Élections régionales séisme politique
Par Christian Picquet* Paradoxales, les elections trançaises de cette mi-mars 1998 ! De par leur obiet, elles ne pouvaient modifier les équilibres du pouvoir central, puisque les citoyens n'étaient appelés qu'à renouveler les conseils régionaux, dont les pouvoirs demeurent assez réduits, et la moitié des cantons, ce qui ne pouvait guère influer que sur le sort d'une poignée d'assemblées départementales. Quant à leurs résultats, ils traduisent une certaine stabilité du corps électoral, depuis les législatives anticipées de mai et juin de l'an passé. Stabilité des rapports de forces
A travers ses deux composantes principales, le RPR et l'UDF, la droite traditionnelle reçoit un nouveau camouflet, en voyant sa doctrine ultra-libérale désavouée par le pays. Alors qu'elle dominait vingt des vingt-deux conseils régionaux depuis 1992 et une grande majorité des conseils généraux, elle ne recueille plus que 28,1% des suffrages. Avec les divers droite, elle retrouve à grand-peine son score des législatives du printemps dernier. Pire, des figures de premier plan, comme Édouard Balladur ou François Léotard, échouent à conserver des régions aussi stratégiques que l'lle-de-France ou Provence-Côte-d'Azur. Elle ne conserve la majorité absolue que dans une région et arrache une majorité relative dans six autres.
Pour autant, la gauche gouvernante n'enregistre pas la poussée que les sondages lui prédisaient. Certes, la gauche tout entière rééquilibre le rapport des forces par rapport à 1992, date à laquelle la décomposition du mitterrandisme lui avait valu une cuisante déroute. Dans l'ensemble de ses composantes (gauche et extrême-gauche), elle reste toutefois minoritaire, n'atteignant que 40,86% des voix. Les diverses formations de la "majorité plurielle" (Parti socialiste, Parti communiste, Parti radical de gauche, Verts, Mouvement des citoyens) disposent à présent d'une majorité relative dans neuf régions et d'une majorité absolue dans une dixième. Mais, alors qu'elles totalisaient 42,35% des suffrages aux dernières législatives, elles n'en recueillent plus que 36,48% aujourd'hui. Preuve que le rapport de l'électorat populaire à la coalition dirigée par Lionel Jospin demeure empreint de distance critique et de vigilance, que la méfiance s'accroît même à mesure que le gouvernement reste sourd aux revendications du mouvement social et qu'il abandonne nombre de ses engagements électoraux de l'année dernière.
Il convient, à cet égard, de souligner que le taux d'abstention aux é le ctions régionales — qui coïncidaient avec le premier tour des cantonales - et au second tour des cantonales dépasse les 40% du corps électoral. Incontournable photographie du rapport des citoyens au champ politique ! Ensemble, les partis de gouvernement, ceux de la gauche "plurielle" autant que ceux de la droite traditionnelle, totalisent 65% des suffrages exprimés, soit un tiers seulement des électeurs inscrits. Des chiffres qui témoignent d'une méfiance envers le système politique, sans précédent dans l'histoire de la vème République. Vingt ans de crise et de chômage conjuguent ici leurs effets avec la perte d'intérêt suscitée, dans la population, par les politiques identiques déployées sous l'impulsion des majorités s'étant succédées au sommet de l'État.
C'est sur cette toile de fond, que ce scrutin aura néanmoins représenté un véritable séisme électoral aux retombées encore imprévisibles à ce jour. Au-delà de la relative stabilité du corps électoral, deux événements dominent en effet ces consultations : la place centrale prise désormais par le Front national et la percée d'un vote radical à gauche. La victoire politique du Front national
Au soir des élections régionales, nombre de commentateurs se félicitaient de la stagnation du vote d'extrême-droite. De fait, le parti de Le Pen consolidait tout juste son résultat de 1997 (15,27% contre 15,24%). Il enregistrait même, ici ou là, des reculs, notamment dans le grandOuest ou dans certains départements d'lle-de-France. Mais les chiffres nationaux ne doivent pas brouiller l'essentiel. Le néofascisme français poursuit sa progression dans le Nord, l'Est et le Sud-
Est de l'Hexagone. Autrement dit, dans cette partie du pays qui subit le plus durement les dévastations du chômage de masse et de la désertification industrielle consécutive à l'application des orientations libérales européennes. Plus grave encore, en Provence-Côte-d'Azur, il fait maintenant jeu égal avec la droite traditionnelle et parvient à la devancer dans les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et le Var. Or, dans ces trois départements, il dispose, depuis peu, de ces places fortes que sont les municipalités de * Christian Picquet est journaliste à Rouge et membre du Bureau politique de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). ** Les dessins illustrant cet article sont tirés du réceuil de WIAZ, Juppé fait-il vendre ?, éd. Stock, Paris 1997.
