La crise aidant, les différenciations parmi les pays semi-coloniaux se sont
Charles-André UDRY
La Banque mondiale, dans son dernier rapport sur «Le développement dans le monde» (août 1978), indique que d'âmes (!) vivent encore dans un état de pauvreté absolue. Ces masses de marginaux sont dépourvues de nourriture, de logements, d'éducation et de soins médicaux acceptables». Voilà la traduction crue de ce que l'on nomme le sous-développement.
TAM 20G IMPORTER DE LA NOURRITURE
Durant la dernière période de de croissance et d'industrialisation relative de nombreux pays semi-coloniaux, l'inégalité des revenus et de la consommation s'est accentuée. La part relative dans le revenu national et le niveau de vie de 40% des couches populaires pauvres au Brésil et au Mexique ont décliné. Le revenu des 10 à 20% de la population ,qui representent les couches les plus pauvres, a baissé en absolu (1). Une récente étude consacrée à la Thailande et aux effets de son «boom» artificiel des dernières années, montre que «le nombre de ceux qui vivent au dessous de la ligne de pauvreté officiellement (et arbitrairement) définie a augmenté, que la différence de revenu entre ville et campagne s'est accrue, que le revenu agricole est devenu encore plus inégal». (Far Eastern Economic Review - FEER - 1.12.1978).
En effet, le modèle d'accumulation dans ces pays implique une concentration des revenus,
Pays sous-développés accentuées en rapport avec la place qu'ils occupent sur le marché mondial. une surexploitation de la classe ouvrière et une paupérisation des masses paysannes. gr Les pays semi-coloniaux dont la population est encore largement rurale, quand elle ne l'est pas majoritairement, deviennent cependant de plus en plus des importateurs de nourriture. 9Le déficit céréalier de ces pays ne cesse de croitre. En 1969 et 1972, il était de 30 millions de tonnes, il dépassait en 1974 les 50 et en 1975, les 57 millions (2). Le Mexique, par exemple, qui avait déjà augmenté de 67% (en valeur) ses importations de mais en 1977, par rapport à l'année précédente, va encore accroitre le volume importé en 1978. En 1977, il consacra 857 millions de dollars à des importations de nourétude commandée par les autorités américaines, les pays du «tiers-monde» devront importer, à la fin des années 1980, entre 120 et 125 millions de tonnes de nourriture en provenance des pays impérialistes (3). Ces perspectives font écrire à un analyste du commerce international «qu'elle (la faim) constitue un marché durable pour les principales puissances. Bref, la faim est une «bonne affaire» pour les uns, une affaire grave pour les autres.» (4).
L'alliance de classe avec les propriétaires fonciers - nécessaire au maintien de la domination de la bourgeoisie des Etats des
La situation économique
dans les échanges bora si taonisa pays semi-coloniaux et dépendants - ; la pénétration du capitalisme à la campagne, avec la différenciation sociale qui en découle; la structure de la propriété agraire; une industrialisation s'opérant grâce à la surexploitation des masses paysannes qui fournissent la main-d'œuvre à bon marché et sont écrasées par les impôts et les termes de l'échange totalement défavorables sur le marché intérieur, mais une industrialisation qui ne fournit aucun stimulant à l'agriculture; voilà les principaux facteurs qui expliquent les obstacles à l'expansion de la production de nourriture pour le marché intérieur et à la croissance de la productivité cole globale.
Ceci permet d'éclairer deux «nouvel ordre économique» toument, l'exigence avancée par les bourgeoisies des pays coloniaux de stabiliser les cours des produits agricoles ne répond en aucune mesure aux véritables problèmes qui sont à la racine de la crise agraire. En fait, pour ces bourgeoisies, il s'agit plutôt de s'assurer des recettes (56 pays «en voie de développement» tirent plus de 50% de leurs revenus extérieurs de la vente de produits agricoles) leur permettant de faire face aux besoins d'importation de biens d'équipement et de produits manufacturés liés au processus d'industrialisation.
Deuxièmement, le programme d'aide «aux paysans pauvres du tiers-monde», présenté par
la Banque mondiale en 1976, répond, lui, largement aux besoins de valorisation du capital firmes impérialistes l'agro-business. Ces dernières ont accentué durant la présente décennie leur pénétration dans les pays semi-coloniaux où elles bâtissent de véritables enclaves agricoles tournées vers l'exportation sur le marché mondial. Elles se sont en quelque sorte emparées des diverses « révolutions vertes» .Elles dominent largement la production destinée à l'exportation (soit directement, soit par le biais de la distribution) et aussi la vente de biens d'équipement pour l'agriculture.
