Le plan Ardanza peut être résumé en cinq points.
1- Une victoire policière sur le terrorisme n'est pas réaliste et penser que l'ETA renonce volontairement à la lutte armée, ou que Herri Batasuna se désolidarise de l'ETA pour s'intégrer aux institutions démocratiques n'est pas raisonnable. Il est nécessaire de chercher une solution négociée à la violence.
2- Aucun gouvernement démocratique ne négocie avec les terroristes. La négociation doit donc être menée par les partis politiques. L'ETA doit déléguer à Herri Batasuna sa représentation politique, et décréter un cessez-le-feu illimité après l'accord entre les partis politiques.
3- Les bases politiques pour une solution négociée doivent s'appuyer sur le statut d'autonomie, pour en résoudre les carences : transfert de toutes les compétences au gouvernement autonome, y compris celles qui relèvent de la sécurité sociale et de l'organisation d'une banque nationale basque, reconnaissance du droit du peuple basque à décider librement de son destin national, et ouverture d'un processus d'unité territoriale avec la Navarre sous la forme d'une coordination institutionnelle librement accordée par les deux parties.
4- La constitution espagnole doit être interprétée avec flexibilité pour faire place à ces réformes nécessaires, qui seront adoptées par le Conseil d'État après avoir recueilli l'accord majoritaire du peuple basque lors d'un
5- Les actions armées de l'ETA sont une entrave à la réalisation de ce nouveau consensus national. L'ETA devrait politique en annonçant une trêve militaire unilatérale. Le préalable n'est pas de déposer les armes, mais des gestes d'apaisement qui facilitent le consensus. Le PNV prend la responsabilité d'engager les discussions politiques avec Herri Batasuna et les autres partis politiques, quand bien même l'ETA poursuivrait ses actions militaires. Le "réalisme politique" prend le pas sur le discours critique de la violence, et les discussions politiques sont blindées tace aux avatars de la violence.