonomes. Des divergences, dont les médias se sont fait largement l'écho, ont été enregistrees au sein de ce mouvement à travers les déclarations contradicoires de ses différents dirigeants, tant de l'intérieur que de L'extérieur. Parmi celles-ci les déclarations d'Abd Allah A Chami, qui a affirmé à sa libération qu'Oslo est devenu une réalité avec laquelle il faut composer, pour par la suite se rétracter en accusant les médias d'avoir déformé ses pro- le Front populaire de libération de la Palestine : la direction du Front dans la bande de Gaza a pris la décision de s'abstenir de toute action militaire conduite à partir de la zone d'autonomie. C'est parce qu'il a abandonné la lutte armée et qu'il a évité toute action provocatrice que le FPLP n'a iamais connu une confrontation sérieuse avec le pouvoir contrairement à Hamas, au lihad islamique et, dans une moindre mesure, au FDLP. Récemment le pouvoir a arrêté 11 militants du FPLP suite à une opération revendiquée ce dernier contre des soldats et des colons israéliens et a fini par les élargir au bout de deux jours. LA SITUATION À GAZA se présente comme suit : 1- la campagne pour le désarmement des différentes formations se poursuit avec son lot quotidien de perquisitions et 2- l'appareil administratit du pouvoir est constitué de 53 000 fonctionnaires (parmi lesquels 18 à 20 000 dans les différents services de sécurité) s'y ajoutent 20 000 mouchards. Ainsi les dépenses salariales du pouvoir s'élèvent à 30 millions de dollars par mois (chiffre donné par Georges Al Abd lors d'une contérence donnée à la fondation Abd Al Hamid Chouman à Amman). Nabil Chaat a reconnu dernièrement que sur les 440 millions de dollars reçus par l'Autorité palestinienne, 228 ont été affectés au paiement des salaires. Le nombre élevé de fonctionnaires (surtout au sein des services de sécurité), dévoile le rôle attribué par Israel au pou voir palestinien. L'établissement dela Cour de sureté d l'Etat, dont le siège reste un mystère et qui tient ses sessions à une heure du matin en interdisant aux avocats de faire leurs plaidouries n'est qu un autre exemple contirmant cette orientation. Last but not least, la Cour suprême dans la bande de Gaza est une cour formelle dont les décisions ne sont applicables qu'avec l'accord d'Arafat; 3- toutes les forces politiques à Gaza, sans exception, vivent dans l'attente et la peur. A la suite de l'arrestation de trois jeunes du FPLP, la Fondation des droits de l'homme a refusé de dénoncer cet acte. Par ailleurs le pouvoir exerce un controle tres strict sur la presse, y compris la presse de Jerusalem-est. Le journal qui ose critiquer le pouvoir s'expose à de sévères représailles, les exemples sont nombreux dont les plus connus sont : l'interdiction du journal Al Umma (la nation), l'arrestation de Saïd Abu Sameh rédacteur en chef du journal Al Watan (la Patrie) proche de Hamas et sa condamnation à deux ans de prison pour propagande
THE PALESTINAN AUTHORT dis bandill aballl contre le pouvoir ainsi que la fermeture du journal pour trois mois ; 4- par ailleurs l'Autorité palestinienne cherche à consolider le pouvoir de la forcé de Sécurité préventive dans l'ensemble des villes de la bande de Gaza et dans la ville de Jérusalem. Dans la seule ville de Jérusalem plus de 150 ment sous la houlette de l/Autorite palestinienne et l membres de la Sécurité regard bienveillant des services de sécurité israéliens. 5- l'Autorité palestinienne ne se contente pas de briser les forces politiques et de persécuter les journaux et les journalistes, mais s'ingénie également à étendre son contrôle sur toute la société : - en se rapprochant des notables et des chefs de tribus, surtout à Gaza et Jéricho ; - en adoptant une politique de contrôle des organismes et des associations et en persécutant tous ceux qui refusent d'obtempérer. Les pourparlers ouverts par l'autorité palestinienne avec les différentes forces politiques dans la Bande de Gaza sont bloqués avec Hamas et le Djihad islamique depuis des mois. Ces deux formations avancent comme condition à leur oursuite l'élargissement des prisonniers et l'abolition de la Cour de sureté de l'Etat Avec le reste des forces olitiques le dialogue se poursui Cette délégation a avancé les mêmes revendications que Hamas et le Jihad islamique comme condition à la poursuite du dialogue avec le pouvoir. Au terme de cette rencontre, nalgré ses promesses, Aratat n'a jamais accepté ces revenlications et le dialogue a été interrompu LE PROCESSUS DE CONSTRUCTION du Rassemblement patriotique démocratique, un cadre d'alliance proposé ›ar les deux Fronts, se caractérise par le flou et la diversité des formules au niveau de son application à l'intérieur des territoires. La formule du Rassemblement palestinien est diverse. A Naplouse il est dirigé par Bassam Al Shaka. Hamas n'y participe pas, même à la suite de la visite de ce dernier à Damas et de sa rencontre avec les dix formations palestiniennes ;
