pour la liberté de l'avortement en Nouvelle -Zélande. Il a été écrit avant les élections de novembre 1978 où le Parti travailliste, bien qu'ayant obtenu la majorité des voix, n'obtient qu'une minorité de sieges au Parlement en raison du caractère anti-démocratique du systeme electoral. Plus que jamais, une campagne de solidarite avec
Femmes Brigid MULRENNAN Nous publions ici un article sur es femmes de Nouvelle-Zélande
En décembre dernier, le Parlement néo-zélandais a voté l'une des lois sur l'avortement
La législ néo-zéla sur l'avo le développement de la campagne est nécessaire.
les plus restrictives du monde :
loi sur la contraception, la stérilisation et l'avortement.
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C'est un changement marquant depuis 1893, année où la Nouvelle Zélande a été le premier pays au monde à donner aux femmes le droit de vote.
La législation sur l'avortement a suivi trois années de campagne des mouvements contre l'avortement, menée afin de revenir sur les avantages obtenus par les femmes à la suite d'une
libéralisation de facto de l'avortement. En 1975, une clinique pratiquant l'avortement a été ouverte à Auckland en raison d'une clause de la loi qui précisait qu'un avortement pouvait être pratiqué si la santé physique ou mentale de la mère était en danger. La nouvelle loi a supprimé cette clause et a obligé la clinique à fermer.
La nature de la nouvelle loi est révélée dans son titre : c'est «une loi... pour définir les circonstances et les procédures à l'intérieur desquelles l'avortement peut être autorisé après avoir pleinement tenu compte des droits de l'enfant à naître» (c'est nous qui soulignons). L'avortement n'est maintenant pratiqué légalement que dans un nombre restreint de cas qui sont : en cas d'inceste; si la femme est considérée comme «débile mentale»; si la poursuite de la grossesse représente un grave danger pour la vie ou la santé mentale ou physique de la femme.
Deux autres circonstances peuvent être «prises en considération» mais ne sont pas des raisons par elles-mêmes : s'il y a des raisons valables de croire que la grossesse est la conséquence d'un viol ou si la femme est près du début ou de la fin de la période normale de procréation.
Si la femme qui veut avorpense qu'elle se trouve dans un ou plusieurs de ces cas, l'épreuve ne fait que commencer. Elle doit alors faire face série d'obstacles en cherchant à obtenir l'accord de quatre médecins: d'abord son propre médecin, puis deux médecins désignés par un corps gouvememental et enfin le chirurgien. Si elle échoue, elle est confrontée à trois autres possibilités: mettre l'enfant monde, rechercher les services d'un avorteur ou faire un voyage onéreux en Australie (2400 miles aller et retour), ou une situation plus libérale existe. Des milliers de Néo-zélandaises ont été obligées de recourir à cette dernière solution ces onze derniers mois.
Immédiatement après que le projet de loi a été voté, une organisation appelée Sisters Overseas Service (SOS) s'est créée pour aider les femmes à avorter en Australie. Pour la seule ville d'Auckland, plus de 1300 femmes ont eu recours à ce service des centaines d'autres ont fait le voyage par leurs propres moyens.
GEORTION MAN'S AICH WO. BODy WOMAN: CHOICE
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Manifestation du WONAAC de décembre 1977.
Cette législation sur l'avortement a ouvert les yeux beaucoup de gens quant à manière anti-démocratique avec laquelle les lois sont faites, et quant à la détermination de la classe dominante à marquer des pulation néo-zélandaise a montré par des sondages d'opinion, des pétitions et des actions publiques que la grande majorité est en opposition totale avec
Pendant les jours du vote de la lol, 1000 personnes ont fait blement à Auckland, organisés par le Women's National Abortion Action Campaign (WONAAC). Ce mouvement a été suivi le 8 mars par une manifestation d'une ampleur similaire à Wellington.
A ce moment-là, une pétition demandant l'abrogation de la loi fut lancée sous le par-
ABON A
RIGH
HOOSE ORTION rainage d'un certain nombre de Néo-zélandais connus, et en l'espace de quelques mois elle a recueilli 330000 signatures - plus de 10% de la population totale. Mais le Parlement décida d'ignorer la pétition et de n'y donner aucune suite.
