→ un processus de rupture s'est déve- epuis le mois de mai dernier, en effet, loppé dans cette organisation : le Parti démocratique de la nouvelle gauche (PDIN), la majorité des membres des Fédérations de Galice, Cantabre et Castille-La-Manche, les Verts d'Andalousie et un secteur du courant dit de la « Tercera via » (Troisième voie) se retrouvent déjà, de fait, en dehors d'IU. A cela s'ajoute la rupture avec Iniciativa per Catalunya et l'appel, depuis Madrid, à son secteur critique pour qu'il quitte cette formation.
Une certaine pluralité se maintient, malgré tout, au sein d'IU : les différentes sensibilités du PCE, de petits groupes, socialiste comme le Parti d'action socialiste (PAS) ou républicain comme Gauche républicaine (IR), Espace alternatif (EA) et d'autres de moindre envergure. Mais il faut reconnaître que vu la crise qu'elle traverse, IU ne représente plus, aux yeux d'un secteur important de ses adhérents et de ses électeurs, ce qu'elle voudrait étre : un regroupement de l'ensemble des forces à la gauche du Parti socialiste (PSOE) et sa crédibilité s'en trouve affectée (1). Projets tendanciellement divergents
Pourquoi cette situation ? Cela tient, en partie, à un contexte politique et culturel défavorable de repli des mouvements sociaux, des valeurs et des idées de la gauche anticapitaliste. Dans ces conditions, la tendance à s'« adapter » à l'hégémonie néolibérale s'élargit à certaines franges de l'ancienne gauche sociale D'autres montrent une saine volonté de résistance mais se bornent à chercher retuge dans des réponses « communistes » simplistes tout en prétendant établir des frontières étanches, y compris avec ceux qui partagent leurs critiques mais rejettent les méthodes employées pour résoudre les divergences.
Il y avait des projets divergents et partiellement incompatibles chez ceux, nom-
Etat espagnol : breux, que nous avons intégrés à IU au cours des années 90. Mais nous pensions que l'originalité de cette formation — comme celle d'autres groupes dans divers pays et continents - était son utilité pour tenter une coexistence de divers courants unissant leurs forces pour préparer une contre-offensive au néolibéralisme. Cela semblait possible tant que IU croissait électoralement et que se maintenait une certaine mobilisation sociale - rappelons nous les grèves générales de 1985 et 1994.
Mais le climat général s'est dégradé par la suite et les directions des grands syndicats, Commissions ouvrières (CCOO) et Union générale des travailleurs (UGT) y ont une responsabilité importante, car, ayant choisi la politique du « moindre mal » et une autonomie syndicale factice, elles ont contribué au renforcement de la passivité sociale.
Dans ce cadre, les élections pour les municipalités et les régions autonomes de mai 1995 ont déjà permis de constater les limites des progrès électoraux d'IU, et également ses difficultés à adopter une tactique permettant de maintenir son indépendance face au PSOE dans les institutions sans faciliter à la vieille droite du Parti populaire (PP) l'accès à certaines municipalités ou gouvernements autonomes.
