XVe camp international de jeunes
Italie le chômage
France,
Belgique,
C Allemagne, en Italie aussi des mouvements omme en pour lutter contre chômage se sont développés au cours des derniers mois. Certains d'entre eux s'efforcent de se donner des structures organisationnelles permanentes. C'est le cas de l'association In Marcia per il lavoro (En marche pour le travail), lancée à l'initiative de militants combatifs d'organisations syndicales et politiques, dont les militants syndicaux extra-confédéraux du S.In-COBAS et les jeunes communistes appartenant au Parti de la
Refondation communiste (PRC). Nous publions ici des extraits d'un texte-appel de In Marcia.
« Ils commencent à se rendre visibles :
d'abord en France, ensuite en Allemagne de même qu'en Italie, notamment dans le Sud catastrophé des sans travail. Ce sont les chômeurs. 18 millions de personnes dans toute l'Europe, une masse composée de jeunes, de femmes, de travailleurs expulsés des grandes entreprises et transformés en une multitude de travailleurs "autonomes" (...)
« Les conditions matérielles des différentes catégories de travailleurs et chômeurs sont de plus en plus convergentes. Elles esquissent une zone grise dont les contours s'estompent. Une fracture et une "décomposition" de différents protagonistes se produisent sur le terrain social, ce qui affaiblit le potentiel de résistance du mouvement ouvrier dans toutes ses composantes et favorise la croissance de la droite.(...)
« L'unité des chômeurs, des travailleurs qui ont un emploi et des travailleurs précaires est aujourd'hui nécessaire pour contrecarrer la pénurie de travail et les orientations politiques
Cette année le camp international de jeunes des organisations de jeunesse de la IV° Internationale sera accueilli par le Parti socialiste des travailleurs (SAP) du Danemark. Il aura pour thème principal « Exigeons la liberté ». Dans le Nord, où nos droits démocratiques sont bafoués par le pouvoir économique. Et dans le Sud, où l'exploitation économique va trop souvent de pair avec les régimes autoritaires.
Une semaine de repos, de débats, de rencontres, alors n'hésitez pas, allez-y !
Pour tous les renseignements, contactez Inprecor ou :
- le SAP (Box 547, Nørre Allé 11A, DK-2200, København
N, Fax +45-3 537 32 17, E-mail <[email protected]>) ;
- les JCR-RED (2 rue Richard Lenoir, F-93100 Montreuil, tel : +33/0 1 40 09 80 22 ; Fax: +33/0 1 40 09 10 93):
les JGS-SJW (29 rue Plantin,
B-1070 Bruxelles, tel : +32 2 523 40 23 ; Fax : +32 2 522 61 27).
Jutland, Danemark,
25-31 juillet 1998 qui la déterminent. Elle est nécessaire pour relancer une perspective de changement social. C'est dans ce but aussi qu'est née l'association In Marcia avec l'objectif d'organiser les chômeurs et les précaires dans une bataille commune au côté des forces engagées dans la construction des marches européennes. Le fondement de cette association est l'unité des chômeurs et des travailleurs qui ont un emploi.
« 1. (...) La diminution du temps de travail à 35 heures hebdomadaires sans réduction de salaire pour tous et toutes par voie législative est un droit auquel on ne saurait renoncer. En même temps il faut exiger les 32-30 heures dans les négociations nationales des secteurs public et privé et mettre à nouveau au centre des luttes pour les conventions collectives la question salariale, c'est-à-dire celle d'une augmentation importante des salaires minima et de la réintroduction d'un mécanisme garanti d'indexation. La diminution du temps du travail doit être hebdomadaire sans aucune concession aux projets d'annualisation impliquant des conditions de flexibilité inacceptables. Il faut rétablir des conditions de "rigidité", telles que l'abolition du travail de nuit, en dehors des cycles continus et des services indispensables, et prévoir des pénalisations pour les heures supplémentaires
« 2. (...) Le droit au travail est une revendication essentielle pour construire une société plus juste et civilisée. Il est essentiel de garantir à tous et à toutes des conditions de vie minima. Nous adoptons le mot d'ordre des chômeurs français qui appartiennent à A.C. : « le travail est un droit, un revenu nous est dû ! »
4. INTERNATIONALE/SAP
INTERNATIONAL
SOCIALISTISK
Un salaire social est nécessaire. Il peut être financé par une taxation des profits et des transactions internationales et par la lutte contre une évasion fiscale à dimensions gigantesques (250 000 milliards de lires chaque année). (...) Le salaire social doit inclure la gratuité des transports publics, l'abolition des tickets pour la santé, la concession de logements populaires à des prix réglementés et des plans de formation gratuits à la fin de la scolarité obligatoire. (...)
« 3. Il est possible de mener une bataille généralisée, tant au niveau local que national, dans le but d'arracher des plans pour le travail, qui abordent les problèmes de la restructuration de l'environnement, des choix productifs, des projets de développement notamment dans le Mezzogiorno. (...) II est possible de créer de nouveaux emplois à condition qu'on adopte une politique pour le travail qui ne soit pas soumise à l'impératif du profit et accepte le critère de l'utilité publique de travaux et services qui valorisent la communauté sociale. Ce sont des activités qui ne peuvent pas être subordonnés à une logique marchande (...).
« 4. Nous allons défendre le monde complexe et bigarré du travail précaire (...) Nous avons tous le droit d'obtenir un emploi sûr et durable. C'est pourquoi il est inadmissible que des "zones salariales" différenciées selon les régions ou les provinces soient réintroduites
« 5. Notre plate-forme articulée s'adresse à des sujets sociaux différents dans le but de les unifier. Dans ce sens In Marcia est un instrument de travail, qui se base sur l'expérience de ses collectifs locaux et ses capacités de coordination nationale. C'est un instrument de mobilisation, d'échange d'expériences entre travailleurs qui ont un emploi et chômeurs: pour élargir les luttes et se mobiliser partout. Mais l'objectif principal est un nouveau mouvement qui se donne sa propre représentativité. C'est pourquoi nous mettons au centre de notre plate-forme la construction dans toutes les villes de comités unitaires pour le travail qui organisent les luttes des chômeurs, des travailleurs et des travailleurs précaires : en partant de la relance du Comité italien pour les marches européennes qui sera le canal de mobilisation pour une Europe sociale et du travail. »
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