Vitrolles et Marignane, Orange ou Toulon. Il semble, par conséquent, évident qu'il recueille là les dividendes de sa gestion des affaires locales, attestant non seulement de son enracinement mais de sa capacité à acquérir progressivement, aux yeux d'une frange de l'électorat, le statut de parti de pouvoir. On en trouvera d'ailleurs confirmation dans les performances de ses représentants aux élections cantonales — dont le mode de scrutin, majoritaire à deux tours, défavorise les formations ne disposant pas de notables implantés — dans les villes déjà citées. Le maire de Marignane, Daniel Simonpieri, rata ainsi de peu l'élection dès le premier tour.
Au-delà de ce développement insidieux et patient, c'est le resserrement du rapport droite/extrême-droite qui octroie aujourd'hui au Front national une position de force sur l'échiquier politique. Les élections législatives avaient déjà traduit la panne de projet et de stratégie, la crise de leadership de la droite traditionnelle. Son nouveau recul électoral hisse donc la formation lepéniste à un niveau semblable à celui de chacune des composantes de l'alliance RPR-UDF. Et, entre ces trois pôles, le parti de Le Pen et de Mégret s'impose sans difficulté, grâce à sa cohérence stratégique et à la puissance de ses capacités militantes. Dès lors, pour le camp conservateur, l'alternative se réduit au choix entre la construction d'un grand parti unique, libéral-républicain, pour résister à la pression frontiste, ou à l'acceptation d'une recomposition avec l'extrême droite. Mais cette dernière aurait alors pour principal effet de placer les néofascistes en position prédominante au sein de la droite...
La démonstration en fut d'ailleurs effectuée — et avec quelle ampleur ! - à l'occasion de l'élection des présidents de conseils régionaux. Fort de ses résultats, le FN s'employa à exercer une pression inégalée sur la droite classique. Monnayant les suffrages de ses élus dans les assemblées régionales contre l'acceptation d'un "programme minimum" centré sur la baisse de la fiscalité et l'accroissement de la sécurité, il mit en demeure les chefs de file locaux de la droite de s'allier à lui s'ils voulaient conserver leurs sinécures. Bien que les états-majors du RPR et de l'UDF aient immédiatement compris le piège mortel dans lequel on tentait de les enfermer et préconisé le refus de tout arrangement avec le Front, la pression des notables et d'une fraction des cadres intermédiaires s'avéra telle que, dans quatre régions, des accords furent bel et bien contractés. En conséquence de quoi, le Languedoc-Roussillon, la Picardie, la Bourgogne et Rhône-Alpes élirent des présidents totalement dépendants des amis de Le Pen. Sans la forte réaction antifasciste qui se manifesta immédiatement dans tout le pays et la montée personnelle au créneau du président de République pour rappeler ses troupes à la discipline, nul doute que la Provence-Côte-d'Azur, l'Ile-de-France, le Midi-Pyrénées, la Franche-Comté et la HauteNormandie ne fussent également passés aux mains d'une coalition implicite avec
C'EST LUI QUI Si ÇA CONTÍNUE,
SE PARTAGERA LINU TOUR.. NOS ELECTEURS l'extrême-droite. Dans trois cas, élus avec les voix du FN, les présidents de région se virent contraints de démissionner, même s'ils avaient auparavant négocié le soutien des élus fascistes.