La théorie des « deux camps » (dans l'un IU et dans l'autre le PSOE et le PP), utilisée par la direction fédérale d'lU n'a servi qu'à créer la confusion dans l'électorat de gauche. Avec les élections de mars 1996, l'illusion du « dépassement » électoral du PSOE (2) s'est brisée définitivement et avec la courte défaite de Felipe Gonzalez, la stagnation d'IU est devenue de plus en plus évidente. Elle n'est pas arrivée à se lier ni aux « vieux » ni aux « jeunes » mouvements sociaux. Son attitude critique affirmée face aux directions syndicales concernant la loi sur les retraites ou la réforme de l'organisation du marché du travail (3), n'a pas conduit IU à faire des propositions ou à prendre des initiatives concrètes. Au contraire, ses critiques se sont accompa-
Où va Izquierda Unida ? IU tiendra sa V° Assemblée fédérale au début de décembre 1997, mais une partie significative de ses composantes ne pourra y participer. Larticle de Jaime Pastor apporte des éléments de réponse à cette situation. Par Jaime Pastor 1) Pour une explication des antécédents de cette crise, se référer à mes articles parus dans Inprecor, Vers une confrontation de projets dans IU, nº410 février 1997, et dans Rouge, Crise ouverte de la Gauche unie, n°1745, 11 septembre 1997. 2) La thèse du • dépassement • du PSOE a été émise lors de la IVe Assemblée fédérale d'IU, et, ensuite avec l'avancée électorale en Andalousie, elle a fait naître une illusion dans des secteurs de la direction d'IU qui croyaient que l'usure du PSOE sur des thèmes comme le terrorisme d'État des GAL, pouvait leur permettre de le devancer sur le plan électoral. Plus tard, avec le recul d'IU lors des élections anticipées de mars 1996 en Andalousie, cette thèse a été pratiquement abandonnée, mais il n'y a toujours pas eu de bilan autocritique de cette orientation et de ses effets sectaires. 3) En ce qui concerne Espace alternatif, tant dans nos déclarations comme courant qu'à travers nos représentants à la direction fédérale d'IU, nous avons partagé la critique de la loi sur les retraites et sur la réforme du marché du travail au sujet desquelles les forces syndicales et le gouvernement étaient tombés d'accord.
gnées d'agressivité verbale et d'un manque de pédagogie politique que les dirigeants syndicaux ont su mettre à profit pour resserrer les rangs.
Sur le terrain pratique, l'adoption par le groupe parlementaire d'U du nouveau Code pénal (qui maintient, entre autres, la pénalisation de l'insoumission, celle de l'avortement pour raisons sociales et celle de l'occupation de logements vacants) et ses réticences à se lier avec des plates-formes ou des initiatives qualifiées de « résidus de l'extrême-gauche » n'ont pas aidé IU à faire un tournant gauche vers le mouvement des jeunes ou anti-Maastricht. Sans parler de la participation à des pactes « antiterroristes » ou de l'appui à l'extradition de membres de T'ETA. La théorie de la « conspiration »
Les rapports contradictoires que le PCE, majoritaire dans IU, a entretenu avec la social-démocratie tout au long de l'histoire ont sans cesse oscillé entre la subordination et le repli sectaire. Il ne faut donc pas s'étonner que dans le cadre du nouveau cycle politique inauguré par l'arrivée du PP au gouvernement et son alliance avec les droites catalane, basque et canarienne ce soit la définition de ses relations avec le PSOE, contraint de passer dans l'opposition, qui revienne au centre du débat.
Quant à la Gauche nouvelle (Nueva Izquierda qui est devenue un parti, le PDNI en novembre 1996), il faut reconnaître qu'elle promeut l'idée d'une proposition d'alliance stratégique avec le PSOE. La direction du PCE y réagit sur un plan purement défensif et considère que cette option minoritaire, mais légitime, est partie prenante d'une « conspiration » tramée sous les auspices du PSOE et du groupe Prisa - éditeur du quotidien à grand tirage, El Pais — pour « détruire » IU, et son coordinateur général, Julio Anguita
Depuis avril dernier, cette « théorie » est devenue un alibi pour lancer une « guerre » qui doit, comme toute guerre, conduire à établir ses propres règles statutaires pour en finir avec « l'ennemi ».
Le résultat final en a été l'expulsion du PDNI hors d'IU. Les tenants d'un courant qui serait apparu lors de la Ve Assemblée fédérale comme très minoritaire (il n'aurait pas atteint les 20 %), battu politiquement et incapable d'entraîner des fédérations entières a sortir d'iu, font ainsi figures de victimes.