MILS
PALESTINE * à Ramallah : le Rassemblement a réussi à intégrer le PPP sur la base d'une plate-forme politique générale qui rejette la colonisation, affirme l'attachement à la ville de Jérusalem, e à la place d'une condamnation des accords d'Oslo, souligne la nécessité de les dépasser et de les changer ; à Bethléem et Hébron : on avance l'idée d'un cadre d'alliane qui regrouperait les deux Fronts et un certain nombre de ersonnalités indépendantes qui leur sont proches Force est de constater que le FPLP ressent, aujourd'hui, le besoin de construire deux types d'alliance :
le Paralliu e dele ete derraigne incre de mes
l'intérieur des territoires. - une alliance plus large avec les dix formations contre les accords d'Oslo le Caire, au sein de laquelle l'alliance démocratique jouerait un rôle important. Concrètement cette ligne n'est toujours pas mise en œuvre. LE PEUPLE Au niveau populaire, l'aspect positif, malgré le recul de l'Intifada, est la diversité et l'accroissement des initiatives prises ici et là pour la défense des territoires et la lutte contre la colonisation. Le sentiment général dans les masses est la déception vis-àvis des formations politiques qui refusent ou sont incapables de militer. Les gens commencent à prendre en chargouvernementaux, par exemple les 3 sit-in organises à Oum l'ouba et Beet Safata contre les expropriations des terres, ou la manifestation du 1er avril organisée par « le mouvement pour le droit au logement » (composé de plusieurs ONG essentiellement à Jérusalem) contre les barrages, à l'occasion du deuxième anniversaire de la fermeture de la ville de Jérusalem. Ce mouvement a appelé également à corure la fête nationale isradienne commemorant le 3 0500r anniversaire de la création du premier Jérusalem avant le Roi David (Jérusalem fut créée en réalité pour la première fois il y a 6 000 ans par les Cananéens), en organisant entre oslo
1994
* PALESTINE autres, une manifestation à El Issaouiya et une conférence de presse dans les territoires confisqués de Bethanina, une manifestation à Beb Al ladid à Térusalem contre la mainmise juive sur cette ville. Il est vrai que les activistes politiques à Oum Touba ou à Sour Behir ou même au sein du « Mouvement du droit au logement », parmi lesquels certains ont été auparavant arrêtes pour leur appartenance au FPLP, ont joué un rôle important dans l'organisation de ces initiatives. Néanmoins, leur intervention s'est faite à titre individuel sans téléguidage de leur organisation. Une telle évolution dans la situation, est certes positive de par l'entrée des masses en activité, mais traduit, en revanche, la faiblesse générale de toutes les formations poliLes mobilisations sont aujourd'hui pacifiques, sans recours à la violence, ce qui pourrait avoir comme conséquence, non seulement, l'abandon définitif de la clandestinité et l'adoption de la légalité dans toutes les formes de protestation, mais aussi le risque de se confiner à la lutte revendicative contre les expropriations de tel ou tel lopin de terre, ou pour le droit au logement, sans remise en cause de l'occupation et en abandonnant le terrain de la lutte politique pour le droit du peuple palestinien à un Etat, le droit du retour, et son droit à l'autodétermination. Loin de nous l'idée de minimiser l'importance de cette lutte qui est fondamentalement une question politique liée à la suppression par Israël du droit au logement des Palestiniens par le biais de la colonisation et de l'expropriation. Toutefois, ce combat devrait être accompagné d'une lutte politique ce qui n'est guère le cas aujourd'hui. LE CONSEIL DE JÉRUSALEM Composé de 11 membres, à raison de deux membres par tormation politique (Fath, les deux Fronts, le PPP, Hamas et le Mouvement du Fida (3)), cinq indépendants dont deux proches du Fath, un proche du FPLP et deux personnalités religieuses une chrétienne et une musulmane. Cette structure est présidée par Faysal Al Husseini sans qu'il fasse partie des onze membres désignés. Ce conseil n'a pas encore