Les syndicats abertzales ELA, LAB, ESK, STEE, Ezker Sindikala, etc., représentent 61 % du total des délégués syndicaux sur le territoire basque (y compris la Navarre): Les Commissions ouvrières et l'UGT, syndicats espagnols en Euskadi, en représentent 37 %, les 2 % restants se répartissant entre différents cou-
ELA a été créé à l'initiative du syndicalisme de classe (socialiste, D'orientation démocrate-chrétienne (doctrine sociale de l'Église), c'était un syndicat jaune dans les franquisme l'a conduit lentement vers des positions de gauche, sans L'institutionnalisation de l'autonomie basque, avec la mise en place du statut, a provoqué une prise de distance av* . le PNV (autonomie et rupture des rapports de dépendance), et l'abandon net des thèses interclassistes. Le nouveau cycle de politiques néolibérales l'a définitivement convaincu d'incorporer la lutte des classes à ses. références indépendantistes.
C'est l'un des syndicats les mieux organisés d'Europe. Avec plus de 90 000 affiliés (davani..ge que les Commissions ouvrières et l'UGT réunies), une caisse de résistance de plus d'un milliard de pesetas et un système de cotisations qui représen-. te 87 % de ses ressources. C'est le seul syndicat majoritaire dont le fonctionnement ne dépend pas des subventions de l'Etat, ce qui lui confère une indépendance politique totale dans ses rapports avec l'administration publique.
Ces deux dernières années, ELA a conclu une alliance stratégique avec LAB, le syndicat de Herri Batasuna; qui représente 15 % des délégués syndicaux, pour exiger une législation du travail spécifique au Pays Basque (souveraineté législative), lancer un plan d'action contre le chômage et la pauvreté (répartition du travail, redistribution des richesses), et unifier les revendications nationales d'autodétermination et de souveraineté politique, avec les revendications sociales d'une société basque égalitaire.
Cette alliance syndicale joue un rôle de premier plan dans la recherche d'une solution négociée au problème de la violence politique.