Déclaration du CEI de la IVe Internationale après l'enlèvement d'Abdullah Öcalan e Comité exécutit interna
• tional (CEI) de la IV Internationale condamne avec force les gouvernements européens qui sont responsables, avec les dirigeants américains et israéliens, de l'enlèvement du dirigeant du PKK, Abdullah Öcalan, et de son renvoi en Turquie — pays qui criminalise le combat politique, pratique la torture et maintient la peine de mort dans sa législation. L'Union européenne a fermé ses yeux devant le sort du peuple kurde, alors que "la communauté internationale" prétend s'occuper du peuple kosovar au nom des libertés et des droits démocratiques. La défense de la cohésion de l'OTAN et la préservation des puissants intérêts économiques des USA ont prévalu sur les droits de l'homme et la sur Convention sur les réfugiées.
Cette politique cynique a provoqué de violents affrontements, y compris dans toutes les grandes villes européennes. Elle a aidé le régime turc à aggraver la répression dont sont aussi victimes, depuis des années, des milliers de lementaires, des journalistes et des artistes, ainsi que les militants kurdes.
Il faut oeuvrer pour : - le respect des droits de l'homme (abolition de la peine de mort) et la suppression de tous les articles antidémocratiques et répressifs contre la liberté d'opinion et d'organisation, notamment les lois dites "anti-terroristes" ; — la libération et l'amnistie pour tous les prisonniers politiques, turcs et kurdes ; — dans la région kurde, la liquidation de toutes les unités spéciales de guerre, ainsi que la suppression des "gardiens du village" ; suppression de la loi d'urgence ; possibilité de retour de tous ceux qui ont été chassés de leur village avec octroi d'indemnités pour leurs pertes matérielles ; — la reconnaissance du droit du peuple kurde de déterminer son propre sort.