Le FN vient, ce faisant, de faire la démonstration de son caractère incontournable et de son pouvoir de nuisance Son but ne se résume nullement à contracter des alliances dans le but d'obtenir quelques sinécures locales, mais de faire littéralement éclater la droite française, afin de la recomposer à ses conditions. Bruno Mégret, figure montante du parti d'extrême droite, ne le dissimule d'ailleurs pas. Selon lui, si elle veut un jour retourner aux affaires, une partie de la droite se verra contrainte de s'allier aux frontistes, l'autre n'ayant pour seule solution que de se tourner vers le Parti socialiste pour constituer un "centre-gauche"
D'ores et déjà, Le Pen et Mégret viennent donc d'obtenir une éclatante victoire politique. Le déboussolement d'une bonne partie des appareils bourgeois traditionnels, à présent disposés à se jeter dans leurs bras pour sauver leurs sièges, leur confère une respectabilité et une légitimité sans précédent. Demain, grâce aux alliances consenties localement, ils pourront peser d'un poids déterminant sur les politiques d'éducation et de formation, d'action culturelle et d'aide sociale. Progressivement, ils se trouveront en situation de noyauter les administrations et de répandre la "préférence nationale" dans les collectivités territoriales. De surcroît, un verrou ayant sauté à l'occasion de ces régionales, ils pourront systématiser les alliances électorales avec une droite prise en otage et bénéficieront, à leur tour, d'une "prime aux sortants". On comprend que la mobilisation antifasciste ait été rapide et massive, devant les conseils regionaux menacés d'alliances entre droite et fascistes et à l'occasion d'une grande journée de mobilisation organisée par le Comité national de vigilance contre l'extrême droite (qui regroupe toute la gauche politique, syndicale et associative). La percée de l'extrême-gauche
Ces faits graves et inquiétants pour l'avenir ne doivent cependant pas occulter l'autre nouveauté de ces élections : les scores importants recueillis par les listes de la gauche radicale et de l'extrême-gauche. Avec plus d'un million de suffrages, la percée est nette et constitue la traduction électorale de la remobilisation populaire provoquée par le mouvement social de l'hiver 1995, la force du rejet de la droite et des politiques libérales, l'enfermement des Verts ou du PCF dans une majorité "plurielle" dominée par les socialistes.
C'est Lutte ouvrière qui en a principalement profité et en retire vingt conseillers régionaux, pour 4,5% des voix dans les départements où cette organisation était présente. Cet avantage de LO au sein de la gauche radicale doit, tout à la fois, à la continuité de sa présence aux élections, à la popularité incontestable de sa porte-parole, Arlette Laguiller, ainsi qu'à la capacité d'adaptation de son discours. Cette fois, en effet, les responsables et candidats de Lutte ouvrière avaient mis un bémol au traditionnel renvoi dos-à-dos de la droite et de la gauche, pour adopter une attitude d'interpellation de la majorité gouvernementale parfois proche des positions de la LCR
Mais la Ligue bénéficie également, pour la première fois, du glissement à gauche d'une fraction significative de l'électorat populaire. Elle présentait ou
cette fois, 24 listes, sur des soutenait, départements représentant plus de treize millions d'électeurs. Dans une douzaine de cas, elle était même parvenue à favoriser des regroupements unitaires, quatre d'entre eux ayant même pour colonne vertébrale un axe Verts-
Département
LCR
(dans le
Ain
Nord, les
Aisne
Bouches-du-
Alpes-Maritimes
Ardennes
Rhône, le Lot-et-
Ariège
Garonne, l'Oise).