Les projets des institutions publiques internationales, relayés par les subsides des Etats, vont dans le sens d'un renforcement des positions des grands propriétaires ou visent à l'orgateurs», leur récolte étant canalisée vers les firmes de l'agro-business. Ces firmes transnationales dictent aujourd'hui une bonne de son développement «tiers-monde». Ernest Feder, dans une remarqu'il soit difficile de le démontrer avec des chiffres, à partir de la documentation fournie par la Banque mondiale, on peut affirque l'essentiel, probable90% ou même plus des prêts pour l'agriculture, inclus les projets de recherche, retourne dans les coffres des firmes de l'agro-business. C'est le but implicite de ces prêts. Vu la pénétration du capital et de la technologie étrangère dans le tiersmonde, tout prêt de la Banque mondiale est assuré d'être inséré dans un secteur où des firmes étrangères contrôlent les investissements et la production» (5). LA MUTATION DES EXPORTATIONS
Un des traits marquants, durant les dernières années, de l'évolution des échanges internationaux est la croissance des exportations de produits manufacturés des pays capitalistes sous-développés. l'industrialisation distordue) que certains d'entre eux connaissent; elle est elle-même liée à la combinaison de
«délocalisation» industrielle effectuée nationales et des initiatives propres des bourgeoisies comme
Il faut néanmoins garder à l'esprit que la très grande majorité de ces pays reste encore
Produits primaires en pourcentage
1974 63.5
1975 65,0
1976 60.5
1977 61,6
Plusgénéralement, les PVDNP, qui représentent environ les deux-tiers de population mondiale, maintiennent une participation tout à fait réduite au total des exportations mondiales (11,8% en 1973, 11,3 en 1975, 12,0 en 1976 et 12,2 en
Cependant, d'une part le taux d'accroissement de leurs exportations de produits manufacturés sur la période 1973-1977 est plus rapide que celui des pays impérialistes (99,6%, en valeur, contre 83,97%) et, d'autre part, même si elle est encore très restreinte, la fracdes produits turés en provenance des PVDNP le marché mondial est en lente augmentation (en pourcentage):
1977 8,4 ces chiffres d'ensemble permettent de saisir les limites des mutations en cours, ils tendent cependant à effacer les vrais changements qui se font autour d'un certain nombre de pays et de produits ( textile, habillement, électronique légère, etc.). Ensuite, il faut remarquer combien la récession de 1974-1975 des économies impérialistes a frappé les exportations du «tiers-monde». Enfin, il faut se largement spécialisée dans la fourniture de matières premières aux pays capitalistes déve loppés.
Ainsi, la part respective des produits manufacturés et des produits primaires dans les exportations totales des «pays en voie de développement non- exportateurs de pétrole» (PVDNP)* en direction de l'ensemble des pays impérialistes s'établit ainsi: Produits manufacturés
Source : en pourcentage
GATT, 35.5 «Le commerce 34,7 international 36.7 en 1977-1978» -38,1 Genève. * Les pays du «tiers-monde», à l'exclusion des membres de l'OPEP.
souvenir que l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh et 24 autres pays
«à faibles revenus» (selon la classification de la Banque mondiale) ne participent que pour
1% au commerce mondial. Ils totalisent cependant 50% de la population du «tiers-monde».
«STABILISATION» DES PRIX
DES MATIERES PREMIERES
En 1974-1975, les classes dominantes des pays sous-développés cherchaient à obtenir une hausse réelle des prix des produits primaires. Elles visaient à obtenir les ressources, qui avec le transfert de technologie, étaient censées financer une nouvelle phase d'industrialisaaxée sur l'exportation de produits manufacturés vers le
«centre» impérialiste. Ici, aussi, se révèle un autre aspect
«nouvel ordre économique».
En effet, il est évident que tentative d'imposer produits manufacturés sur le marché impérialiste nécessite de maintenir des prix bas, donc d'exercer une forte pression sur le salaire direct et indirect. Il en découle une limitation du marché intérieur, sur lequel ne peuvent entrer en masse des biens de consommation courante, avec les effets de blocage que cela a pour un développement industriel intégré.
Mais, actuellement, les projets de relèvement des prix se cassent le nez. Le ralentisse-
ment de la croissance industrielle, en 1977 et 1978, dans les pays impérialistes, a provoqué une faiblesse de la demande de biens primaires à usage industriel, qui a induit une baisse relative des prix de nombreuses matières premières. La récession nouvelle qui se profile à l'horizon n'arrangera pas les choses.
Cours mondiaux des produits primaires et des produits manufacturés. (Indices 1970 : 100)
Matières premières agricoles
(coton. caoutchouc, etc.)
Minéraux et métaux non ferreux (sans les combustibles)
Produits manufacturés
Source : ONU, bulletin de statistiques
Même si la comparaison entre les deux séries de chiffres doit être prise avec précaution (vu leur base différente de calcul), la tendance est claire.
Dans le contexte présent, on ne parle plus d'indexation des 17 principales matières premières à un panier de 89 produits manufacturés, comme c'était le cas à Nairobi en 1976. Les discussions autour de la simple «stabilisation» des prix viennent de se terminer à Genève, sans résultat (Herald Tribune,du ler décembre 1978). Et pourtant, il ne s'agit que de «stabiliser» aujourd'hui les prix d'un groupe de 18 produits, sans que le même traitement soit appliqué aux biens manufacturés!