A Espace alternatif, nous n'avons pas choisi cette voie. Nous avons combattu les thèses de Nueva Izquierda de toutes nos forces et n'avons nullement écarté l'hypothese qu'elle pourrait aller jusqu'a préparer sa sortie d'IU. Mais nous avons également dit que prendre l'initiative de la rupture n'était pas la meilleure façon de répondre à cette « opération » et nous avons refusé l'idée qu'une minorité réduite - malgré l'appui important qu'elle a trouvé auprès des médias), serait capable de conditionner la politique de 80% de l'organisation. Surtout, nous avons insisté sur le fait que ce conflit ne peut être considéré comme la principale explication de la désorientation politique et de l'inertie institutionnelle qui continuent à prédominer dans IU.
Nous avons reconnu que la recherche de la différenciation permanente et publique de la part de Nueva Izquierda rendait la coexistence difficile. Mais nous nous sommes également démarqués d'un côté de l'attitude repliée de la direction fédérale et de son refus d'intégrer quelques-unes des critiques légitimes émises contre certains accords passés avec le PP (sur la télévision digitale et le football...), et de l'autre de ses mauvaises relations avec certains courants du mouvement social. Et enfin, étant donné que nous refusons la vieille philosophie selon laquelle « la fin justifie les moyens », nous avons considéré comme incorrectes les méthodes antistatutaires employées, en plus d'une occasion, pour parvenir à marginaliser Nueva Izquierda (NI) .. et d'autres. La pluralité et le fédéralisme en crise
C'est là justement ce qui est le plus préoccupant dans le processus en cours. Car ce qui fut initialement une lutte contre la seule NI, s'est transformé en attitude belliqueuse généralisée face à toute fédération, ou secteur, suspecté de proposer une collaboration régulière avec le PSOE ou qui, simplement, est en désaccord avec la gestion de la crise actuelle.
Le cas de la Galice fournit une autre démonstration de ce qui se passe. La majorité de cette fédération a décidé de former une coalition avec le PSOE pour les élections autonomes d'octobre dernier, avec deux types d'arguments : la nécessité d'obtenir l'unité de la gauche pour battre Manuel Fraga (ex-ministre de Franco et président de Junte de Galice depuis déjà 8 ans) et la possibilité d'avoir une présence institutionnelle comme groupe à part après les élections. La majorité fédérale d'IU (y compris Espace alternatif) a critiqué ce pacte à cause de la pauvreté de son contenu programmatique et des absences notoires qu'il contient (en ce qui concerne Maastricht et l'OTAN, par exemple). Mais les divergences au sein de cette majorité ont tourné autour des questions suivantes : tallait-il ou non tenter de parvenir à un accord avec la force de gauche nationaliste montante dans cette région (le Bloc nationaliste galicien, BNG) (4) et, surtout, comment résoudre le conflit avec la direction d'IU en Galice.
Anguita s'est donc fait chaque jour davantage le partisan de la rupture avec 4) Le Bloc nationaliste galicien est une large alliance de collectifs, partis et groupes indépendants autour d'un discours nationalise de gauche qui tend à se modérer ces derniers temps. Cependant, il maintient son opposition au Traité de Maastricht et à l'OTAN, comme à la loi sur les retraites et sur la réforme de la régulation du marché du travail. Le Collectif INZAR (produit de la fusion du Mouvement communiste et de la Ligue révolutionnaire en Galice) agit au sein du BNG et a un député. Les membres d'Espace alternatif à la direction fédérale d'IU défendent la recherche d'une alliance avec cette force politique.
l'organisation en Galice au nom de la « cohérence » et d'une conception centralisée de l'organisation.
