Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

UNION EUROPÉENNE

500 syndicalistes de gauche à Milan

Inprecor n° 428, octobre 1998 · p. 17 · 483 mots

Syndicalisme

Samedi 19 septembre, plus de 500 dirigeants syndicaux, représentant les différentes composantes de la CGIL (contrôlée aujourd'hui par le PDS qui en a fait une courroie de transmission de la politique néolibérale tempérée du gouvernemenet Prodi) et, dans une moindre mesure, des nouveaux syndicats de base comme le S.In. Cobas, se sont réunis à la Bourse du travail de Milan. Ils y ont constitué le « Forum pour l'Europe sociale ».

Le but étant de créer un lieu de discussion et d'initiative dans le mouvement syndical et dans la société « afin de construire une alternative au néolibéralisme » au niveau européen. La principale référence était un appel en ce sens de la part de Heinz Bierbaum, dirigeant de l'IG Metal (allemand) et aujourd'hui responsable d'un Institut de Recherche et de Formation du syndicat. La première rencontre entre les dirigeants syndicaux italiens et allemands, ouverte à des représentants syndicaux et des chercheurs sociaux d'autres pays, aura lieu, à Francfort.

L'orientation qui a prévalu au Forum de Milan, fut une tentative d'explorer une alternative fondée sur des mesures de type keynesien, à nouveau en vogue par la faillite du néolibéralisme le plus extrême D'autres propositions ont été faites qui furent plus radicales exigeant des mesures plus nettement anticapitalistes

Parmi les protagonistes de cette initiative figuraient Giorgio Cremaschi, secrétaire de la FIOM (métallurgistes) de la CGIL de Piemonte et dirigeant de la gauche syndicale au congrès national de la CGIL contre

500 syndicalistes de gauche à Milan la majorité, Gianpaolo Patta et Raffaello Renbacci du courant Alternativa sindacale et Rosa Rinalda de l'Area dei Comuniste (le courant minoritaire, 15%, de la CGIL où se trouvent aussi des militants du PRC), ainsi que beaucoup de dirigeants des principales bourses du travail dans le pays, dont celle de Breschia où le courant de gauche est en majorité.

Beaucoup d'intervenants du Forum ont exprimé leur disponibilité à entretenir des rapports étroits avec le Réseau des Marches européennes et à soutenir la grande manifestation européenne du 5 juin 1999 à Cologne. L'«Associazione "En Marcha! per il lavoro"», qui fait partie de ce Réseau, adhère à ce Forum. A l'assemblée de Milan sont aussi intervenus (sans adhérer au Forum pour autant) les porte-parole de certains Centri Sociale regroupant un secteur important de la jeunesse en lutte contre le chômage et la précarité

La majorité des Cobas et des "syndicats de base" ont eu une réaction plutôt sectaire, voyant dans le Forum une sorte d'opération de replâtrage entre les différentes gauches syndicales au sein de la CGIL

Cette importante Assemblée fut une heureuse surprise. Elle a eu lieu après plusieurs années de dispersion de la gauche syndicale ; une partie de la gauche avait quitté les grandes Confédérations, l'autre étant restée à l'intérieur. Ensuite, une désastreuse rupture devait frapper cette gauche syndicale de la CGIL, (qui divisait en plus les syndicalistes, membres du PRC!) entre Alternativa sindacale et Area de Comuniste.

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