Même sur ce plan, les puissances impérialistes ne sont pas prêtes à faire des concessions. Le débat tourne autour de trois questions. Premièrement, la fixation du niveau de stabilisation du prix plancher (6). Lorsque le prix d'une matière tend vers le prix plancher, le gestionnaire du «stock régulateur» (formé avec les excédents) doit acheter sur le marché. Or, la fixation de ce prix plancher est largement déterminée par l'estimation de la capacité du fonds (c'est-à-dire de ses ressources financières) à le défendre contre les fluctuations du marché et de la spéculation. Il est bien connu que les puissances impérialistes se refusent à pourvoir largement ces fonds.
De plus, sur ce plan, ce qui compte pour les pays sous-développés, ce n'est pas seulement le niveau absolu des prix, mais le rapport avec ceux des autres groupes de marchandises (avant tout les produits finis). Or, ce rapport évolue au détriment des produits primaires:
1978 T2*
Deuxièmement, les puissances impérialistes poussent à la baisse du volume financier d'un posfonds commun. Si un accord intervient, ce fonds réunira 6 à 12 fois moins de moyens que ne le prévoyait la proposition du «Groupe des 77» à Nairobi. (The Economist du 11 novembre 1978). Pourtant, avec ses 3 milliards de dollars dans un premier temps, puis ses 6 milliards, été épuisé par un stockage simultané, correspondant à deux mois de consommation, du coton, du sucre et
Troisièmement, ces fonds se trouvent sous la «responsabilité commune» des producteurs (endettés) et des consommateurs. Business Week en tire la conclusion logique : «La participation de puissants pays consommateurs dans les instances de direction de ces accords sur une matière première devrait empêcher tout essai délibéré d'élever le prix au-dessus de la tendance à long terme du marché» (9 mai 1977). L'EFFRITEMENT DES CARTELS ET LE NOUVEL ATTRAIT DES MINES
Dans le climat de crise des économies impérialistes, les cartels de producteurs, que certains dépeignaient comme si puis-
Men 1974-1975, s'effritent rapidement. Ainsi en va-t-il pour le CIPEC (cartel du cuivre). Face à l'accumulation de stocks pléthoriques, la seule solution serait une réduction drastique de la production. Mais le Chili, coûts de production sont plus bas que ceux des autres producteurs du CIPEC, n'est pas intéressé à une telle mesure. «Même si une forte réduction de la production était appliquée par des pays tels que le Pérou, la Zambie ou le Zaire, le Chili avec ses réserves boucherait vite le trou» (African Business, septembre
L'OPEP connaît fondamentalement le même début de désagrégation. Le marché est en déclin ou stagne (au premier
1978, la production de pétrole brut de l'OPEP a baissé de 9% par rapport à la même période en 1977); un nombre croissant de producteurs non membres de l'OPEP apparaît sur le marché (Malaisie, Brésil, Mexique, Bolivie...), sans parler de la concurrence du pétrole de l'Alaska et de la mer du Nord; la petite guerre des escomptes réductions au «meilleur client» a donc commencé (Il Mondo, 29 novembre 1978). La tendance peut être renversée momentanément vu la montée des luttes de masses en Iran et ses effets sur la production pétromais il ne semble pas qu'un renforcement de l'OPEP soit envisageable.
Profitant de la crise, les puissances impérialistes ont ouvert un nouveau front dans la «bataille» des matières premières : celui du secteur minier.
Selon une commission de la CEE, les compagnies minières, en 1960, consacraient 57% de leurs revenus à des investissements dans les pays du «tiersmonde». En 1977, ce pourcentage s'abaisse à 13,5. Le ministre de l'Economie de la RFA n'a pas manqué de proclamer que cette réduction avait pour origine, essentiellement, les menaces de nationalisation du secteur extractif et des premiers stues de la transformation des matières premières (Financial Times du 30 novembre 1978). Un rapport de cette commission, consacré à cinq matières premières clés (copait, étain,
phosphate, tungstène et cuivre), note que «les compagnies minières ne veulent pas mettre 90% de l'argent pour seulement 40% du profit réel. Plus l'incertitude (politique) est grande, moins il est probable qu'une firme veuille investir 100 millions ou 500 millions de livres. Et c'est de projets de cette envergure dont nous discutons».
(African Business, septembre 1978). Les pressions de la CEE se multiplient auprès des gouvernements des pays semi-coloniaux pour obtenir des assurances contre les «risques non commerciaux», c'est-à-dire contre les nationalisations. En outre, un système d'aide aux entreprises minières va être mis sur pieds. Il sera certainement présenté comme une aide au «tiers-monde» !
Ce nouvel intérêt pour des projets de l'industrie extractive dans les pays sous-développés, spécialement en Afrique, s'explique par les impératifs de la concurrence aiguë entre les impérialismes européens, le Japon et les Etats-Unis. Le contrôle des matières premières est un atout non négligeable dans cette guerre sur le marché mondial. Ensuite, des réaju tements sont nécessaires, suite aux disproportions engendrées par la dynamique des investissements durant la période antérieure à la crise de 1974. Et, enfin, si les prix stagnent, ils sont bien plus élevés qu'avant 1973, ce qui rend de nouveaux investissements plus attrayants.
