Notre Internationale Notre Internationale, la voilà : « la Quatrième » dans la série, après les trois précédentes disparues par abdication politique ou effondrement organisationnel ; et « trotskyste » en simplifiant les choses. En réalité, la Quatrième Internationale possède des assises historiques, théoriques et pratiques beaucoup plus larges. D'abord, la continuité directe avec la gauche socialiste d'avant 1914, et avec la gauche communiste et démocratique, ensuite. Puisque citer nos porte-drapeau aide à l'identifier : nous énumérerons Marx, Engels, Rosa Luxembourg, Lénine, Trotsky. Mais avant et après ceux-ci, d'autres ont contribué à enrichir l'analyse et la théorie : pêle-mêle, Tchernichevsky et Plekhanov, Hilferding et Otto Bauer, Gramsci et Lukacs, Pannekoek et Kollontai, Che Guevara et notre
Par ailleurs, construire des organisations de combat pour la révolution socialiste ne va pas sans s'enraciner profondément et puiser, pays par pays, dans les meilleures traditions présentes dans tous les courants du mouvement ouvrier. C'est aussi participer à et apprendre des principales expériences révolutionnaires dans le monde: castrisme, maoisme, sandinisme, populisme révolutionnaire,
Ouverte et critique sur le plan de la théorie marxiste. notre Internationale a pris toute la mesure des bouleversements économiques, sociaux, politiques et culturels qui depuis vingt ans ont changé la face d'un monde qui repose toujours sur l'exploitation et l'oppression, l'inégalité et l'injustice sociales. Moins que jamais, « la lutte des classes » ne se réduit à un face à face entre Capital et Travail au sein des entreprises. Certes, c'est là que le rapport de force s'établit grace a la classe des salarie(e)s qui reste la seule force sociale capable de renverser le capitalisme et d'entraîner toute la société vers son émancipation mais plus que par le passé, cette classe côtoie d'autres mouvements sociaux, féministe, écologiste, « tiers-mondiste », antiraciste et multiethnique, culturel et scientifique, pour les droits égaux, contre les discriminations de race, de sexe, de nationalité... Tous butent sur une marchandisation généralisée qui dévalorise les
La Quatrième Internationale est née dans les années 30, la période la plus noire de ce 20° siècle avec la vague militariste et guerrière au sein des partis socialistes, la victoire du stalinisme en URSS et dans tous les Partis communistes dans le monde ; le fascisme et les régimes autoritaires en Italie, Portugal, Allemagne, Espagne et France. Tout cela a mené vers une terrible deuxième Guerre Mondiale. Notre Internationale a lutté et résisté, au prix d'innombrables sacrifices car elle n'a jamais pactisé avec ceux qui étaient les maîtres de ce monde : la bureaucratie despotique en URSS et le capitalisme, fasciste
Comme elle n'a jamais abdiqué sa double devise démocratique : « l'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes » et internationaliste « Le socialisme sera
La Ql « persiste et signe », pas par nostalgie, mais par conviction politique et militante. Là où il y a exploitation et oppression, il y a résistance et lutte. Ces combats incessants prennent toute leur force, s'ils sont portés par la perspective de l'émancipation socialiste de l'humanité. Ils auront une chance de vaincre si les plus conscient(e)s, les plus militant(e)s et les plus énergiques se regroupent dans un Parti socialiste et révolutionnaire, qui discute et réfléchit, agit et s'enracine. La disparition du stalinisme et le passage de la socialdémocratie au néolibéralisme ont dégagé un large espace.
Pour l'occuper et avancer, il faut une collaboration pratique sur le terrain et un débat franc entre tous les courants anticapitalistes dont l'origine historique, la trajectoire et la culture politiques divergent. C'est possible et c'est urgent. Dans cet esprit non sectaire, d'unité et de radicalité, la Ql abordera les grandes luttes qui viennent.