Au contraire, Espace alternatif a proposé de respecter, bien qu'en désaccord avec elle, la décision de l'organisation galicienne car elle a été prise dans le cadre de son domaine de compétence, il lui revient, en effet, en tant que nationalité « historique », de statuer seule en ce qui concerne les élections aux organismes auto-
Cette rupture du fédéralisme a conduit également à constituer une candidature alternative d'U avec un secteur minoritaire de l'organisation galicienne et, ce qui est pire encore, à transformer le refus d'appuyer cette candidature en motif de conflit avec Iniciativa per Catalunya et d'autres fédérations, au point d'en arriver à la rupture à la fin septembre. Finalement, les résultats des élections en Galice ont montré une montée notable du BNG, une régression de la coalition entre le PSOE et la majorité d'IU et la candidature proposée par la direction fédérale d'IU a obtenu quelque 0,8 % de voix. (5)
On a pu constater sur d'autres sujets les effets pervers de cette « guerre » simultanée sur plusieurs fronts. Par exemple, lors de la session du Conseil politique fédéral du mois de juin dernier, un document concernant un projet fédéraliste pour l'Espagne et l'Etat espagnol a été rejeté à bulletins secrets. II incluait la reconnaissance du droit à l'autodétermination, et avait été approuvé auparavant par la présidence fédérale à une majorité écrasante. La raison officielle informelle invoquée de ce rejet — outre des résistances espagnolisantes d'un secteur, était que le présentateur du document s'était opposé aux sanctions contre NI, adoptées la veille par ce même Conseil.... (6)
Mais le plus grave encore est le risque de revenir à un modèle ancien de parti homogène, centralisé et présidentialiste tel qu'il se reflète dans le nouveau projet de statuts qu'on veut faire approuver lors de la Ve Assemblée fédérale et avec lesquels il sera difficile de garantir le respect de la pluralité et du fédéralisme. Modèle qui, en outre, si on l'a appliqué dernièrement à l'aile droite, pourrait, à l'avenir, être dirigé contre des positions de la gauche alternative minoritaires dans IU sur diverses questions, en particulier sur celles qui concernent la recherche d'une issue dialoguée et démocratique au conflit basque et les relations avec Herri Batasuna. Heureusement, ce projet de statuts est déjà remis en question par quelques fédérations (7). Aller de l'avant
En fonction de l'interprétation que nous donnons de la crise en cours, il nous paraît erroné de la réduire à la seule confrontation entre « deux gauches », la pro-néolibérale et l'anti-néolibérale. Il s'agit là d'une énorme simplification de la diversité des gauches aujourd'hui existantes dans l'État espagnol et à l'échelle européenne. Car s'il est possible de situer d'un côté la majorité du PSOE et y compris une partie du PDNI, de l'autre s'expriment diverses options sur les alternatives à opposer au capitalisme. II s'agit de domaines comme la question sociale, l'écologie, la plurinationalité ou encore, le bilan de la chute du « socialisme réel » et la redéfinition du socialisme - ou les formes d'action et d'organisation nécessaire dans ces domaines. 5) Lors de ces élections, Fraga a gagné à la majorité absolue (mais avec deux députés de moins), le BNG est passé de 18,4 % à 25,5 % (passant de 13 à 18 députés) et la coalition du PSOE avec la majorité d'IU et les Verts a régressé de 27,1 % à 19,4 % (passant de 19 à 156 députés). A travers cette expérience, l'intention d'exporter le modèle de l'- olivier - s'est effondrée grâce à la montée du BNG. La présentation d'une candidature alternative d'IU a été publiquement qualifiée non seulement d'erreur tactique mais aussi d'atteinte aux principes fédératifs par Espace alternatif, - troisième voie • et des membres connus du Comité fédéral du PCE (voir Rafael Pla dans un article de Mundo Obrero, organe du PCE). Bien que nous ne soyons pas d'accord avec les positions de la direction d'IC, notre désaccord sur la rupture est dû à la raison invoquée — le collectif galicien — et parce que nous considérons que c'est une question qui, statutairement ne pouvait être décidée que par la Ve Assemblée fédérale. C'est la forme centraliste de cette rupture qui risque de donner une image espagnolisante aux candidats qui veulent constituer une nouvelle formation politique à la gauche d'IC en Catalogne, ainsi que l'a critiqué également Rafael Pla et que le reconnaissent des membres du Collectif Rouge, Vert et Violet. 6) Le responsable de ce rapport était l'auteur de cet article. Après le résultat du vote dans le Conseil cité, j'ai décidé de présenter ma démission de secrétaire du Projet fédéral, restant seulement membre du Conseil de la Présidence fédérale. 7) Même la commission permanente du PCE, devant les critiques reçues, a récemment décidé de proposer une série d'amendements au projet précité pour, comme l'indique une circulaire, éviter • que la très violente confrontation qui a eu lieu dans cette période avec le PDNI et avec quelques Fédérations qu'il contrôle, ne risque de provoquer une réaction défensive, un durcissement du projet vers la centralisation, la rigidité, etc.