Ainsi, depuis le début de la crise de l'économie capitaliste internationale, un trait dominant s'affirme : le resserrement des recettes en provenance de l'exportation de matières premières. Ceci pourrait bien contribuer à provoquer un renversement assez rapide des tendances de développement qui se sont manifestées parmi les plus favorisés des exportateurs de matières premières. Le rétrécissement des ressources liées à ces exportations risque à son tour de limiter l'accès de ces pays au crédit international, facteur qui avait aussi aidé à leur essor relatif durant les trois dernières années.
UNE DIFFERENCIATION ACCRUE
Sous les effets de la crise, les différenciations parmi les pays semi-coloniaux se sont accentuées, en rapport avec la place qu'ils occupent dans les échanges sur le marché mondial et dans le processus de reproduction du capital au sein des pays impérialistes (leur place dans la division intersectorielle du travail à l'échelle mondiale). Par commodité d'exposition, la division suivante peut être établie, même si l'homogénéité de ces groupes est restreinte. 1) Un groupe de pays, les exportateurs pétrole, ont pu raffermir leur position financière. Cette dernière n'est pas aussi puissante que le laissaient présager les projections faites par le FMI il y a quatre ans. En effet, au deuxième trimestre 1978 le total des emprunts et retraits effectués par les pays de l'OPEP sur le marché des capitaux dépasse leurs dépôts
Le Monde du 11 décembre
1978). Néanmoins, le volume en chiffres absolus de l'accumulation du capital de ces pays a permis un processus rapide d'expansion industrieltés qui se manifestent entre les 13 membres de l'OPEP
(de l'Iran à lEquateur, du
Nigéria ou de l'Algérie à l'Arabie Saoudite). Ils participent à l'étalement international des branches productrices de moyens intermédiaires (sidérurgie, cimenterie, pétrochimie)
goulots se manifestent : manque général main-d'œuvre qualifiée, croissance limitée du marché intere, tendance à la suraccumulation et à l'inflation, développement sectoriel très inégal, fort déficit de la balance commerciale qui manifeste fortement ses effets pour certains pays (Algérie, par exemple), etc.
En outre, les investissements effectués dans l'acier ou la pétrochimie pourraient bien souffrir des importantes surcapacités de production à l'échelle mondiale. Ceci rend problématique la maturation effective d'une partie de ces investissements. Par exemple, Mitsui Petrochemical et Mitsubishi Petrochemical, en accord avec des compagnies d'Etat iraniennes, construisent deux grands complexes • pétrochimiques, censés entrer en fonctionnement en 1981 et 1984. Les deux groupes japonais craignent pour la réalisation de ces plans, non seulement à cause de la situation sociale et politique en Iran, mais aussi à cause de la très forte concurrence dans ce secteur où des investissements énormes font aussi dans Asie de l'Est (Sumitomo Chemical un participe à un imposant projet a Singapour) et ailleurs, malgré les capacités excédentaires existantes (Far Eastern Economic Review du 24 novembre 1978et du 8 décembre 1978).
Le processus d'industrialisation de ces pays qui est incontestable et en modifie l'équilibre antérieur de structure sociale (comme le montre la montée des luttes de masses et ouvrières en Iran) - sera bien plus heurté que ne l'imaginaient les plus optimistes exportateurs im périalistes de biens d'équipe, ment au début de la périodes du «miracle du pétrole». en E A ce groupe, on peut adjoin-) dre des pays exportateurs de; matières premières strategid ques ou déficitaires, telles que l'uranium, la bauxite, = le phosphate ou l'étain. Leur: position cest néanmoins exa trêmement plus fragile que celle des pays sus-mentionnés. p 2) Un second groupe de pays est composé:
B(93 - a) d'un nombre restreint de adn pays. ou territoires disposant d'une industrie qui,5 sous l'impulsion de filiales des firmes transnationales ou de firmes nationales, connaît un très fort taux] arb de croissance lié à l'expor-o tation de produits manu-o facturés (Corée du Sud,
Taïwan, Hong-Kong). Sin-c gapour tente de rallier ce i peloton et possède des imi-v
tateurs en Asie, la Malaisie et la Thailande. Néanmoins de profondes dissemblances existent entre ces derniers et les trois premiers.
La Corée du Sud se détaa9is force che avec groupe. En 1962, 80% des investissements industriels
8001 étaient le fait de compa-
2700 gnies étrangères, en 1975 leur part décline à 41%
(Le Matin du 23 septembre
1978). La part des produits manufacturés dans le total des exportations croît de
88,3% en 1975 à 89,7% en
(Asia Year Book,
1978). La croissance extérieur.
tions passent de 3271 milliards de dollars en 1974 à
10200 milliards en 1977, et l'essor continue.
(idem). La Corée du Sud a rejoint les rangs des plus gros exportateurs du monde en ce qui concerne les l'habillement, la chaussure,
• l'électro-ménager, le ciment et le contresociétés construction, qui se sont aót fait la main au Vietnam ds Torsqu'elles travaillaient pour les forces armées améont obtenu des
-nºchantiers de construction
Moyen-Orient
T Neue Zürcher Zeitung, le
24 mai 1978). Des groupes ase coréens - en des banques internationa-
-les ou des transnationales qui utilisent la Corée com-
-ime un relai pour l'exportation en Asie - commenaccentuer pénétration dans l'industrie lourde et d'équipe-
Sous les effets du
9n a ment.
chômage et du régime policier de Park, les salaires
- 19c se situent en as! un tiers des salaires japonais (Neue Zürcher Zeitung du 24 mai 1978)o..
b) des pays dont le processus d'industrialisation s'est ini-
-amitié à l'occasion de la crise avag des années 30 et de la Se-
•ris conde Guerre mondiale et
Ioup qui ont mis aussi l'accent, eob odans da dernière période, dans ce
(Brésil).