été annoncé publiquement dans l'attente de constituer les commissions de travail (santé, éducation, culture, tourisme, commerce, terre, etc.), de définir ses prérogatives et de déterminer ses relations avec l'Etat d'Israël. En ce qui concerne ses relations avec l'Autorité palestinienne, il a été décidé que le Conseil ne maintient, officiellement, aucune relation avec elle et qu'il a le pouvoir de décider de l'allocation de l'argent collecté pour la ville de Jérusalem. Par ailleurs, ce conseil s'est abstenu de prendre position sur la question de l'expropriation à Jérusalem. Seul Al Husseini a pris des initiatives diplomatiques et médiatiques en rencontrant un certain nombre de consuls et des représentants de la Ligue arabe et du Conseil de sécurité de l'ONU. Il semble que Husseini ait été délégué par le Conseil de Jérusalem pour accomplir une telle tâche. Signalons également que les membres du Conseil sont désignés, toutefois les représentants du FDLP, FPLP et le PPP n'ont pas reçu l'autorisation de leur parti respectif pour y siéger. On craint que le Conseil de Jérusalem ne soit qu'un premier pas vers : 1- l'instauration de deux conseils municipaux dans la ville de Jérusalem, un conseil israélien pour Jérusalem-ouest, et un conseil palestinien pour Jérusalem-est ; 2- un seul conseil municipal commun ; 3- deux conseils municipaux parrainés par un seul conseil à l'instar des conseils municipaux de Londres et du Canada.
Certes, ni les deux Fronts, ni Hamas n'accepteront dans ce cas de siéger dans une telle instance, néanmoins le conseil actuel pourrait servir de caution pour tranchir d'autres étapes dans la réconciliation. A Naplouse et Ramallah, c'est la commission des entreprises qui sert de structure commune pour toutes les forces politiques depuis la tin de l'intitada. Les représentants des Villages y participent pour discuter des questions locales à caractère social. Certaines forces politiques appellent aujourd'hui à l'adoption de cette formule pour la ville de Jérusalem et l'abandon du Conseil. LE MOUVEMENT ISLAMISTE ET ABNA AL BALAD DANS LES TERRITOIRES DE 48. Trois positions ont été débattues, lors du dernier congrès de Abna Al Balad, sur la question des élections du Knest (parlement israélien) : - la première défendait une participation aux élections du Knest dans le cadre du Bloc, le Rassemblement patriotique démocratique (le mouvement du 30 mars, journée de la terre) qui prône la transformation de l'Etat d'Israël d'un Etat sioniste en un Etat pour tous les citoyens. Cette position a été rejetée. - la deuxième position : s'abstenir de présenter des candidats et de voter pour le Rassemblement patriotique, tout en œuvrant pour la formation d'un nouveau Rassemblement extraparlementaire. Cette position a eu moins de la moitié des votes. - la troisième position qui a remporté plus de 59 % des voi› appelle à s'abstenir de présenter des candidats aux élec tions, sans s'opposer à la liste du Rassemblement ni donner de consigne de vote aux militants. Cette dernière position est une position intermédiaire qui épargne au mouvement une dissolution au sein du bloc électoral comme le suggère la première, sans pour autant bloquer le processus de formation du Rassemblement. Le mouvement est sorti de son congres réuni autour de cette position. Signalons par ailleurs qu'une liste appelant l'abolition du caractère sioniste de l'Etat d'Israël risque fort d'être interdite par le gouvernement israélien. Quant au mouvement islamiste, de l intérieur, il a grosso modo adopté la même position que Abna Al Balad, à une différence près : les islamistes ne donnent pas leurs voix à un seul bloc. Au regard de son texte, le mouvement islamiste a décidé de ne pas présenter de candidats, ni individuellement, ni dans le cadre d'un bloc, et de s'abstenir de donner une consigne de vote. Cette décision lie aujourd'hui le représentant de la tendance modéré, le Cheikh Abdallah Nems, qui a essayé de former un Rassemblement politique noúveau avec Ahmad AL Taibi pour une éventuelle participation aux Le Rassemblement patriotique démocratique : composé du mouvement Abna Al Balad, du Mouvement du pacte et de l'égalité, du Mouvement progressiste dirigé par Mohamed Miaari, du Mouvement les racines au Neguev et des personnalités indépendantes de 48, cette formation tiendra son congrès dans les deux mois à venir.
3) Fida est une scission du Front démocratique de libération de la Palestine.
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