Mais aujourd'hui il importe d'aller de l'avant et de contribuer à ce que IU sorte de sa Ve Assemblée fédérale en meilleure condition pour affronter la reconstruction d'une gauche anticapitaliste et internationaliste. C'est dans cette perspective que nous avons participé à l'élaboration des documents discutés, en particulier le Manifeste et les Axes programmatiques, et avons fait des propositions et des amendements que nous avons présentés en tant que courant.
Nous pensons qu'un des principaux problèmes d'lU a été son retard à comprendre la nature du changement de cycle politique qui s'est produit au cours de la dernière période. Il importe de réorienter ses relations qui doivent être d'opposition frontale au PP, et qui, avec le PSOE, pourraient avoir des objectifs communs basés sur l'autonomie de projet afin que celui-ci opère un tournant gauche, mais sans engendrer d'illusions sur des coalitions électorales. IU devrait également se tourner vers des forces de la gauche nationaliste et surtout les divers mouvements sociaux depuis les syndicats jusqu'aux jeunes insoumis.
Mais malheureusement, la situation politique est encore caractérisée par la démobilisation sociale tempérée seulement par des luttes sectorielles et locales qui ne peuvent compter ni sur une référence politique à échelle étatique, étant donné la paralysie d'un PSOE prisonnier de son passé (GAL, corruption..., malgré la démission de Felipe Gonzalez) et le repliement dans lequel a fonctionné IU ces derniers temps.
C'est au sein de cette réalité complexe que se pose le problème du renforcement, au sein d'lu des positions anticapitalistes et alternatives autour des objectifs comme la lutte pour les 35 heures sans diminution de salaire (qui, au vu de ce qui se passe en France, doit nécessairement se développer à l'échelle européenne) et contre les effets de la convergence monétaire. Ces objectifs sont aujourd'hui d'actualité et peuvent aider à démontrer qu'une autre gauche est possible pour une autre politique et une autre Europe, celle des travailleurs et des peuples. Logiquement, cette revendication de réduction drastique de la journée de travail devrait s'inclure dans la perspective d'un partage du travail, du temps et des richesses autour d'un projet social, écologiquement cohérent, antipatriarcal et alternatif au capitalisme.
Parallèlement devrait se manifester la volonté d'articuler en un même projet la question sociale, l'écologie et celle du genre, Espace alternatif insiste aussi sur la nécessité pour IU de surmonter sa vision nationale-étatiste des luttes, cela doit contribuer tant à reconstruire une gauche internationale et internationaliste qu'à reconnaître avec toute ses conséquences, la réalité plurinationale qui est la nôtre, et d'avancer vers une libre union dans une République fédérale qui respecte l'exercice du droit à l'autodétermination pour des peuples comme le peuple basque.
Mais, encore une fois, pour que ces tâches puissent être menées à bien, il faut établir au sein d'lU une nouvelle culture du débat et du dialogue qui n'exclut ni la confrontation respectueuse ni le vote contre quand c'est nécessaire, sans que les positions deviennent incompatibles ou contradictoires avec « le » projet d'IU quelque soient les divergences qui surgissent. Si l'on ne rétablit pas la pluralité et le fédéralisme et leur reflet dans les nouveaux organes de direction d'IU, on court le risque que cette dernière régresse vers une simple coalition de partis et de collectifs et n'avance pas vers la création d'une formation politique d'un type nouveau en accord avec les défis que nous aurons à affronter dans la période qui s'ouvre. •