Inprecor 1974–2004

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DOSSIER

Le Mexique après la tourmente électorale

Inprecor n° 416, septembre 1997 · p. 15 · 400 mots

Mexique

La défaite cuisante du PRI, le parti au pouvoir sans partage depuis près de 70 ans, lors du scrutin du 6 juillet dernier au Mexique, est un événement politique majeur. Dès le lendemain du scrutin, nos camarades du Parti révolutionnaire des travailleurs (PRT) se sont attachés à en dégager la signification et la portée profonde dans un document dont nous publions ici l'essentiel. Dans le cadre de l'accord électoral qu'ils avaient conclu avec le PRD, ils obtiennent, comme c'était deja le cas dans la législature précédente, un poste de député : il a été attribué à Patria Jiménez, l'une des dirigeantes du mouvement homosexuel que nous avons interviewée pour Inprecor. Le troisième article sur l'Accord de libre échange (ALENA) et la militarisation constitue également un élément d'analyse important de la situation actuelle Le 8 août, la direction de /'EZLN a rendu publique son analyse de la situation nouvelle créée au lendemain des élections, dont nous publions de larges extraits. Les zapatistes reviennent à nouveau sur le choix qu'ils avaient fait à la veille des élections d'appeler les communautés indigènes à boycotter ce scrutin, tout en respectant la volonté et l'espoir d'une grande partie du peuple mexicain de se saisir de cette occasion pour hâter la chute du parti au pouvoir. Intransigeants dans leur engagement au côté des communautés indigènes, ils s'efforcent dans la situation radicalement nouvelle qui s'ouvre aujourd'hui, de reprendre l'initiative politique : à la mi-septembre, 1 111 représentants des communautés de base zapatistes convergeront dans une marche sur Mexico. Nouveau défi au pouvoir en place, nouvelle offensive pour faire reconnaître les droits de ces « autres Mexiques » condamnés à la misère, la répression, l'oubli, cette initiative doit aussi marquer l'acte de naissance du Front zapatiste de libération nationale, le mouvement politique civil dont l'EZLN a impulsé la construction depuis bientôt deux ans. A quelques milliers de kilomètres de la scène principale, la Il rencontre intergalactique à réuni début août aux quatre coins de l'État espagnol des milliers de sympathisants de la cause zapatiste, de militants résolument engagés dans la lutte contre le néolibéralisme. Une même conviction, une même volonté, un cri plus actuel que jamais né au fin fond de la Selva lacandona, jailli aussi des urnes dans un Mexique qui chavire, court en s'amplifiant d'un continent à l'autre : « Ya basta ! »

In° 416 - décembre 1997 Inprecor

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