Intervention d'Armando Cossutta (extraits) S il existe le risque d'élections antici- i nous rompons avec cette majorité pées, soit maintenant soit au printemps prochain. Alors, il n'y aura pas d'accord de désistement et donc la victoire de la droite serait donnée d'avance. Si ce par un autre. Ce serait un gouvernement représentatif des forces de la grande finance, des pouvoirs forts, dont la ligne politique serait plus à droite que celle du gouvernement actuel et qui mettrait de côté les conquêtes que nous avons arrachées jusqu'ici, dont les retraites, la loi sur les 35 heures, Nous assisterions à un recul sur le terrain social, politique et démocratique. Il y aurait une blessure, y compris au niveau des institutions démocratiques.
En outre, il y aurait une rupture très sérieuse à gauche. Il y aurait non seulement un déchirement au sommet, comme certains le pensent, mais aussi un isolement social, culturel et politique de notre parti au sein du peuple, des masses populaires (...)
Je crois avoir commis beaucoup d'erreurs dans ma vie et j'ai fait beaucoup d'erreurs y compris ces derniers temps. Je me reproche surtout de ne pas avoir élevé ma voix pour faire valoir mes raisons, de ne pas avoir affirmé avec plus de force et depuis plus longtemps la nécessité d'une synthèse. Je vois que s'affirment des thèses qui n'appartiennent pas à la meilleure tradition des communistes. Je vois prévaloir une ligne qui amène le parti vers des positions purement propagandistes, des positions de témoignage. Je vois surtout s'affirmer une ligne stratégique qui est en opposition avec la ligne qui a été fixée jusqu'ici Refondation. (...)
Aujourd'hui c'est une nouvelle majorité qui se dessine, disons-le clairement, c'est une majorité Bertinotti-Maitan contre la majorité Cossutta-Bertinotti qui fut l'axe du dernier congrès.
Armando Cossutta