Le procès en cours contre les ravisseurs de Segundo Marey, un citoyen français confondu avec un responsable de l'ETA par un commando des GAL et détenu en captivité en décembre 1983 dans des conditions particulièrement dures, met en lumière la responsabilité écrasante des plus hautes autorités du gouvernement de Felipe Gonzalez dans l'organisation des GAL. C'est le procès du terrorisme d'État.
Pour Melchor Miralles, journaliste, auteur d'un livre d'enquête sur les GAL, ce procès marquera une époque de l'histoire de l'Espagne, que le procès de Burgos sous la dictature franquiste, qui avait vu des militants pour l'indépendance du Pays Basque échapper de peu à la mort, ou le procès des putschistes du 23 février 1981.
Face aux juges, l'ancien responsable des services secrets de l'Armée, Emilio Alonso Manglano, a révélé le plan de lutte contre le terrorisme qu'il avait présenté à l'époque aux autorités gouvernementales, et qui devait conduire à la création des GAL, chargés d'assassiner des militants nationalistes, notamment des responsables présumés de l'ETA réfugiés en France.
Les faits, connus depuis longtemps, et la responsabilité du gouvernement socialiste de l'époque sont aujourd'hui confirmés par certains des responsables: mêmes de cette sale guerre: Il faut tout le cynisme d'un Felipe Gonzalez pour maintenir une ligne de défense où le mensonge d'État vient au secours du terrorisme d'État, et affirmer qu'il s'agit d'affabulations visant à discréditer politi-