Aube
Bouches du Rhone
Si l'on excepte ces
Charente
Cher derniers quatre
Calvados cas, les listes aux-
Côte d'Or
Côte d'Armor quelles participait
Creuse la LCR sur 18
Doubs
Drôme départements
Eure recueillent une
Eure-et-Loir
Finistère de moyenne
Haute Garonne
2,70% (1). A titre
Gironde
Hérault de comparaison,
Ile-et-Vilaine aux législatives de
Indre-et-Loire
Isère
1997, la moyenne
Jura des candidats de
Landes
Loir-et-Cher la LCR s'établissait
Loire
Loire Atlantique à 1,26%. Six listes
Loiret obtiennent entre
Lot
Lot-et-Garonne
2% et 4% et trois
Maine-et-Loire franchissent la
Manche
Marne barre des 5% : la
Haute-Marne
Creuse (5,9%), le
Meurthe-et-Moselle
Meuse
Finistère (7,17%),
Morbihan la Haute-Garonne
Moselle
Nièvre
(5,52%). Dans ces
Nord deux derniers cas,
Oise
Orne les listes obtien-
Pas-de-Calais
Puy-de-Dôme nent d'ailleurs des
Hautes-Pyrénées élus : deux en
Pyrénées-Orientales
Haute-Garonne,
Pyrénées-Atlantiques
Bas-Rhin deux dans le
Haut-Rhin
Rhône
Finistère, dont
Haute-Saône une camarade de
Saône-et-Loire la LCR qui siégera
Sarthe
Savoie prochainement à
Haute-Savoie
Paris la faveur de la
Seine-Maritime rotation des élus.
Seine-et-Marne
Yvelines
Un constat
Somme identique s'impo-
Tam
Tarn-et-Garonne
Vienne
Haute-Vienne
Vosges
1. Dans le tableau
Yonne des résultats de l'ex-
Territoire-de-Belfort trême-gauche ci-
Essone contre nous présen-
Hauts-de-Seine tons le pourcentage
Seine-Saint-Denis moyen des suffrages
Val-de-Marne exprimés obtenu par
Val-d'Oise toutes les listes aux-
Total quelles la LCR a pris part, y compris celles communes avec les
5. Liste de LCR et de l'AREV
Verts.
Use à propos des cantonales. En ne prenant en considération que les résultats des candidates ou candidats de la LCR, on aboutit à une moyenne de 3,11%, avec des pointes à 10,13% à Les 1 ésultats de l' Nombre Nombre L.O. inscrits exprimés voix %c. 320 301 159 876 6811 4,26 370 156 216 205 16 706 7,73 679 307 364 679 9539 2.62
192 757 107 884 5476 5.08 107 442 66 560 3352 5.04 192 191 106 536 5 234 4.91 105 070 610 657 19 769 3,24 254 143 138 925 6 930 4.99 228 810 127 559 8440 6,62 444 376 245 089 327 358 176 537 6 153 3,49 422 726 252 938 13 017 5.15 104 456 61 399 327 279 193.278 6 963 3,60 297 085 162 861 6 902 4.24 363 326 202 240 274 133 153 695 7385 4.80 635 964 359 999 12 402 3,45 670 154 387 764 18 004 4.64 835 838 459 356 14487 3.15 590 266 353 263 9544 2.70 589 312 308 889 14 860 4,81 371 045 197 018 11 196 5,68 667 270 347 766 17 218 4.95
177 978 101 871 3 676 3.61 248 657 152 372 229 507 134 493 7 757 5,77 484 527 251 932 10 537 4.18 786 596 420 180 17 603 4,19 401 221 221 328 10 693 4.83 125 420 81 984 2315 2,82 225 244 133 192 497 112 264 333 11 806 4.47 353 358 190 004 9132 4.81 369 704 189 217 9 721 5,14 145 748 79 470 5435 6,84 471 111 240 799 12 271 5,10 104 029 81 414 4 689 5.76 480 031 279 482 12 520 4.48 699 053 340 890 13 622 4,00 173 180 97 173 4 687 4.82 691 055 938 745 48 026 5.12 495 238 283 067 17 409 6,15 146 692 84 698 2 798 3,30 1 029 968 611838 38 861 6.35 422 102 249 258 11 904 4,78
173 117 98 619 5 058 5,13 271 727 157 995 4 535 2,87 441 715 255 034 661 890 340 393 11 647 3,42 466 618 238 260 10 483 4.40 919 016 473 683 17 099 3,61 171 581 103 784 6 149 5.92 407 587 217 324 10 346 4,76 381 135 208 852 12 137 5,81 252 854 129 118 5 132 3.97 395 377 188 767 5 3501 2.83 077 847 591 027 16 975 2.87 830 668 465 824 27 658 5,94 693 328 360 535 18 462 5,12 820 130 444 909 15 692 3.53 392 975 243 229 16 569 6,81 256 478 166 663 6 862 4.12 151 681 93 239 3 937 4,22 285 397 162 641 8 759 5.39 261 228 156 576 6 960 4.45 280 601 155 899 7 415 4,76 232 051 127 513 4396 3.45
87 063 49 694 3659 7,36 681 169 361 616 15 819 4.37 810 468 436 872 15 101 3.46 662 208 327 779 22 410 6.84 983 799 361441 13 912 3,85 602 089 319 671 12 983 4,06 33 780 093 18 425 670 781 355 (Pourcentage moyen des exprimés obtenu en cas de présence 4,50 1. Liste des Verts avec la participation de la LCR 3. Autres : liste de l'AREV (Alliance rouge et verte) 7. Liste de la Voix des Travailleurs, de la LCR de Rouen, de la Gauche révolutionnaire et de l'ART
Bernay, 6,73% à extrême gauche
L.C.R.