3) Un troisième groupe, au sein duquel culièrement
TEXTILE ET
ELECTRO-TECHNIQUE turés, d'un
→ sous-développés en Asie de l'Est. En 1977, la
Corée du Sud, l'Indonésie,
Philippines fois plus qu'en 1970 (Paribas, s'établissait ainsi en 1975 :
Exportations de produits manufac moyenne à turés par région (en pourcentage).
Amérique latine
Moyen-Orient et
Afrique du Nord
Afrique au sud du Sahara
Source 1 «L'évolution des écono mies du tiers-monde productif français au Plan avril 1978.
sur les exportations (Brésil,
Mexique - qui peut également entrer dans le premier groupe -, Argentine).
aussi intégrés international de la production de moyens intermédiaires (avant tout sidérurgie et cimenterie) et de biens de consommation durables (automodes différences très importantes existent - partidans le degré d'industrialisation - peut rassembler les autres pays sousdéveloppés, qui ont été et sont les plus durement touchés par la crise de l'économie capitaliste internationale.
thétiques
Au plan du marché mondial, le trait le plus nouveau est l'affirmation, en tant qu'exportateurs de produits manufacpetit nombre de industrialisés, même s'il est vrai que ce nombre tend à l'essentiel, ces
Taïwan, Hong-
Singapour, la Thailande, la Malaisie ont exporté ensemble pour plus de 61 milproduits manufacturés, autant que la
Ceci représentait 5,6
Conjoncture - novembre 1978).
La répartition régionale, pour née futures le «tiers-monde», des exportations de produits manufacturés,
5,06 est constitué
3,04 et l'appareil
- Commissariat ques,
La poussée exportatrice se concentre, pour l'instant, sur un petit nombre de produits. Même si une diversification accrue des exportations se dessine pour la Corée du Sud ou Taïwan, la part des textiles dans les exportation . coréennes 1977 est encore de 32,3%.
Les exportations de textiles en provenance des PVDNP représentent en 1976, 19,24% des exportations mondiales; pour le vêtement, ce chiffre monte à 38,8%. Sur le marché de la CEE, les textiles et vêtements en provenance des PVDNP représentent respectivement pour 1976, 10,2% et 27,3% et pour 1977, 11% et 26,7% (GATT).
Depuis le début des années 1970, dans ces exportations, ce sont les articles de fibres synartificielles acquièrent une place prépondérante. Il en découle que les pays exportateurs sont de gros produits de base et intermédiaires de la filière chimique du textile, d'une part, et de biens d'équipement, de licences, de technologie, etc., d'autre part. Cependant, comme on le constate à Taïwan et en Corée, après avoir parcouru la filière du textile en aval (confection), ces pays commencent à parcourir la filière en amont (production de fil, fibres chimiques et machines textiles). Ce mouvement se fait en joint venture avec des firmes impérialistes, japonaises pour l'essentiel. Il participe du « redéploiement» de la branche textile à l'échelle internationale (Le Monde du 21 novembre 1978). Seul Taïwan peut dans les an-
Use rapprocher de la Corée. Pour les autres pays, il y a peu de chances qu'ils le contrôle de la filière textile en amont. ab nio
Un deuxième groupe de produits, dont la pénétration en valeur absolue sur le marché mondial en modifie le profil, par des articles tels que: téléviseurs, récepteurs de radiodiffusion, appareils photographiques, machines de bureau, appareils électro-domestimatériels électroniques simples, montres.
L'internationalisation de cette production s'opéra sous la transnationales américaines et japonaises, puis européennes (RFA, Suisse pour l'horlogerie). C'est en 1961 que la première usine de montage Mexique. Instrument s'installe à Taïwan
National SemiConductor à Singapour (7). Dans les six dernières années, létalement de la production, par la recherche de la bas salaires technique qui devaient riposter à la hausse du yen, dès 1971. Elle touche la Malaisie, les Philippines, la Thailande et l'Amérique Centrale (El Salvador, Haiti, République Dominicaine). Les capitalistes japonais - qui furent (et sont) si étroi l'ascension exportateurs de pointe de l'Asie sur le marché mondial (Corée du Sud, Hong-Kong, Taïwan et Singapour) - doivent réajuster leur stratégie face à ces nouveaux concurrents. Ces derniers exercent leurs pressions, entre autres sur le marché américain, dans des domaines tels que billement, chaussures, les postes de blanc, les radios, les machines coudre, contre-plaqué (FEER du 24 février 1978).
