Les Juifs d'extrême gauche en mai 68 Yaïr AURON (Albin Michel)
Etamaider delle en ganee et
fait parler d'elle en France et parmi ses représentants se trouvalent de nombreux jeunes Juifs. Le record était battu par la Ligue communiste dont le Bureau politique ne comportait qu'un seul "goy". Mais la proportion était également notable chez les autres trotskistes, les maoïstes ou le
Le phénomène avait été très peu étudié et a captivé l'universitaire israélien Yair Auron dont le travail vient d'être traduit en
Il distingue les "radicaux juifs" des "juifs radicaux" miers, sans nier le moins du monde leur identité juive, n'établissaient cependant aucun rapport direct entre leur judaïté et leur engagement révolutionnaire, caux", très minoritaires.
L'auteur a procédé à plus de 70 interviews échelonnées sur 15 ans, pour essayer d'appréhender « les tensions inhérentes au particularisme de l'identité juive et à humaine ». Pratiquement tous les interviewés, soit « enfants de la guerre », soit « enfants de rescapés », admettaient que le souvenir de la Shoah avait quand même dû jouer un rôle déterminant dans leur engagement, même s'ils n'en n'avaient pas conscience en 1968. Cette présence de la Shoah devait également marquer tous les participants de mai 68 dont les slogans les plus populaires furent « CRS-SS ! » et « nous sommes tous des Juifs allemands ! » alors contre-manifestation gaulliste du 30 mai des groupes hurlaient : « Cohn Bendit à
Curieusement l'auteur ne fait nombre de Juifs qui se trouvaient dans le mouvement révolutionnaire en Russie et en Europe centrale bien avant la Shoah. Celle-ci n'a fait que porter au paroxysme le sentiment des Juifs d'être persécutés et la volonté de beaucoup d'entre eux de lutter contre toute
Men rejoignant les rangs des révolutionnaires.
Les points de vue sur la question juive des différentes organisations d'extrême gauche en 68 sont passés au crible très honnêtement et il faut avouer que la Ligue communiste ne s'en tire