Déclarations des Forces armées révolutionnaires
N FARC, la plus importante des organisations révolutionnaires armées.
La première souligne l'importance de la rencontre du 9 juillet entre le
Président Pastrana nouvellement élu et le principal dirigeant des FARC, photo cortesia FARC (D.R.
L'offensive militaire du mois d'août (attaques d'infrastructures pétrolières et actions de guérilla urbaines et rurales) montrent que les forces insurgées n'envisagent pas un accord de paix à court terme.
Les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et l'ELN (Armée de libération nationale) ont engagé, séparément, des conversations avec des représentants du nouveau gouvernement et avec des organisations de la société civile et l'Église. Les premières rencontres ont eu lieu dans la selva en Colombie (FARC) et en Allemagne (ELN).
Personne ne pense pourtant qu'un accord soit proche. La guerre opposant la guérilla, l'armée et les paramilitaires garde toute son intensité. Les documents que nous publions ici aident à comprendre cette nouvelle situation.
de Colombie - Armée du peuple (FARC) Manuel Marulanda. La démarches de paix menées de son côté par l'ELN.
« Les FARC démontrent une fois encore leur volonté de paix sans faille, constamment affirmée tout au long de leur histoire politique d'organisation combattante dont l'objectif est de conquérir pour les pauvres de Colombie une paix véritable assurant la justice sociale et les libertés démocratiques ; une paix dans la grandeur et le sens de la patrie, où ceux qui décident des destinées de notre pays s'engagent et réalisent la tâche difficile d'assurer un avenir meilleur et prometteur aux générations futures.
« C'est aussi la démonstration pour le gouvernement actuel que, au-delà des politiques de guerre indiscriminée et barbare contre le peuple, d'exclusion de la majorité du pays, des crimes et des calomnies contre les opposants politiques, s'imposent la force et la raison qu'incarnent la dignité et la fidélité des combattants révolutionnaires de la trempe de Manuel Marulanda Vélez.
« Le peuple colombien comme l'opinion internationale doivent savoir que ce qui a rendu possible la rencontre Marulanda-Pastrana, c'est les efforts extraordinaires d'un grand patriote, le docteur Alvaro Leyva Durán, ancien sénateur, ancien parlementaire et ancien ministre d'Etat. Ce succès fait de lui une figure indiscutable et incontournable de la politique de paix et de réconciliation entre Colombiens.
« Il faut souligner aussi le sérieux et la volonté politique du Président Pastrana, qui a honoré l'engagement pris pendant la campagne électorale de rencontrer personnellement la direction des FARC pour chercher les conditions de la paix.
« La rencontre historique du 9 juillet ous publions deux déclarations de la commission internationale des seconde se démarque explicitement des démontre encore à l'opinion colombienne et internationale les immenses possibilités actuelles de paix dans notre pays. Elle prouve aussi la réalité des FARC en tant qu'opposition politique armée au pouvoir en place, une force qui ne renonce jamais à encourager les secteurs progressistes et démocratiques à s'engager dans l'entreprise la plus importante et prometteuse pour la majorité de notre peuple: la paix dans le développement et la justice sociale. »
12 juillet 1998
« Nous réaffirmons à nouveau que pour nous, les FARC, il ne peut y avoir de dialogue avec le gouvernement et les représentants des organisations patronales, des secteurs sociaux, religieux, politiques et du peuple en général, qu'en Colombie même, dès que le gouvernement aura retiré les forces armées des municipes de La Uribe, Mesetas, La Macarena, Vista Hermosa et San Vicente del Caguán, et qu'auront été vérifiés les accords passés entre le Président Pastrana et le commandant en chef des FARC, lors de leur récente entrevue.
« Les FARC retusent de considérer comme représentants de la société civile ceux qui contribuent à la guerre par leurs apports financiers, poussent à la confrontation, négocient avec leurs armes ou participent à la lâche barbarie qui frappe des civils désarmés.
« Nous avons déjà déclaré à plusieurs occasions que nous n'acceptions sous aucune condition de dialoguer avec ceux qui se livrent à la sale guerre des paramilitaires, massacrent, déplacent ou menacent la population civile, dont le seul tort était de s'op-
poser au gouvernement libéral de
Déclaration de
Samper.
« Pour les FARC, c'est un manque nationale (ELN)
de sérieux et de clarté dans les objectifs que de passer de présumés accords avec un gouvernement qui ne s'est pas fixé la Paix pour politique,
Le 15 juillet à Watzburg, en Allemagne, une rencontre réunissant trois tout attaché à s'enrichir de la guerre commandants de l'ELN et des « représentants de la société civile » sous les auspices des conférences épiscopales d'Allemagne et de Colombie, a qui garantit son immense pouvoir de corruption, d'abus de confiance et de approuvé « l'accord de la Porte du Ciel », point de départ d'un processus de paix avec l'ELN.
trahison des intérêts de la patrie, et
Nous reproduisons ici des extraits de la conférence de presse tenue le lenqui a plongé ces derniers temps notre demain par les divers protagonistes, publiés par le quotidien El pays dans la pire crise de l'ensemble
Colombiano de Medellin, où le commandant de l'ELN Pablo Beltran de ses valeurs. »
31 juillet 1998