Certes, une fraction de ces exportations représente des produits «japonais» camouflés, car pour faire face à la hausse du yen, les firmes japonaises produisant avec un fort coefficient de main-d'œuvre ont accentué leur implantation dans la région, avec pour but non pas le contrôle du marché intérieur de ces pays - comme c'était le cas précédemment - mais l'exportation. Mais ce type d'exportations est loin de recouvrir la totalité de celles de la région. Sur le marché intérieur japonais - en relation directe géants nippons de la distribution -la pénétration de produits de l'Asie de l'Est s'élargit. Le plus grand producteur japonais de contre-plaqué, Eida Ldt, sous ces coups, est tombé en faillite en 1978 (Société banque suisse - Le 11 décembre 1978).
A la longue cela contraint le capitalisme japonais - qui possède des marchés fabuleux dans ces pays pour ses biens d'équipement, sa technologie, etc. -à redéployer son industrie dans la direction de l'électronique lourde (Fujitsu et Hitachi sont prêts à contester IBM dans ce secteur), de l'informatique, de l'exportation de technologie,
Par exemple, les exportations japonaises d'ordinateurs sont passées de 275 milliards de yen en 1973 à 720 milliards en 1977 (FEER du 25 août 1978). Lors de discussions commerciales entre la Corée du Sud et l'impérialisme japonais, une division horizontale de production dans le cadre du Sud-est asiatique fut envisagée (FEER du 13 octobre 1978). L'HORIZON S'ASSOMBRIT
Ces données relatives aux textiles, à l'habillement et à l'électro-technique révèlent la mutation - commencée lors des années 60, mais qui devrait s'accentuer sous les effets des restructurations exigées en réponse à la crise - qui intervient dans la structure du marché et qui reflète la nouvelle répartition des activités économiques à l'échelle internationale (division internationale du travail).
Mais, il ne faut pas oublier que «tout le bruit fait autour de l'apparition des pauvres comme concurrents n'empêche qu'ils restent très largement plus importants comme acheteurs» (The Economist du 9 septembre 1978). Depuis 1974, les exportions en direction des pays sousdéveloppés - en priorité soumis à un procès de semi-industrialisation - représentent une proportion croissante des produits manufacturés exportés par les Etats-Unis, le Japon et la CEE-AELE (8). En 1977, ils constituent le décuple des importations en sens inverse pour le Japon et, pour la CEE-AELE, le rapport est de 5 à 1.
La nature même de ces échanges indique que l'industrialisation relative de nombreux pays du «tiers-monde» est inséparable de leur intégration plus profonde dans l'économie mondiale capitaliste. La forme de leur dépendance peut se modifier, mais elle demeure : maîtrise par l'impérialisme de la technologie, contrôle financier - voir le rôle accru des grandes banques impérialistes dans l'investissement de ces pays -, maîtrise de la circulation des marchandises sur le marché mondial.
Trois conclusions immédiates peuvent en être tirées : a) Ces pays, parvenus au rang d'exportateurs de produits manufacturés, une très grande sensibilité aux fluctuations de la demande des pays impérialises. Leur marché interne restreint ne peut pas répondre à l'offre disponible. Dès lors, les mesures protectionnistes prises par les puissances impérialistes ont des incidences immédiates sur le développeexportations, d'autant plus quand leur diversification est faible, vu le stade primitif d'industrialisation (par exemple, pour la Colombie, le Maroc, la la Thailande,
Philippines).
Un pays comme le Brésil finance ses exportations grâce à un fabuleux système de subsides qui provoque la fois un endettement auprès des banques impérialistes et une riposte protectionniste qui mettent en relief la fragilité de la poussée brésilienne vers les marchés extérieurs (Financial Times du 7 décembre 1978). En outre, les mesures protectionnistes des pays du «centre» ont des effets cumulatifs. Par exemple, des mesures qui frappent l'importation aux Etats-Unis de produits japonais (téléviseurs) poussent la Corée du
Sud et Formose à freiner le rythme de réduction de leurs exportations d'habillement, parce qu'ils ne peuvent pas pénétrer aisément dans de nouveaux domaines
(téléviseurs). Ceci a des répercussions, à son tour, pour les pays qui initient une production de biens manufacturés
(entrée dans le textile et l'habillement). b) Les industries de transformation transférées dans les pays sous-développés sont en grande partie celles pour lesquelles les taux de croissance des
débouchés moyen et long terme sont relativement les plus faibles. Par exemple, dans la totalité des pays impérialistes, depuis 1974, la demande finale d'articles textiles est en stagnation (L'Expansion, novembre 1978). Il sera aussi difficile à plus d'un de ces pays qui - en joint venture compagnies japonaises, américaines ou européennes - construisent complexes pétrochimique, de trouver des débouchés payants sur un marché mondial où existe 30% de surcapacité de production. Même si la réduction des plans d'investissements dans la production sidérurgique est moindre dans latino-américains (Mexique, Brésil) que dans le impérialiste, reste cependant significative (le projet mexicain Truchas, a, depuis la crise, été amputé de 18%). c) Enfin, pour une série de pays, entre autres ceux d'Amérique latine (Brésil, Mexique, Argentine), le modèle d'industries d'exportation du type Hong-Kong ou Formose ne semble pas devoir se renforcer dans le futur (en dehors de quelques zones franches). Ceci est dû aux obstacles protectionnistes, à la vigueur de la concurrence sur le marché mondial, au niveau des salaires lié au degré de développement comme d'activité de la classe ouvrière, au rapport salaire-productivité, à la stratégie des entreprises transnationales dont le rythme de croissance des investissements directs décline. De plus, ces dernières, en Amérique latine, largement tournées vers le marché intérieur (9).
