CONSTRUIRE NOTRE ALTERNATIVE par Chico Vicente*
Les voix qui annoncent l'imminence du crépuscule du néolibéralisme sont de plus en plus fortes. Dans des régions importantes de la planète les gouvernements et partis politiques qui se nourrissent de cette connaissent des problèmes ou éprouvent des échecs pour se maintenir au pou-
Cela conduit des secteurs de la social-démocratie européenne à tenter de récupérer les thèses classiques du keynesianisme, en les adaptant au nouveau contexte historique, en vue de construire une alternative bourgeoise à la crise du modèle néolibéral. Il ne s'agit pas d'un retour au welfare state classique, mais de la défense de quelques formes de contrôle minimum de l'État pour faire face à une dynamique qui accroît les risques pour la stabilité du système capitaliste, tant du point du vue de l'accumulation qu'en raison de ses énormes impacts sociaux.
Au Brésil, FHC s'est fait réélire sur la base d'un programme néolibéral. Il existe un consensus pour dire qu'il aura plus de difficultés a diriger le pays que durant son mandat précédent, à cause de l'aggravation de la crise économique et, partant, sociale. Cette crise, comme les prémices l'indiquent, pourrait provoquer des fractures politiques au sein du camp gouvernemental et des troubles à la base de soutien au gouvernement, créant ainsi des conditions objectives pour l'altération du rapport de forces dans le pays. FHC aura des difficultés à réorienter la politique de son gouvernement et à rompre avec le néolibéralisme, c'est à dire suivre les évolutions en cours dans le camp bourgeois au niveau internatiolités pour que se manifeste un espace politique imporqui pourrait être partir de la formulation d'un projet consolidant un programme démocratique
Pour ce faire, la gauche devra, d'une part, combivers la participation populaire, comme cela se fait participatif, à travers l'éradication de la corruption, de la fraude, des favoritismes, et la lutte quotidienne contre le chômage Cela passe par l'élaboration de programmes de développement économique et par l'encouragement de l'économie populaire et solidaire. Le gouvernement du Rio Grande do Sul doit être le symbole et la référence de cette politique
D'autre part, il faudra encourager les mouvements sociaux à partir d'une opposition implaniveau des États, à travers la construction de luttes et d'actions unitaires, fortes, massives, bien planifiées et
Ces derniers temps, mer une résistance, et encore moins, un combat consistant face au pillage faut un projet national qui vise à unifier les luttes Malheureusement la Centrale ne parvient pas à généraliser le rôle stratégique qu'elle peut et doit accomplir pour un affrontement d'une telle envergure.
La victoire de Olivio Dutra et de Rossetto au Rio à un affrontement de classes sans précédent. La gauche de la Centrale, a tenu l'engagement du mouvement syndical dans la campagne de façon inédite et fondamentale pour le triomphe électoral. Cela grâce au maintien de son autoport aux partis
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politiques et son indépendance par rapport à l'État, tout en comprenant que lorsque l'enjeu est le projet de société, elle ne peut pas rester l'arme
Depuis 1996 la lutte pour la direction du gouvernement avec Britto a été un combat sans relâche. Il s'est manifesté avec les masses en mouvement de protestation et de revendications de rue, comme, par exemple, la dernière marche des "sans", le 23 juillet 1998, rassemblant 20 000 combattants.
Nous devons lutter pour un programme alternatif tant au néolibéralisme qu'au néo-keynesianisme (ou encore à un social-libéralisme), en prenant appui sur notre présence qualifiée dans les institutions et en développant notre participation dans les mouvelaires, ainsi qu'au sein de la direction du PT, afin de pouvoir agir avec toutes les forces engagées dans la lutte pour le socialisme, et offrir une alternative réelle de transformation sociale sur le plan international. * Chico Vicente est président du syndicat Sindimetro et de la Centrale unique des travailleurs (CUT) du Rio Grande do Sul. L'article que nous reproduisons ici a été publié dans Em Tempo n° 304 de novembre 1998