Autres Ext. G
Total
Ext.G. % voix voix
4,26
7.73
2.62
5,08
5,04
15 597
2.55
5.79
1614
1.16
6,15
6,62
9608
3.92
3,92
1 727
0.98
4.46
5.15
3 620
5.90
5.90
6 040
3.13
6.73
4.24
7 094.
3.51
3,51
1.80
25 804
7,17
10,61
21 387
5.52
10.16
4 275
0.93
1911
0,42
4.50
2.70
4811
1,56
6,37
5.68
4.95
3.61
2 5001
1.64
1.64
5.77
4,18
12 348[
2.94
7,13
4.83
2.82
7 123[
5,35
5,35
4,47
4.81
5,14
6.84
6920
2.87
7.97
5,76
4,48
4.00
4,82
82 242
8.76
13.88
6.15
1329
1,57
4.87
6,35
- 2 945
1.18
5,96
5.13
2.87
4 122
1,62
1.62
3.42
9668
4,06
8.46
1,86
8 801
5.47
5,92
4,76
5.81
3.97
2,83
6998
1.18
4.06
8045
7,66
1.73
5,12
3.53
6,81
4,12
4,22
5,39
4045
2,58
7.03
4.76
3.45
7,36
4 605
1,27
5,65
3.46
4246
1,30
8,13
2,70
9 770
6,55
4.06
253 340
25 855
3,33
1,80| 5,76
2. Autres Ext.G. : Liste de la Voix des Travailleurs (issue de LO)
4. Liste de la LCR, de l'AREV et de la CAP: ses candidat(e)s pratiqueront la rotation des élu(e)s
6. Liste des Verts, du Mouvement des Citoyens et de la LCR
8.20 élu(e)s LO. 2 LCR. 2 Ext. G.
Alençon, 4,77% à Louviers, 4,38% dans un canton de Toulouse... Dans l'ensemble, nos candidatures mordent significativement sur un électorat populaire en attente d'un changement radical et, plus particulièrement sur frange une significative de la mouvance élu(e)s renvois communiste, qui ne com-
LO prend plus les choix de ses dirigeants.
Nous enregistrons significativement nos
LO meilleurs scores dans les communes de vieille tradition
Ext.G.
ouvrière, où le
LCR vote communiste était habi-
LO tuellement fort.
Ces résultats, conjugués à ceux de Lutte ouvrière, en font foi : un grand nombre d'électeurs a,
LO cette fois, exprimé dans les
LO urnes son aspiration à une gauche vrai-
LO+9Verts ment à gauche.
LO devrait
Cela
3
LO faire sentir ses effets dans les luttes à venir, mais il faudra également en tirer les conclu-
LO sions pour les prochaines échéances élec-
LO torale. Car le
LO seul moyen effi-
LO cace de traiter la gangrène fasciste qui s'étend consiste à répondre à l'urgence socia-
LO le constituée par le chôma-
24 Ext. G.
ge, l'exclusion, les inégalités, le libéralisme... •