produit même de l'industrialisation, le renforcement de la classe ouvrière et de ses luttes pourraient déranger plus d'un plan de technocrates du dévelop-
Get de bourgeoisies nationales du «tiers-monde». Ceci n'est pas seulement valable pour l'Iran et le Brésil, mais même de façon embryonnaire, pour la Corée (voir Business Week du 18 décembre 1978, «Pourquoi le succès économique de la Corée menace Park»). LA TRAPPE DE L'ENDETTEMENT
«Nous prévoyons (même si la du commerce mondial se ralentit) une amélioration constante de la balance des paiements des pays développés aux frais aussi bien des producteurs de pétrole que des autres pays en voie de développement» (Financial Times du 29 novembre 1978).
Le pronostic risque bien de se réaliser. Que ce soit l'évolution respective des cours des produits primaires et des matières premières (certains pays sous-développés pâtissent des deux); que ce soit les proportions de l'échange entre importations et exportations (en cas de récession, lélasticité de la demande d'importations des PVDNP est beaucoup plus faible que celle des pays impéexportations des PVDNP est bien plus forte que celle des
«centre»); que ce soit les effets du taux d'inflation sur le taux d'intérêt (avec leurs répercussions sur le service de la dette des pays sousdéveloppés); tous ces phénomènes concourrent à alourdir le déficit de la balance des paiements.
Enfin, le modèle même d'accumulation des firmes transnationales provoque un déficit : leur balance des marchandises (importations d'équipements) et des services (dividendes, royalties, fret, assurances, etc.) est déficitaire. Ainsi, pour Brésil, cinq grandes transnatio-
(Geigy, Bayer, Hoeehst, du Pont, Montsanto) ont immillions de dollars pour les 9 premiers mois de 1978 et ont
4,43 millions. Pour 1977, ce de 106,7 contre 3,06 millions (Financial Times du 5 décembre 1978).
Le déséquilibre de la balance des paiements a pris un caractère chronique pour les pays semi-coloniaux:
Deficit de la balance des paiements des PVDNP (en milliards de dollars). 1973 1974 1975 1976 1977 1978
Perspectives économiques POCDE-décembre rectification de T'année 1971 et
Pour amortir un tel déficit, les PVDNP sont contraints - comme d'ailleurs des membres de l'OPEP - à recourir à des sources «extérieures». Or, depuis 1963-1964, l'aide publique au développement stagne et même recule depuis le début des années 1970 (en termes réels)(10). Les pays sous-développés doivent donc se lancer sur le marché international du capital de prêt privé, avec les taux d'intérêt qui y sont d'usage !
Pour que cela soit possible, il fallait, d'une part, que se sur ces marchés des pétro-dollars (recyclage) et que, d'autre part, la baisse des investissements dans les économies impérialistes dégage une masse de capitaux disponibles pour des prêts et des spéculations. Les impérialistes sont aussi conscients de l'importance qu'il y a pour eux à maintenir les
«tiers-monde». Tout recul d'un point de la croissance des «pays en voie de développement» se traduit par une perte de marché de 1,5 milliards de dollars pour économies impérialistes (Eurojuin 1977, page 99). L'accroissement de cipation des banques dans les investissements directs dans le «tiers-monde» participe du même processus. Il traduit aussi la multiplication des initiatives économiques des bourgeoisies et Etats des pays sous-développés semi-industrialisés (en joint venture avec des firmes impésouvent) comme les réticences à des investissements directs des firmes transnationales en raison du «climat politique».
L'endettement monde» a donc crû. La structure de la dette s'est modifiée en faveur des prêts assurés par de grandes banques impérialistes (qui réalisent ainsi environ 50% de leurs profits - Bulletin financier suisse du 21 avril 1977).
Endettement extérieur des PVDNP
(en milliards de dollars).
1970 74,23 1975 151,40 1976 206,8 1977 250-260*
* Estimation
Source : Société de banque suisse -
«Le mois» No1-1978 et «Africa»décembre 1978-No88
Selon la Banque mondiale, la dette des «pays à revenus intermédiaires» (Mexique, Brésil, Maroc, Pérou, Corée du Sud, etc. ) a augmenté de 1970 à 1977 de 438%, en termes réels de 189% (Africa, décembre 1978).