Le mécontentement général ressenti par les gens au sujet de cette indifférence totale envers l'opinion publique s'est traduit par une manifestation de plus de 1500 personnes à Auckland peu de temps après, le 15 sepcontre la loi restrictive s'est ressentiment une marche et tenu un rassem- aussi manifesté à la conférence
du Parti travailliste au début de l'année. De même que le Parti national qui est au pouvoir, les dirigeants du Parti travailliste au Parlement sont fondamentalement contre ment, et recommandent à leurs membres de voter sur ce sujet selon leur «conscience». Mais la conférence du Parti travailliste a pris à parti ses dirigeants et a voté en nombre écrasant pour le droit de la femme à choisir l'avortement sans intervention de l'Etat. Les dirigeants ont proposé comme solution de rechange un référendum l'avortement, s'ils étaient élus.
La proposition de référendum fut retenue. Les travaillistes ont inclu l'idée de référendum, mais pas la position sur «le droit de la femme à dans leur manifeste pour l'élection générale qui doit se tenir le 25 novembre.
Déléguées ou observatrices, il y avait là des femmes d'Italie, de Belgique, d'Allemagne, de France. Suisse et de breuses militantes des groupes femmes latino-américains existant dans divers pays européens. D'autre part, de nouveaux contacts ont été avec la CIDA depuis la coordination de septembre par des groupes féministes de Hong-Kong, de Norvège, du Québec, d'Australie.
de Porto Rico et de Colombie. Dans ce pays, en particulier, une rencontre nationale se tenait jour pour lancer une campagne sur l'avortement-contraception, aussi la stérilisation son avec la campagne internationale.
Des manifestations sont vues pour le 31 mars, journée internationale d'action dans une série de villes au Québec et en Australie, ainsi que sur la est des Etats-Unis.
10000 personnes ont mois dernier à Amsterdam, rallye organisé par le mouvement
«Nous les femmes, en riposte à
Quant aux camarades irlandaises qui ne pouvaient sentes à cette réunion, engagées depuis quelques nes dans une campagne active pour la liberté de la contraception
Irlande du Sud (aujourd'hui talement illégale).
d'économie l'avorteque le public «en a assez de l'avortement était socialiste».
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UNE NOUVELLE COORDINATION POUR LA
CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LE DROIT A
L'AVORTEMENT (CIDA) S'EST TENUE A PARIS
LE 9 DECEMBRE DERNIER d'Espagne, midi sur le caractère de la campades femmes présentes s'accordaient nomsur la nécessité d'une campagne de pris semble des organisations politiques, étudiantes campagne doit de la force
Premobi le même pour avoir le droit de choisir.
mais forcée en liaibadges sont déjà imprimés en francals et en anglais. Laffiche internationale le sera sous peu. L'appel cir
17 février fera le point sur les acdate de la avec les féministes irlandaises prévues durant ce mois-là côte sur la préparation
En Hollande, avant cela du 8 mars.
assisté diction de l'avortement en Espagne et pour la libération de toutes les femmes qui restent dans ce pays pour avoir avorté que nous centrerons nos initiatives.
être préelles sont
(Pour toute information s'adresser campagne
W.C. 1)
Au long des mois qui ont depuis le début des années 1970, précédé cette élection, il est devenu clair qu'avec les quesmage, l'avortement est un sujet groupes très important dans l'esprit des électeurs. Mais le Premier ministre Robert Muldoon, qui est un des leaders du mouvement contre lavortement, a prétendu problème». Et pour alarmer les sympathisants du Parti national qui veulent libéraliser la loi sur l'avortement, Muldoon a récemment déclaré que «la question les mains de l'extrême-gauche, particulièrement entre la Ligue d'action Si la Ligue (section néo- tement. zélandaise de la IVe Internationale) a été profondément impliquée dans le mouvement pour le droit à l'avortement
Du débat qui eut lieu l'aprèsil ressortit que la quasi-totalité portée par les mouvements mais s'adressant a l'ensusceptibles pays, pour faire mobilisation des femmes luttant
Ce jour-là, c'est contre l'interemprisonnées sur la ICAR c/o 374 Grays Inn Road, London cette campagne a bien plus d'importance que cela, car y participent des syndicats, des religieux, d'autres partis politiques et des membres importants du Parti travailliste et du Parti national.
La plupart des sympathisants du mouvement pour le droit à l'avortement attendent maintenant le résultat des élections. Mais ils sont déjà extrêmement mécontents que leurs revendications aient été ignorées. Il y aura une réaction importante si le nouveau Parlement élu ne semble pas vouloir libéraliser la loi sur l'avor-
Novembre 1978 conférences sur la libération des femmes
Alexandra Kollontaï