En 1976, 40% de la dette de l'ensemble du «tiers-monde» sont financés par des prêts privés. La majeure partie des prêts est accordée à une douzaine de pays (les «riches» parmi les pauvres * ceux qui disposent soit de ressources potentielles énormes soit de revenus plus sûrs vu les exportations de produits manufacturés ou matières d premières clés) (11). En Afrique, quatre pays totalisent à eux seuls 69% des prêts privés (Africa, décembre
Une nouvelle tendance se dessine dans la structure d'endettement. Après s'être jeté sur l'euromonnaie, un petit nombre de pays sous-développés «privilégiés» entre sur le marché des euro-obligations (Brésil, Philippines, Mexique, Corée du Sud). Selon la Morgan Guaranty, le recours au marché des obligations est passé de 67 millions pour 1975 à 993 millions de dollars pour les trois premiers trimestres de 1978 (Herald Tribune - Special Reports no 2, novembre 1978, The Euromarket). Le service de la dette ne peut qu'augmenter, vu la proportion croissante des prêts privés. Ces derniers sont souvent à court terme, ou sont liés à des taux d'intéà court terme (rollover credit). Le rapport entre le service de la dette et les revenus d'exportation croîtra inexorablement. Pour le Brésil, le service de la dette de 8 miliards de dollars correspondra, selon les prévisions, à 66% des d'exportation Monde du 8-9 octobre 1978). eL
L'endettement des pays sousdéveloppés traduit l'exploitation des masses ouvrières et paysannes : directement, car pour assurer des exportations à bas prix, il faut accentuer la surexploitation; indirectement, au travers de la fixation des prix des biens de consommation par l'Etat bourgeois, de l'augmentation des impôts, etc. Le FMI se charge d'indiquer les voies dans ce domaine, comme ce fut le cas au Pérou, au Chili, en Egypte, au Zaire et plus généralement en Afrique. Il le fait pour protéger les banques impérialistes contre une cessation de paiements!
Dans la conjoncture actuelle les nuages s'amoncellent. a) De gros débiteurs, qui ont accumulé ces quatre demières années d'énormes prêts à court terme - ce qui a pour conséquence d'accroître de façon fantastique le montant échéances - pourraient bien connaître de sérieuses difficultés. Si deux ou trois d'entre eux connaissent le sort du Zaïre (en 1976), les banques manifesteront quelques réserves à financer des emprunts supplémentaires d'autres pays sous-développés (ceci dans le meilleur des cas... car le krach bancaire ne serait pas loin, dans cette hypothèse). De plus, vu leur endettement, certains e pays se trouvent contraints de prendre des mesures en-
June dynamique récessive, c'est ce que fait actuellement le Brésil. b) La restriction du crédit aux
Etats-Unis, décidée par Carter, va alourdir le service de la dette des pays sous-développés, car elle poussera les taux d'intérêts des prêts à court terme, dont on a vu l'importance pour le «tiersmonde». De plus, une récesesion aux Etats-Unis signifie une réduction des exportations vers ce marché. Les taux d'intérêts ne baisseront pas au début de la récession.
Ainsi, durant une période, les deux effets négatifs s'additionneront pour les exportateurs et débiteurs de la
«périphérie». | c) La hausse du pétrole aloure dira la balance des paiements de nombreux PVDNP.
Si cela s'ajoute à des mesures protectionnistes stimulées par une récession de l'économie impérialiste, le contre-coup sera sévère pour ces derniers.
Enfin, le retard pris dans des industriels, cause de la situation politique (Iran), soit à cause du poids des surcapacités de production dans de nomles difficultés financières des pays sous-développés.
Evolution des cours des matières premières, dynamique des exportations de produits manufacturés, perspectives cières, tout cela ne laisse pas présager une poursuite durable du développement relatif que ces pays ont connu dans les dernières années de la première phase de la crise présente de l'économie impérialiste internationale. Les différenciations s'accroîtront. Certains pourront maintenir encore une croissance (entre autres dans l'Asie de l'Est). Mais l'intégration profonde de ces pays dans l'économie capitaliste interationale, qui s'est installée dans la crise, portera ses fruits.
Le 17 décembre 1978 NOTES 1)«The United States and World development. Agenda 1977»: p.61.Praeger et S.Jain «Size distribution of income -a compilation data»-novembre 1974, rapport de la Banque mondiale. 2) OCDE-Coopération pour le déve 3)Research, Research, report No in international Food Policy.Research Institute, Washington DC-cité par «The Economist» (16.9.1978). 4) Gérard Viguié, «La faim, le marché du siècle?» in «Politique étrangère» No 4, 1978 5) Ernest Feder «Capitalism's LastDitch effort to save under developed agricultures International agribusiness, the World Bank and the rural poor; in «Journal of contemporary Asia», Vol. 7, No1, 1977. 6) Pour une critique des mécanismes de la stabilisation voir «Revue tiersmonde», 4/6 1976, voir aussi l'article cyniquement franc de «The Economist» (23.9.78) sur les «exemplaires» accords de Lomé et le système Stabex. 7) NACLA-Electronies, The Global Industry-avril 1977. 8) Rapport sur le commerce interna tional 1977-78, GATT, Genève 1978. 9) Voir les articles de P.Salama et le compte-rendu d'un rapport de C.Furtado dans la -« Revue tiers-monde» 4/6 1978 et l'étude de J.P.Agarwal dans «Die Weltwirtschaft»-Heft 1, 1978, p. 114-132 10)Tiers-monde et monde industrialisé -M.Schiray p.64-Paris 1978 11) Banque mondiale. Rapport sur le développement, p. 27.